Lady.Dylan - Journal d'une dilettante.http://www.journaldunedilettante.frDilettante : 1.amateur d'art, de littérature. 2.personne qui fait son travail en amateur, ne s'y engage pas complètement. Ceci contient la critique de tout ce qui me passe sous le nez (mais surtout dans les oreilles et les yeux) et le journal d'une petite fille qui grandit.CowblogfrMon, 06 Feb 2012 20:04:44 +0100180http://www.journaldunedilettante.fr/le-bonheur-c-est-l-odeur-d-une-voiture-neuve-3166812.html"Le bonheur, c'est l'odeur d'une voiture neuve"Mad Men ! (Quoique Game of Thrones ait été nominé dans cette catégorie.) Je viens de terminer la quatrième saison et j'attends impatiemment la cinquième. Les aventures des publicitaires de Madison Avenue (et celles de tout leur entourage) c'est presque aussi addictif qu'un verre de whisky pour Don Draper.


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Une partie de Sterling Cooper

Mad Men se passe au début des années 60 à New York ; la série tourne autour de l'agence publicitaire Sterling Cooper et surtout de son créatif en chef : Don Draper. On suit également la vie de nombre d'employés – dont Peggy Olson la secrétaire ambitieuse – et de leur entourage, dont la magnifique Betty Draper (la femme de Don, donc). (Je parle volontairement du début de la série pour ne pas spoiler ceux qui ne l'auraient pas encore vue.)

Un des atouts de la série est ce mélange des genres : histoires privées (plus ou moins romantiques, Don étant un coureur de jupons invétéré), intrigues professionnelles (Sterling Cooper parviendra-t-elle à garder son plus gros client ?) et implications personnelles des personnages dans leur travail (je pense surtout à l'évolution de Peggy).

Cette grande variété de personnages et de thèmes permet de ne pas se lasser, tout en créant un petit suspens quand on change de point de vue (comme dans Game of Thrones, d'ailleurs – la clef du succès ?).


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Le couple de névrosés : Betty et Don


L'autre grand atout de Mad Men est son ambiance. On visualise bien la vie telle qu'elle était à l'époque (il parait que la série est très réussie d'un point de vue historique), on a l'impression d'être dans cette agence enfumée à s'enfiler des verres de whisky, on voudrait y vivre pour porter les robes de Betty (quoiqu'à la réflexion, le sort des personnages ne soit vraiment pas enviable).

On voit aussi très bien l'évolution au fil des années, autant dans les moeurs que dans les costumes et la musique. Ah, la musique... rien à redire, elle se fait oublier avec talent pendant les épisodes et devient plus présente à la fin avec des morceaux d'époque : Bob Dylan, Sonny & Cher, Petula Clark...

L'histoire peut être assez déprimante car certains personnages ne cessent jamais de sombrer ; heureusement, quelques soubresauts d'espoirs maintiennent la série dans le regardable (sinon le spectateur se pendrait tout de suite). Je dois être un peu masochiste, puisque j'ai adoré. Note : A.]]>
http://www.journaldunedilettante.fr/commentaires-3166812.htmlMon, 06 Feb 2012 20:04:00 +0100http://www.journaldunedilettante.fr/le-bonheur-c-est-l-odeur-d-une-voiture-neuve-3166812.html
http://www.journaldunedilettante.fr/hadopi-peer-du-peer-3166037.htmlHadopi : peer du peerdroit d'auteur des journalistes (j'en ai entendu parler en cours de droit des médias, je n'en avais jamais entendu parler jusqu'alors).

Les articles L. 132-35 à L.132-45 (vous pouvez les lire ici) prévoient des modes spéciaux de cession du droit d'auteur des journalistes. Désormais (enfin, dès que la loi s'appliquera, ils sont en train de réfléchir à son application), un groupe de presse pourra utiliser un article sur tous ses supports, sans rémunérer davantage son auteur.

Quand je dis "tous ses supports", je veux dire que des accords d'entreprise permettront aux grands groupes de presse d'utiliser les mêmes articles dans tous leurs titres ("appartenant à une même famille", une expression bien vague). C'est le retour du groupage de rédactions (une rédaction pour plusieurs journaux), qui avait été interdit (sur ce point je dois faire confiance à mon prof de droit, je ne trouve pas de documentation).

