Une année de passée, ça y est. Bon sang, ça va quand même vite. J'ai l'impression d'être l'été dernier encore, quand je ne réalisais pas que je rentrais en Terminale. Sûrement parce que ma Première a été si mouvementée et que j'ai raté tant de cours. Je me disais "je rentre en Première. Mais. Ecureuil rentre en prépa. Il n'a qu'un an de plus que moi. Aurais-je redoublé ? Non. Mais alors... je rentre en Terminale ?" et j'avais un peu du mal à l'intégrer. Cette année a été moins pénible que la précédente, on devait être habitués.
Il y a quand même eu l'ennui et les envies de grand air. Un peu moins qu'avant. Les journées qui me semblaient insurmontables et où je m'évadais avant même d'arriver au lycée. Les crises avec mes parents. Mon père qui appelle la prof de chant pour la prévenir que si je continue à sécher le lycée je ne viendrai plus au cours de chant - ça lui a fait un sacré effet, à la prof de chant, d'apprendre que sa petite fille modèle séchait le lycée, et maintenant encore elle me fait des sermons sur l'importance du travail et "je serai plus rassurée quand tu auras les résultats de ton bac, au lieu de prétendre que c'est sûr !".
Le programme d'Histoire des Arts m'a mortellement ennuyé cette année. Je déteste l'art contemporain, le béton et la musique de Pierre Boulez, je dois être vieille dans l'âme. De toutes façons, les manifs tombaient toujours pendant les cours d'HidA, ce n'est pas de ma faute... L'histoire-géo c'était ennuyeux à mourir, aussi, et ça c'est dommage, c'est la prof, avec une autre ç'aurait pu être intéressant. Pauvre prof ! Je crois qu'elle était persuadée que j'avais quelque-chose contre elle et que je séchais tous les contrôles, mais ç'a été une succession de circonstances défavorables (dont la mort de ma grand-mère, à laquelle elle n'a pas cru je crois) qui m'a empêché d'avoir une note au deuxième trimestre.
En littérature, ce n'était pas si mal. J'avais la même prof qu'en français en Seconde, elle est chouette. Elle me tenait pour sa meilleure élève "de loin", je n'ai pas très bien compris pourquoi étant donné qu'il y avait quand même quelques filles brillantes et cultivées dans ma classe. C'est quelque chose qui arrive assez souvent, des adultes qui m'adorent, et je ne comprends jamais vraiment. Cette prof, donc, avait confié à ma mère qu'elle voyait que je m'ennuyais en cours et qu'elle en était désolée. C'est vrai, mais son cours n'était pas le pire.
Ce qui était intéressant, c'était la philo. Depuis le temps que j'attendais ça, ç'aurait été un crève-coeur que ça ne me plaise pas. Heureusement on avait une bonne prof, complètement désorganisée mais ce n'était pas grave, qui nous considérait comme des adultes à qui on pouvait parler, ça faisait du bien. D'ailleurs il faudra que je lui envoie mon adresse mail par sms parce qu'elle m'avait dit qu'elle me donnerait la sienne pour la fac mais nous étions toutes les deux absentes à la fin de l'année...
Mais finalement, ce qui ressort le plus de cette année c'est que c'est la dernière. On sort de ce trajet tout tracé depuis la maternelle (parce que quand j'étais petite, je croyais que tout le monde passait son bac, sauf des cas exceptionnels comme ma maman mais c'était parce qu'elle avait été malade, et Ecureuil croyait qu'il était commun de faire un doctorat - c'est ça, d'avoir un père chercheur). Et de ce cycle de dépression, je l'espère. Enfin.

Bon sang, j'aurais quand même vu ce lycée sous la neige : ça, j'en rêvais.

Tu veux le nom du créateur ? Au cas où... : Koichi Sekiguchi. ( bien que ça soit pas très simple à retenir )
Sais-tu que son nom d'origine est "Monchhichi".
Bref.
Voila pour la petite histoire. Bien qu'elle ne soit pas très grande. Et elle n'a aucun rapport avec ton article. Je m'en excuse d'avance.
Des sourires.