Lady.Dylan - Journal d'une dilettante.http://www.journaldunedilettante.frDilettante : 1.amateur d'art, de littérature. 2.personne qui fait son travail en amateur, ne s'y engage pas complètement. Ceci contient la critique de tout ce qui me passe sous le nez (mais surtout dans les oreilles et les yeux) et mes points de vue sur tout et n'importe quoi.CowblogfrFri, 18 May 2012 00:45:54 +0200180http://www.journaldunedilettante.fr/on-the-road-again-mes-titres-sont-de-plus-en-plus-nuls-isn-t-it-3186044.htmlOn the road (again) (mes titres sont de plus en plus nuls, isn't it ?) Sur la route de Kerouac (c'était un de ces montages audios bizarres et chouettes que fait Le Mouv', avec des passages du texte lus à haute voix, des critiques...). En fait cette année c'est Kerouac party parce qu'une adaptation cinématographique va sortir le 23 mai.

Donc je me suis souvenue qu'on nous en avait parlé au lycée, un élève – une espèce de hipster avant l'heure, ou après l'heure – nous l'avait présenté comme étant son livre favori. Je me suis dit qu'il fallait que je le lise avant de vieillir, alors comme mes parents allaient près de la librairie ils me l'ont ramené. Une drôle d'édition, le "rouleau original".

En fait il s'avère que la première édition qui a été publiée, et qui est restée la seule jusqu'en 2010, était largement modifiée voire expurgée, mais que Kerouac aurait aimé faire publier la première version. Un mythe, cette première version : un rouleau de papier de 36 mètres sur lequel l'auteur a tapé son roman à la machine, en trois semaines, à une vitesse effrénée.

Cette vitesse se sent à la lecture. Des phrases assez longue mais pas trop complexes, qui entraînent vers l'avant ; pas de paragraphe, pas de chapitre, une progression linéaire qui file et qu'on ne peut pas arrêter. On ne peut pas s'arrêter non plus, d'ailleurs, il n'y a aucun endroit pour faire une pause, à part à la fin de chaque voyage (il y en a quatre).

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Le fameux rouleau (enfin, un bout quoi)

Un petit pitch même si le livre est très connu (manifeste de la Beat Generation, tout ça) et que... en fait, c'est très difficile de faire un pitch : le récit est autobiographique et parle d'une période de la vie de Jack Kerouac où il traînait avec des espèces de fous (surtout Neal – Dean dans la première version éditée) et où il partait en voyage un peu (beaucoup) à l'arrache.

Je suis très bon public pour les livres (pour un peu tout d'ailleurs), mais j'avais un peu l'impression d'être sur la route avec eux, à 160 sur les routes la nuit, ou dans les bars où ils buvaient tout le temps. Il n'y a pas vraiment d'histoire, mais une ambiance : entraînante, incroyablement vivante mais en même temps très mélancolique.

Est-ce que le livre est bon ? Je ne sais pas. Est-ce qu'il est bien écrit ? Je ne sais pas. Il est fort, et il est intéressant pour les émotions qu'il procure, même si ce ne sont pas forcément des émotions positives. C'est un peu comme les sensations qu'on peut avoir quand on boit. Dans un sens, un livre qui fait cet effet là peut forcément être qualifié de "bon".

Dans tous les cas j'aimerais aller voir le film qui va bientôt sortir, et relire un jour Sur la route dans sa première version publiée, qui mine de rien est la référence de pas mal de personnes (dont tous les jeunes qui en sont tombés amoureux). Ce sera sans doute une expérience de lecture très différente.
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http://www.journaldunedilettante.fr/commentaires-3186044.htmlFri, 18 May 2012 00:45:00 +0200http://www.journaldunedilettante.fr/on-the-road-again-mes-titres-sont-de-plus-en-plus-nuls-isn-t-it-3186044.html
http://www.journaldunedilettante.fr/le-magazine-qui-explore-le-futur-3185532.htmlLe magazine qui explore le futurmooks (ou mag-books), ces pavés format A4 à la croisée entre le livre et le magazine (vous connaissez peut-être XXI). La plupart faisaient dans les 200 pages et coûtaient 15€, et j'hésitais entre plusieurs sans avoir de gros coup de coeur, et là j'ai vu Usbek & Rica.

Sous-titré "Le magazine qui explore le futur", Usbek & Rica est un trimestriel d'à peu près 80 pages, qui ne coûte que 5€. Mais outre sa différence de format, c'est sa couverture qui m'a attirée : une tête de bébé qui ressemblait à une bombe, barrée du slogan "No Future", et en même temps des couleurs qui n'inspiraient pas tellement le désespoir.