Ce nouveau mode de cession du droit d'auteur est évidemment une mauvaise chose pour les journalistes, qui gagneront la même chose pour une diffusion plus large de leurs textes ; si les rédactions sont groupées, il y aura également moins de travail. Là, je parle pour ma profession.

Mais cette loi touche également le public, puisque c'est une atteinte à la pluralité de la presse. Cela peut paraître anodin, mais avoir moins de points de vue est toujours préjudiciable. Le journalisme est déjà parasité par des contraintes économiques, cela ne pourra aller qu'en empirant. De plus, tout ce qui précarise les journalistes les encourage à écrire des articles populistes, plus vendeurs que réellement importants.

Cette partie de la loi est encore une preuve qu'Hadopi ne protège pas les artistes, ni les créateurs de toutes sortes. Elle est du côté des entreprises, des grands groupes. D'une minorité de gens qui détiennent la majorité de l'argent. Que l'on cesse de tenter de nous faire croire le contraire.


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http://www.journaldunedilettante.fr/commentaires-3166037.htmlThu, 02 Feb 2012 22:38:00 +0100http://www.journaldunedilettante.fr/hadopi-peer-du-peer-3166037.html
http://www.journaldunedilettante.fr/petit-plaidoyer-pour-le-telechargement-3165382.htmlPetit plaidoyer pour le téléchargementCe que je serais devenue sans internet". Avec le retour du débat sur le téléchargement illégal (RIP Megaupload), je me suis posée cette question, ne serait-ce que sur le plan culturel – en imaginant que le téléchargement illégal n'existe pas.

Sans le téléchargement illégal, je ne regarderais pas de séries : ça c'est sans doute le plus sûr, étant donné que 1. je ne supporte pas de devoir me planter à heures fixes devant ma télévision et 2. les séries que j'aime passent en France avec énormément de retard, dans le désordre (paraît-il, je n'ai jamais essayé de les regarder à la télé) et en VF – rédhibitoire (oui, je suis une grosse snob, je regarde tout en VO).

Sans le téléchargement illégal, j'écouterais beaucoup moins de musique : enfin là c'est plutôt "sans les sites de streaming". J'écoute pas mal la radio, mais ils passent toujours la même chose, donc le seul moyen de découvrir des choses c'est de les écouter en ligne. Non, je ne vais pas acheter un CD d'un artiste que je ne connais pas. Et dans les périodes où je n'écoutais pas de musique en ligne (genre quand Radioblog a fermé) je n'achetais pas de CDs non plus – je ne suis pas suffisamment passionnée de musique, je préfère acheter des livres. Ajoutons que ceux qui téléchargent beaucoup de musique (pas moi, donc) sont aussi ceux qui achètent le plus de CDs.

Sans le téléchargement illégal, ma culture cinématographique serait limitée : acheter en DVD tous les films que l'on veut voir, est-ce vraiment une option ? Pour avoir une culture assez vaste, non. Je vais beaucoup au cinéma, mais je n'ai pas le temps de tout y voir, donc je télécharge. Sans compter les films qui ne passent pas à Marseille et ne sortent probablement pas en DVD en France (sans téléchargement, je n'aurais probablement jamais pu voir Je suis un cyborg).

Pour autant, est-ce que je nie le droit des artistes à être rémunéré ? Non. Mais nous connaissons tous la part ridiculement faible reversée par les maisons de disques aux artistes. Et je trouve ridicule de nier un phénomène de masse comme le téléchargement. Des solutions peuvent être trouvées, j'en lance une au hasard dont il a déjà été question : la licence globale.

Il parait que l'équipe de Megaupload allait lancer une plateforme de téléchargement légal qui rémunèrerait les artistes. Si on enlève cette part énorme que prennent les maisons de disque, qui sont de plus en plus inutiles avec internet, on aurait peut-être non seulement un système légal qui marche mais aussi une meilleure qualité de la production musicale. On peut rêver, non ?

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Les membres du Parlement polonais portant le masque de Guy Fawkes, symbole des Anonymous
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http://www.journaldunedilettante.fr/commentaires-3165382.htmlMon, 30 Jan 2012 14:18:00 +0100http://www.journaldunedilettante.fr/petit-plaidoyer-pour-le-telechargement-3165382.html
http://www.journaldunedilettante.fr/examen-du-coeur-de-dieu-etat-neuf-n-a-jamais-servi-3164524.html"Examen du coeur de Dieu : état neuf, n'a jamais servi" Le CV de Dieu de Jean-Louis Fournier. C'est l'histoire de Dieu qui s'ennuie et qui du coup va sur Terre chercher un emploi. Il passe donc un entretien de recrutement.

Dieu explique ses créations, ses choix, chapitre après chapitre. Il est très humain, y compris la petite dose de mauvaise foi. Il s'exprime parfois par des phrases un peu sybillines, mais s'esclaffe lorsqu'on lui demande de traduire en latin "Je suis infiniment bon".

C'est un livre assez drôle et assez poétique, Dieu semble dépassé par les évènements, peut-être un peu mélancolique. Il regrette ce que les hommes ont fait de la planète qu'il a créée (mais peut-on y voir pour autant une critique du monde moderne ? c'est un peu poussé je pense).

Quelques réflexions sur les cons (les non-comprenants), la vie, la mort. C'est bien pensé, mais pas transcendant. Dans l'ensemble, le livre est sympathique sans être passionnant. Il se lit vite et se digère facilement – peut-être un peu trop. Note : B.


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http://www.journaldunedilettante.fr/commentaires-3164524.htmlTue, 24 Jan 2012 22:33:00 +0100http://www.journaldunedilettante.fr/examen-du-coeur-de-dieu-etat-neuf-n-a-jamais-servi-3164524.html
http://www.journaldunedilettante.fr/regarder-les-medias-d-un-autre-oeil-3163818.htmlRegarder les médias d'un autre oeilLes Chiens de garde, cet essai de Paul Nizan sur les intellectuels en tant que garants de l'ordre public ? Et Les Nouveaux chiens de garde,  sa version moderne par Serge Halimi, pointant la collusion entre les médias et le pouvoir (économique, politique) ? Ce dernier a été très bien adapté en film par Gilles Balbastre et Yannick Kergoat.

Ce film est un documentaire, mais rassurons d'abord ceux qui craignent un côté rébarbatif (dans ma classe d'étudiants en journalisme, la plupart des élèves considèrent que c'est un "truc d'intello") : il est très ludique, très bien illustré et même assez marrant (la voix off est délicieuse d'ironie). On voit qu'ils ont essayé de faire quelque chose d'accessible, même si malheureusement ce film n'est distribué que dans des petits cinémas.

Puisque vous êtes rassurés, venons-en au fond : on peut observer que les grands journalistes, les hommes politiques et les grands patrons viennent tous du même milieu social et fréquentent les mêmes lieux. L'accusation a des relents de "lutte des classes", certes. Mais on voit des conflits d'intérêts plus troublants : des journalistes en vue qui sont payés par des entreprises pour animer leurs colloques, des experts économistes qui défendent le libéralisme en étant payés par des banques...

Parlons-en des "experts", et surtout des économistes. C'est le passage du film qui m'a le plus marqué, les problèmes sautent aux yeux : aucun des économistes les plus médiatisés (et les télés, radios, journaux invitent toujours les mêmes) n'avait prévu la crise. Imprévisible ? Non, d'autres l'avaient prévus. Pourquoi n'a-t-on pas congédié ceux qui s'étaient trompés ? "Trop d'erreurs et trop d'indulgence", affirme le film.

Difficile malheureusement de tout retenir en une fois, je pense que je vais lire le livre de Serge Halimi pour compléter car ce sont les reproches faits aux journalistes que j'ai le moins bien compris (et aussi ceux qui sont le plus importants pour mon métier). Gardons cependant à l'esprit que c'est le système qui est accusé, un système qui corrompt ses membres et rejette ceux qui ne se laissent pas corrompre. Changer quelques têtes ne suffira pas.

(Enfin bref, allez le voir, il est vraiment très intéressant. Pas de note, inclassable.)