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C'était le numéro 5, mais le premier de la nouvelle édition. Oui parce que si elle était vendue en librairie, c'est parce que la revue faisait auparavant 200 pages et coûtaient 15€ – un mook classique. Ils auraient changé de format pour "[se] rapprocher de [leur] ambition initiale : démocratiser les savoirs, [s']adresser au plus grand nombre". Si ça peut permettre la survie d'un super magazine, ça me va.

Oui, parce qu'Usbek & Rica est un super magazine (sinon je ne ferais pas un billet de blog dessus) (à part peut-être s'il était immondément sexiste ou quelque chose comme ça – faudra que je parle de la presse féminine un jour). Parce qu'il est tourné vers le futur et que le futur, c'est l'avenir (je ne sais même pas si ça peut être considéré comme une blague tellement c'est pourri, comme jeu de mot).

Au menu : des disciplines croisées (environnement, géopolitique, nouvelles techno, culture, science, société, philosophie et économie – un petit symbole indique pour chaque article les "ingrédients" présents), de l'uchronie, de l'utopie, des prédictions, des scénarios imaginaires pour l'avenir, de l'histoire (qui va jusqu'à "demain") et de la bande dessinée.

 
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Oui, vous avez bien lu : de la BD. Le prétexte du magazine, en effet, est l'exploration de notre présent par des hommes venus du futur (toujours deux hommes, tiens, humpf) : le sage Usbek et son stagiaire Rica. On retrouve leurs aventures dans des bande-dessinées en rapport avec les sujets traités, sur lesquels ils portent leur regard naïf à la manière des héros éponymes des Lettres persanes.

Autre petite BD (qui ne prend qu'une page par numéro mais qui représente bien, je trouve, l'esprit du magazine) : les Chroniques suédoises, petits récits d'une Suède fantasmée (mais si, vous savez, le fameux "modèle suédois"). Il y a aussi une nouvelle d'anticipation, issue d'un concours. Une autre double-page que j'aime beaucoup : l'histoire immédiate ("ce qui va rester dans 10 ans, ce qu'on aura oublié dans 6 mois").

La rédaction parle du "futur probable" qu'elle ressent et du "futur souhaitable" pour lequel elle s'engage. C'est un équilibre entre ces deux qui donne au magazine cette ligne agréable, optimiste. Contre une certaine tendance présente aujourd'hui à se replier sur un passé idéalisé, Usbek & Rica aime l'avenir ; cela ne signifie pas une confiance aveugle ; comme aimer un enfant, ça implique de l'aider à grandir. C'est utile et c'est beau.


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(Quelques petites infos en plus : U&R se trouve maintenant chez les marchands de journaux [j'ai acheté le dernier au Relay, et maintenant je me suis abonnée] et il est en papier non glacé ce qui renforce l'aspect livre et j'aime beaucoup son design minimaliste mais ludique. Ah et ils ont un site où on peut prévoir le futur nous aussi.)
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http://www.journaldunedilettante.fr/commentaires-3185532.htmlMon, 14 May 2012 23:31:00 +0200http://www.journaldunedilettante.fr/le-magazine-qui-explore-le-futur-3185532.html
http://www.journaldunedilettante.fr/poupee-ou-personne-3184945.htmlPoupée ou personne ?Beauté Fatale, les nouveaux visages de l'aliénation féminine, de Mona Chollet. Quelques temps plus tard j'en ai à nouveau entendu des échos flatteurs sur un blog. Il y a quelques semaines, c'était une chronique sur madmoiZelle. Je me suis dit que c'était le destin (ou alors c'est juste que je lis beaucoup de médias féministes) et j'ai commandé le livre.

Critiquer la beauté, est-ce être une féministe frustrée (et poilue) ? Le livre évoque la figure terrifiante de la "féministe américaine", radicale et coupée de sa féminité. Mais Mona Chollet ne semble pas refuser en bloc l'esthétique et la séduction. En fait, ce n'est pas le sujet (comme dans l'affaire DSK – une partie y est consacrée – où on a parlé du "puritanisme américain", concept qui n'a rien à faire dans une histoire de viol).