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http://www.journaldunedilettante.fr/commentaires-3163818.htmlFri, 20 Jan 2012 16:26:00 +0100http://www.journaldunedilettante.fr/regarder-les-medias-d-un-autre-oeil-3163818.html
http://www.journaldunedilettante.fr/tu-as-un-pistolet-dans-la-poche-ou-tu-es-simplement-content-de-me-voir-3162833.html"Tu as un pistolet dans la poche ou tu es simplement content de me voir ?"Cabaret New Burlesque qui passait à Marseille, au Théâtre du Gymnase ! Le nom ne vous dit peut-être rien, mais vous en avez sans doute entendu parler... c'est la troupe que suit Mathieu Amalric dans son film Tournée ! Pardonnez mon enthousiasme... je suis heureuse et étonnée d'avoir pu assister à ce spectacle, je ne pensais pas qu'il passerait à Marseille (ni à des tarifs aussi abordables).

Cette troupe (et du coup le film) ont beaucoup fait parler d'eux parce que la plupart des performeuses sont grosses. En réalité ce qu'il faudrait surtout retenir c'est l'humour de leurs shows, leurs costumes extraordinaire, leur punch, leur aisance à se balader à poil et à caricaturer la féminité. Mine de rien il faut être sacrément sûr de soi pour faire du strip-tease, surtout burlesque, et c'est un beau modèle d'acceptation de soi et d'éclate. 

Elles (et il – il y a un seul homme) viennent des Etats-Unis. La maîtresse de cérémonie, Kitten on the Keys, baragouine un peu de français mais pas trop (je crois que je comprenais mieux quand elle parlait en anglais). Elle a placé quelques blagues sur Marseille (les cache-tétons pastis sont un exemple du goût douteux de l'humour burlesque) et sur la France qui a perdu son triple A ("donc vous êtes maintenant AA... c'est la taille de mes seins !").

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Kitten on the Keys

Kitten on the Keys chante (toujours des chansons assez salaces) et mine de rien, quand elle s'y met elle a une sacrée belle voix. Elle joue du piano, elle se déshabille un peu et elle demande au public de "faire beaucoup de brouit". La salle a vraiment joué le jeu sur ce coup-là, j'avais peur que l'ambiance sérieuse du théâtre incite au calme et au silence mais tout le monde a crié, sifflé, applaudi en rythme... Mine de rien, les réactions du public sont très importantes dans un spectacle burlesque.

Les numéros sont assez variés, bien que ce soit toujours du strip-tease (on dit "effeuillage"). L'une m'a particulièrement marquée : Julie Atlas Muz.. Elle a un numéro très drôle où une main (un accessoire d'Halloween qui ressemble à La Chose de la famille Addams) la déshabille, et un autre très poétique où elle rentre en entier dans un grand ballon de baudruche. Les autres ont des numéros sexys et punchys, avec pas mal de mise en scène mais un peu plus traditionnels.

Au final : voilà, c'est malin, j'ai à nouveau envie de faire de l'effeuillage burlesque. Sauf que ça ne se trouve pas trop à Marseille, que quand il y a des stages c'est cher et que... je ne me sens pas trop de faire l'hélicoptère avec mes seins. Hum, je pense que cette phrase était parfaite pour conclure un article aussi sobre et délicat, vous ne croyez pas ?

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Mimi Le Meaux
(un nom assez rigolo avec un accent américain)

(La phrase du titre est de Mae West, parait-il que ça représente bien l'esprit burlesque... effectivement, c'est exactement ce type d'humour.)

(Absolument rien à voir mais S., si tu passe par là : j'ai eu ta lettre et je cherche le temps pour y répondre.)
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http://www.journaldunedilettante.fr/commentaires-3162833.htmlSun, 15 Jan 2012 22:34:00 +0100http://www.journaldunedilettante.fr/tu-as-un-pistolet-dans-la-poche-ou-tu-es-simplement-content-de-me-voir-3162833.html
http://www.journaldunedilettante.fr/2012-please-be-good-to-me-3160391.html2012, please be good to me
Cédons à la tentation de prendre des résolutions, mais essayons de le faire intelligemment. Non aux exigences impossibles et à l'auto-flagellation... Cette année, ma liste sera saine et réalisable :

- Ne pas trop me mettre la pression. Super important, quand on a tendance à angoisser pour rien et à vouloir que tout soit parfait. Accepter l'erreur et l'imperfection.