Si la beauté est critiquée c'est parce qu'elle est à la fois une norme restrictive et une industrie qui montre la consommation comme le seul moyen d'être heureux-se. Je connais bien ce problème, pour en ressentir fortement les effets (je suis très schizophrène à ce niveau-là, je suis totalement formatée et en même temps je rejette violemment ce formatage) : la beauté est, pour les femmes, investie d'une importance très exagérée.


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Mona Chollet en profite pour aborder de nombreuses thématiques : la confusion entre art et publicité (une actrice a aujourd'hui plus à gagner en argent en visibilité si elle devient l'égérie d'une marque que si elle fait un film), l'obsession de la minceur, la chirurgie esthétique, le racisme des canons de beauté ("Comment peut-on ne pas être blanche ?" demande le titre d'un des chapitres), l'inhumanité avec laquelle sont traitées les mannequins...

Cet essai m'a notamment plu parce qu'il parle concrètement de notre culture : magazines féminins, séries (Mad Men, l'oeuvre féministe qui a été appréciée de la manière la plus sexiste possible), pubs, blogs mode... En décortiquant tous ces aspects du quotidien, l'auteure montre à quel point nous sommes formaté-e-s par le "complexe mode-beauté", souvent sans nous en rendre compte.

Rajoutons enfin que Beauté Fatale est très facile à lire, le style est fluide (parfois même assez marrant, on sent la personne derrière le texte) et peu technique (bon je fais une pause dans Trouble dans le genre de Judith Butler, à côté tout parait facile). J'ai envie de vous citer plein d'extraits mais je vous conseillerai plutôt d'aller le lire. Le texte est disponible gratuitement sur le site de l'éditeur.
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http://www.journaldunedilettante.fr/commentaires-3184945.htmlFri, 11 May 2012 16:35:00 +0200http://www.journaldunedilettante.fr/poupee-ou-personne-3184945.html
http://www.journaldunedilettante.fr/que-pour-la-dignite-des-faibles-3184403.htmlQue pour la dignité des faibleslivre six (le dernier) de Kaamelott et il faut que je vous fasse un article là-dessus. (J'ai l'impression que je décompense sévère le cursus en journalisme où j'écris bien et sérieusement.) (Je ne suis pas sûre de maîtriser le terme "décompenser" mais j'ai passé ma soirée électorale avec des psys qui n'arrêtaient pas d'en parler et ça m'avait l'air sympa.)

Donc je viens de regarder la sixième saison de Kaamelott en quelques jours... Ce qui confirme : 1. que je vénère Alexandre Astier (qui fait un peu toute la cuisine, même si les autres sont bons aussi) 2. que j'ai une nette préférence pour les épisodes longs. Je crois que je préfère le drame, en fait, même si le drame est parfois encore meilleur rehaussé d'humour.

En terme de drame teinté d'humour, la sixième saison de Kaamelott se pose là : toujours autant de bras cassés, encore plus de personnages qui aiment s'écouter parler ("je fais une sortie théâtrale, là, si vous me suivez pas j'ai l'air d'un con"), mais au fond une histoire assez tragique (d'autant plus tragique qu'on en connait à peu près la fin).

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On en est déjà au quatrième paragraphe donc je vais peut-être faire un petit pitch (je décompense "l'info principale en premier", là) : la sixième saison se déroule quinze ans avant Kaamelott, pendant la jeunesse d'Arthur à Rome. Il commence simple soldat à la milice urbaine et il va finir – ce n'est pas un secret – roi de Bretagne. Et nous on va en profiter pour comprendre certains trucs, du genre ses difficultés à concevoir un héritier avec Guenièvre.

Donc sans vous en raconter trop il y a de l'amour, de l'aventure, de la stratégie, des bons sentiments et César en vieil humaniste déluré. Et évidemment de la belle musique qui file des frissons, et des images magnifiques (là il y a eu du gros gros progrès par rapport au début de Kaamelott, notamment pour les paysages).

Clairement à voir, à part si vous n'aimez la série que pour son format court et que l'arrivée d'une grosse intrigue vous a déjà soûlé aux saisons précédentes. Ce n'est pas du tout mon cas donc j'attribuerais à cette saison un joli A+. Et vivement le film ! (Dont on attend toujours la date de sortie, mais apparemment pas en 2012.)
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http://www.journaldunedilettante.fr/commentaires-3184403.htmlTue, 08 May 2012 00:32:00 +0200http://www.journaldunedilettante.fr/que-pour-la-dignite-des-faibles-3184403.html
http://www.journaldunedilettante.fr/soeur-sourire-on-voit-que-vous-ne-me-connaissez-pas-3183885.html"Soeur Sourire ? On voit que vous ne me connaissez pas"Soeur Sourire, l'histoire vraie d'une nonne qui est devenue chanteuse.

On suit Jeanine de son adolescence, où elle se sent oppressée dans une famille sévère, jusqu'à sa mort par suicide pour échapper au fisc qui lui demande un argent qu'elle n'a pas. Entre temps elle sera rentrée au couvent, aura rencontré quelques problèmes avec l'autorité et sera devenue mondialement célèbre avec son morceau "Dominique".

C'est un joli personnage, très rebelle (à vrai dire on ne comprend pas très bien pourquoi elle s'acharne à vouloir être nonne), très indépendant. On s'y attache un peu, avec tous les problèmes qui lui tombent dessus (même si des fois elle les provoque un peu).

Je n'étais pas forcément emballée par le pitch à la base mais le film est plutôt sympa, agréable à regarder et plutôt prenant. Pas extraordinaire non plus et rien de remarquable que ce soit au niveau de la musique, du scénario...

A noter par contre que Cécile de France a une jolie voix chantée, c'est elle qui interprète les morceaux de son personnage.

Note : B

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http://www.journaldunedilettante.fr/commentaires-3183885.htmlSat, 05 May 2012 00:07:00 +0200http://www.journaldunedilettante.fr/soeur-sourire-on-voit-que-vous-ne-me-connaissez-pas-3183885.html
http://www.journaldunedilettante.fr/coeur-vide-mal-3182986.htmlCoeur. Vide. Mal..
Avec mon fiancé, je veux dire. Oui, je sais, c'était une connerie de se fiancer si jeunes et au bout d'un an (ça faisait deux ans et demi en tout). Mais on ne réfléchit pas vraiment quand on s'aime, on y croit. 

J'ai du mal à vivre depuis (hier). Les choses qui m'intéressaient ne m'intéressent plus. Le vaste monde continue sa course folle et je n'arrive plus à m'y associer (déjà que je n'ai jamais été très douée pour ça).

Ce matin dans un demi-sommeil j'ai cru entendre la musique de son réveil et ça m'a brisé le coeur. Ce qu'il en reste. J'ai l'impression que je n'ai plus de futur, que je ne tomberai jamais amoureuse de quelqu'un d'autre. Je sais que c'est faux, ça n'empêche pas.

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(Hier je suis allée au parc enterrer ma bague de fiançailles avec mon meilleur ami – pas la bague de la photo, elle était déjà cassée, celle que Sylvain m'avait donné en remplacement. Je me disais qu'il fallait que je m'en débarrasse parce que la garder ce serait croire que notre relation est encore possible. Mais depuis ça me fait bizarre de voir et de sentir mes mains vides – elles-aussi.)

(Merci aux gens qui ont été avec moi et à ceux qui m'ont envoyé des musiques pour me distraire.)

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http://www.journaldunedilettante.fr/commentaires-3182986.htmlSun, 29 Apr 2012 12:24:00 +0200http://www.journaldunedilettante.fr/coeur-vide-mal-3182986.html
http://www.journaldunedilettante.fr/lettre-ouverte-a-richard-prasquier-president-du-crif-3182478.htmlLettre ouverte à Richard Prasquier, président du CRIFhttp://www.journaldunedilettante.fr/images/Vrac/Antiracisme.jpg

Monsieur Prasquier
,

Nous avons lu votre tribune dans le quotidien israélien Haaretz. Outre que vous confondez l'hostilité envers la politique d'un pays et l'hostilité envers ce pays et son peuple, la légèreté avec laquelle vous y distinguez antisémitisme et islamophobie nous a heurté. Vous dites ne pas craindre le FN car « la communauté musulmane et les questions d'immigration étaient à la pointe de leur campagne ».

Faut-il vous rappeler que Marine Le Pen dansait à Vienne, il y a quelques mois, à un bal interdit aux juifs ? Faut-il vous signaler l'existence du site propagandes.info, repaire de négationnistes qui appellent ouvertement à voter FN ? Faut-il vous montrer la candidate de l'extrême droite posant tout sourire pour une photo avec deux figures de la scène néo-nazie lyonnaise ? Comment avez-vous pu vous laisser abuser par l'édulcoration superficielle du discours frontiste ?

Mais le plus choquant est encore que l'islamophobie ne semble pas vous déranger. Nous connaissons l'antagonisme historique entre les juifs et les musulmans ; mais en tant que président du CRIF, nous vous espérions au dessus de cela. Comment peut-on combattre une haine et en accepter une autre ? Cela ne parait-il pas une insulte à la logique et à la morale ?