- Travailler en cours. Continuer à le faire, vu que j'ai découvert le travail depuis le début de l'année. Essayer d'avoir de très bons résultats vu que je ne suis déjà pas dans une école très réputée. Cette résolution doit rester en harmonie avec la précédente.

- Ne pas faire de régime. Plein de filles pas grosses du tout prennent la résolution de maigrir. Je me suis trop abîmée avec ça. En 2012, je continue la Rééducation Alimentaire (méthode Zermati, je vous en parlerai un jour) et j'accepte d'avoir "trois kilos en trop" (que personne ne voit).

- Lire plus de journaux. Après tout, je suis en école de journalisme. Acheter régulièrement la presse que j'aime bien et dans laquelle je voudrais travailler (Causette, le Monde Diplomatique...). En plus évidemment de "l'information" dont je n'ai un peu rien à foutre mais que je dois connaître pour mes études (genre je dois lire La Provence).

- Etre plus ouverte (et vivable). Ne pas me braquer dès qu'on critique mes opinions politiques (et que je ne sais pas les défendre). Bouder moins, discuter plus. Remettre en question mes idées et comportements plutôt que "me remettre en question", expression culpabilisante et vide de sens.

- Développer mon style vestimentaire. Porter ce qui me plait, y compris si les gens considèrent que c'est trop farfelu ou trop habillé. J'aimerais bien porter des robes de soirée tous les jours, en fait, mais c'est compliqué en pratique.

Ce sera tout,et c'est déjà pas mal ! Tant pis si je me ronge toujours les ongles et que je rate mon permis (je vais essayer de l'avoir, hein !), on a dit de ne pas trop se mettre la pression.
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http://www.journaldunedilettante.fr/commentaires-3160391.htmlMon, 02 Jan 2012 10:45:00 +0100http://www.journaldunedilettante.fr/2012-please-be-good-to-me-3160391.html
http://www.journaldunedilettante.fr/des-figues-des-bananes-des-noix-3160055.htmlDes figues, des bananes des noixSigné Furax.

C'est un film français absurde de Marc Simenon, sorti en 1981, adapté de la deuxième saison de la série radiophonique éponyme. Le feuilleton était signé Pierre Dac et Francis Blanche, autant dire des sommités de l'humour de l'époque (c'est le moment de faire nos petits vieux – ou nos Francis Cabrel – et de dire "c'était mieux avant").

Le pitch (sobre et réaliste) : des monuments disparaissent et sont remplacés par des copies en plâtre sucré / guimauve / ballon de baudruche. Ces méfaits sont signés Furax, un célèbre criminel que tout le monde croyait mort. Serait-il revenu ?

Ingrédients : des personnages plus incapables les uns que les autres, des membres d'une secte qui se déguisent en Père Noël pour  chanter une espèce de reggae (qui vous restera dans la tête, je vous le dis), des guest stars éclair (Coluche et Pierre Desproges).

J'ai trouvé le film assez lent, ou peut-être m'a-t'il lassé par son manque de surprise. Je ne demandais pas de grand suspens mais certains gags m'ont paru vus et revus – peut-être l'effet de l'âge de l'oeuvre et son influence sur la postérité.

Néanmoins Signé Furax reste incontournable car c'est un puits à références et à "répliques cultes", un peu comme La Cité de la Peur (je n'ai pas fait d'article dessus ? vous pouvez me lapider). Note : B.


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Fouvreaux, le seul personnage sensé, et sa secrétaire amoureuse de lui
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http://www.journaldunedilettante.fr/commentaires-3160055.htmlFri, 30 Dec 2011 19:37:00 +0100http://www.journaldunedilettante.fr/des-figues-des-bananes-des-noix-3160055.html
http://www.journaldunedilettante.fr/jingle-bells-3159276.htmlJingle Bells !Noël. Très calme cette année, j'ai fait le réveillon avec les parents de mon fiancé – on était 4 – et le jour de Noël avec mes parents – on était 4. Bonus grand-mère de mon fiancé aujourd'hui – on était 5, record battu.

Pas de sapin chez moi, juste quelques décorations sur une plante verte (pardon, une orchidée actuellement sans fleur). Chez Sylvain j'ai exploité tous les espaces décorables puisqu'il n'y avait pas de sapin non plus (merci le chat). J'adore les décorations de Noël.

On a mangé beaucoup de foie gras et beaucoup de chapon, j'ai eu beaucoup de bijoux (surtout si on cumule avec mon anniversaire), un plateau pour petit-déjeuner au lit, une tirelire, un parfum (Now d'Azzaro) et surtout une robe Dig for Victory (une créatrice anglaise) commandée sur Etsy avec mes parents. J'en suis totalement amoureuse (ma robe de Betty Draper !) donc je voulais vous la montrer :

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Voilà, c'est déjà ma photo de profil Facebook mais j'ai tellement peu de photos de moi (et encore moins que je trouve potables) que je profite ! Vous avez ma coupe de cheveux (qui commence à dater) en bonus...
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http://www.journaldunedilettante.fr/commentaires-3159276.htmlMon, 26 Dec 2011 19:19:00 +0100http://www.journaldunedilettante.fr/jingle-bells-3159276.html
http://www.journaldunedilettante.fr/vous-n-imaginez-pas-le-nombre-de-jeux-de-mots-possibles-avec-sens-3158686.htmlVous n'imaginez pas le nombre de jeux de mots possibles avec "Sens"Sens Hexalogie, un jeu de rôle philosophique indépendant.

Les tomes (deux sortis pour l'instant) prennent la forme d'un texte écrit par un auteur mystérieux (Sens) et commenté par Romaric Briand. C'est une sorte d'hybride entre roman, essai, jeu de rôle, pièce de théâtre pour Sens Mort (le deuxième tome)... Une structure assez inclassable, et qui nécessite probablement beaucoup d'improvisation pour le maîtriser - quoi de plus normal pour un jeu qui traite de la liberté ?

Les thématiques, donc : l'opposition entre liberté et déterminisme est très présente puisque dans l'univers de Sens, un tyran a prouvé le déterminisme en découvrant des machines qui calculent tout ce qui se passe partout dans le monde grâce à l'équation cause -> conséquence (j'espère ne pas trop déformer le propos). Les PJs, eux, sont justement les seuls qui échappent à la connaissance de ces machines.

Chaque partie est également l'occasion de s'interroger sur une foule de sujets : vaut-il mieux une tyrannie paisible ou une résistance qui maintient un état de guerre ? qu'est-ce que vivre ? un homme qui tue pour nourrir sa famille est-il mauvais, et d'ailleurs qu'est-ce que le mal ? est-il bon de tout savoir (qu'est-ce que le "bon" ?) ?

Les livres sont truffés de référence philosophiques, et tournent en grande partie autour de la pensée de Wittgenstein (un supplément est paru pour l'expliquer, j'ai hâte de le lire), mais il n'est pas du tout besoin d'être philosophe pour lire Sens ou y jouer. Par contre, aimer se poser des questions est un gros plus.

Le système est sympa, quoique ses détails m'aient fait mal à la tête (de toutes façons il est très rare que je comprenne les règles de combat dans un jeu de rôle). La base : écrire vingt faits à propos de son personnage (et vingt faits à propos de soi, joueur). J'aime beaucoup cette idée, qui fait la part belle à la psychologie et à l'interprétation, et elle nous a d'ailleurs beaucoup inspiré pour Cabaret.

Pour terminer, je ne peux que vous renvoyer vers le blog de la Cellule (qui contient des podcasts intéressants sur le jeu de rôle en général), le site de Sens et la partie consacrée qui lui est consacrée sur le forum Silentdrift.


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http://www.journaldunedilettante.fr/commentaires-3158686.htmlSun, 25 Dec 2011 16:08:00 +0100http://www.journaldunedilettante.fr/vous-n-imaginez-pas-le-nombre-de-jeux-de-mots-possibles-avec-sens-3158686.html