Oh, je vois. C'est parce que vous êtes concerné par l'une et non par l'autre – après tout, il est normal de s'occuper de ce qui nous touche n'est-ce pas ? Bien – avec cette conception des choses, il ne se serait trouvé personne pour aider les juifs persécutés de la Shoah. Mais la haine qui frappe les musulmans aujourd'hui frappera demain une autre minorité. La haine est une chose étrange, qui peut se retourner contre vous, et c'est probablement la meilleure raison pour en combattre toutes les formes.

S'il vous plait, M. Prasquier, reprenez vous. Vous faites honte aux juifs. Nous vous laissons ce poème de Martin Niemöller, à titre de réflexion :

« Lorsqu'ils sont venus chercher les communistes
Je n'ai rien dit, je n'étais pas communiste.
Lorsqu'ils sont venus chercher les syndicalistes
Je n'ai rien dit, je n'étais pas syndicaliste.
Lorsqu'ils sont venus chercher les Juifs
Je n'ai rien dit, je n'étais pas Juif.
Puis ils sont venus me chercher
Et il ne restait plus personne pour protester. »


Jean-Claude et Elise Lasry
(et tous ceux qui voudront se joindre à eux)
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http://www.journaldunedilettante.fr/commentaires-3182478.htmlThu, 26 Apr 2012 22:30:00 +0200http://www.journaldunedilettante.fr/lettre-ouverte-a-richard-prasquier-president-du-crif-3182478.html
http://www.journaldunedilettante.fr/rosemary-au-pays-des-sectes-3182409.htmlRosemary au pays des sectesRosemary's Baby par une chanson du groupe Fantômas. Un truc un peu malsain – non, bien malsain en fait – qui réutilisais le petit "lalalala" de la bande originale. Et puis bon, l'autre jour il est passé sur Arte et tout le monde (ma mère, Twitter) m'a dit que c'était un film culte et qu'il fallait que je le voie (je crois que je n'avais vu que Le Pianiste de Polanski, avant).

Rosemary Woodhouse s'installe avec son mari dans un immeuble à la sinistre mémoire, habité autrefois par des tueuses d'enfants et un sorcier. Son mari se lie très vite d'amitié avec les sympathiques – quoiqu'envahissants – vieux voisins. Alors qu'elle commence à remarquer des comportements bizarres dans son entourage, elle tombe enceinte. Et le cauchemar ne fait que commencer.

Le film est vraiment bien réalisé – musique, cadrage – ce qui le rend très bon malgré un scénario assez prévisible et des personnages qu'on a envie de claquer (naïveté typique des protagonistes de film d'horreur + société machiste des années 60 qui fait que j'ai eu envie d'engueuler Rosemary plusieurs fois parce qu'elle obéit à son mari alors que #*+$@, il est quand même super louche !).

En tous cas il m'a bien fait peur – d'ailleurs mes parents se sont moqués de moi, il parait que j'avais peur juste parce que j'avais lu sur Telerama que c'était un "film d'épouvante"  – mais je n'ai pas fait de cauchemars, donc à priori même pour les âmes sensibles, c'est bon ! Et effectivement, il est "culte" (même si je ne sais pas exactement ce que ça veut dire).


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Mia Farrow est trop belle
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http://www.journaldunedilettante.fr/commentaires-3182409.htmlThu, 26 Apr 2012 15:28:00 +0200http://www.journaldunedilettante.fr/rosemary-au-pays-des-sectes-3182409.html
http://www.journaldunedilettante.fr/sommes-nous-democrates-apres-sommes-nous-en-democratie-3181799.htmlSommes-nous démocrates ? (après "sommes-nous en démocratie"...)démocrate. Il accepte toutes les opinions et ne traite jamais personne de "ramassis" ( © Mélenchon – enfin il parait, je ne retrouve plus la référence). Moi j'ai un peu du mal, je pète des câbles et je râle sur le nombre d'abrutis qui ont le droit de vote (rappelez-vous, 18%). Bon, en fait, je suis tiraillée entre mes aspirations démocrates et mes convictions. Entre le consensus mou et la révolution permanente.

Moi j'aime le jugement majoritaire ou vote de valeur (j'en avais déjà parlé). Un système où chacun donnerait son avis sur chaque candidat, ce qui permettrait de dégager ceux qui font consensus (et d'enterrer ceux que 82% de la population déteste). Pour moi, c'est clairement le système le plus démocratique et plus j'y pense, plus celui que nous avons actuellement me parait mauvais.

Le problème parait-il avec le jugement majoritaire, c'est qu'il engendrerait des dirigeants qui n'osent pas prendre des décisions de peur de déplaire. Des changements majeurs, comme l'abolition de la peine de mort, n'auraient pas eu lieu. Moi-même, je peine à renoncer à l'espoir de voir "mes idées" gagner. Et le consensus n'a pas beaucoup de succès si j'en juge au score de Bayrou (qui a aussi fait une campagne peu convaincante, soit).

En tous cas je préfèrerais avoir en permanence un président centriste avec des oppositions qui donnent des mouvements plutôt qu'une alternance qui mène régulièrement un Sarkozy au pouvoir. Ce serait peut-être un peu plus stable (mon père dit qu'une telle stabilité amènerait à la dictature et que l'alternance est indispensable... je ne sais pas trop).

Pour le mot de la fin, rassurons-nous un peu : ma mère me dit que Giscard, tout centriste qu'il soit, a tout de même légalisé l'avortement et pris d'autres mesures fortes. Et qu'il aurait probablement, s'il était repassé, aboli la peine de mort à son mandat suivant. Alors, le consensus : pas si mou ?


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http://www.journaldunedilettante.fr/commentaires-3181799.htmlMon, 23 Apr 2012 19:25:00 +0200http://www.journaldunedilettante.fr/sommes-nous-democrates-apres-sommes-nous-en-democratie-3181799.html
http://www.journaldunedilettante.fr/a-quoi-sert-twitter-3180409.htmlA quoi sert Twitter ?Twitter, alors que les autres se demandent généralement "mais à quoi ça sert ?". Pour ceux-ci, et tous ceux qui se posent la question, voici mon usage de Twitter.

(Note : je réponds ici à la question "à quoi sert Twitter", et encore est-ce uniquement de mon point de vue ; pour un mode d'emploi plus complet, je vous redirige vers cet article de madmoiZelle.)

Le principal avantage que je tire de Twitter, c'est que c'est une mine de liens. Il faut suivre les bonnes personnes (dans mon cas des journalistes et des sites de journaux, ou dans un autre genre des féministes, ou encore une prof qui se préoccupe de pédagogie) et on se retrouve avec des dizaines d'articles intéressants à lire – sur tous les sujets qui nous intéressent, puisqu'on suit les gens qui nous intéressent. Le seul problème, c'est qu'on n'a jamais le temps de tout regarder...

Une fois qu'on commence à être établi sur Twitter, qu'on suit des vrais gens (pas des comptes de journaux) et qu'on prend un peu la confiance, on commence à établir des relations. C'est le côté réseau social un peu vivant, on se répond par tweets interposés, des fois on débat et des fois on rigole – le plus souvent on rigole.

Il faut savoir que Twitter est un haut lieu de la déconnade cynique ; parfois on voit des gens non-dotés en second degré qui ne comprennent pas le hashtag "sisarkozyavaitétéprésident" parce que "il l'a été, bande de nazes". Oui, je sais, c'est terrible.

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Là c'est le moment de placer que "tweet" veut dire "gazouillis"


Il faut aussi suivre suffisamment de personnes (et les bonnes) pour pouvoir apprécier le "live tweet". Genre pour les émissions politiques (je suis beaucoup de fous de politiques, ça me change de ma vie quotidienne où tout le monde s'en fout) il y a le tag #dpda (pour Des Paroles et Des Actes) et chacun y va de son commentaire ("Il faut que Franz-Olivier Giesbert arrête de fumer la moquette #dpda" par exemple). Pareil pour les Césars (tout le monde râle en disant que c'est nul).

De manière générale, Twitter est une gigantesque plateforme de... commentaire. De temps en temps je prends mon téléphone portable et je commente ma vie quotidienne (généralement la connerie quotidienne, en fait, du genre le sexisme ordinaire). J'essaie d'équilibrer ça avec des commentaires un peu plus profonds sur l'actualité, ou sur des articles que je lis... Je sais qu'à titre personnel, les gens qui ne font que raconter leur vie me soûlent. Pour certains, Twitter c'est ça... mais ce n'est pas que ça !
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http://www.journaldunedilettante.fr/commentaires-3180409.htmlWed, 18 Apr 2012 22:16:00 +0200http://www.journaldunedilettante.fr/a-quoi-sert-twitter-3180409.html