Lady.Dylan - Journal d'une dilettante.http://www.journaldunedilettante.frDilettante : 1.amateur d'art, de littérature. 2.personne qui fait son travail en amateur, ne s'y engage pas complètement. Ceci contient la critique de tout ce qui me passe sous le nez (mais surtout dans les oreilles et les yeux) et mes points de vue sur tout et n'importe quoi.CowblogfrWed, 27 Feb 2013 01:02:59 +0100180http://www.journaldunedilettante.fr/adieu-cowblog-3232155.htmlAdieu Cowblog
Je suis sur Cowblog depuis, waw... J'ai été sur Cowblog avant Cowblog en fait : à l'époque ça s'appelait "c0wb0ys". J'ai eu plusieurs blogs, plusieurs pseudos : je me souviens du "lapinlune" (j'avais 13 ans et avec mon design vieux rose les lecteurs croyaient que j'en avais 30) et de "Liz Ewilan" (mon pseudo pendant longtemps) mais il y en a peut-être eu d'autres - pendant longtemps j'ai eu du mal à garder un blog (un problème avec l'engagement, sans doute).

Cowblog était super cool parce qu'il était très personnalisable et qu'il y avait une petite communauté. Aujourd'hui comme le dit très bien JP Guedas on va surtout faire la "Team ex-Cowblog". Beaucoup sont partis à cause des bugs je crois, moi j'ai été frustrée d'être limitée dans mes extensions et alors que d'un autre côté je gérais 13ALactu sous Wordpress avec d'infinies possibilités.

Le Journal d'une dilettante grandit.
A vous, chers lecteurs (au nombre d'à peu près 30 par jour mais chers lecteurs tout de même), j'espère vous dire seulement au revoir et à bientôt.


http://www.journaldunedilettante.fr/images/Vrac/EliseChibi.jpg
(Cliquez sur le chibi qui n'a rien à voir si ce n'est qu'il me représente pour accéder au nouveau blog.)
]]>
http://www.journaldunedilettante.fr/commentaires-3232155.htmlWed, 27 Feb 2013 01:02:00 +0100http://www.journaldunedilettante.fr/adieu-cowblog-3232155.html
http://www.journaldunedilettante.fr/introduction-aux-etudes-sur-le-genre-3230997.htmlIntroduction aux études sur le genre Introduction aux études sur le genre, je me suis empressée de le commander... et j'ai eu raison. C'est un très bon moyen d'aborder ce domaine, clair et accessible sans être simpliste.

Pour ceux qui ne savent vraiment pas de quoi on parle : dès qu'on parle de genre on va parler de comment sont construits les sexes (homme/femme pas pénis/vagin hein) (enfin, pas principalement) et on postule (mais c'est un peu plus qu'une hypothèse en l'air) que c'est en grande partie du social. Les questions posées en quatrième de couverture sont très simples : "pourquoi offre-t-on des poupées aux filles et des voitures aux garçons ?" ; "pourquoi les femmes gagnent-elles moins que les hommes ?". Pour y répondre le manuel mobilise un peu toutes les disciplines, de la sociologie à l'histoire en passant par la science politique.

A propos de "genre" je vais vous donner la définition du livre puisqu'on rencontre souvent des problèmes terminologiques dans les discussions sur internet. On utilise souvent "genre" pour signifier une sorte de sexe social, mais selon le manuel ce sens est aujourd'hui dépassé, car ce que ce que l'on appelle "sexe" (et qu'on a tendance à opposer à "genre") serait déjà une construction sociale. Donc "sexe" suffirait (afin d'éviter les oppositions "sexe"/"genre" façon "nature"/"culture") et le "genre" serait plutôt le système qui construit deux sexes différents (et, par ailleurs, forcément inégaux). (Et évitez l'expression théorie du genre parce que ça.)


http://www.journaldunedilettante.fr/images/Vrac/20130206190913.jpg

Elise contente vient de recevoir son livre (en moins de 48h, chapeau la maison d'édition)

Ce manuel balaie plusieurs thématiques (toutes ? je n'ai pas l'expertise pour le dire) : après avoir présenté les concepts de sexe et de genre il parle de genre, sexualité et vie conjugale, puis de genre et socialisation (chez les enfants notamment), puis de genre et travail et de genre et politique avant de consacrer un chapitre aux intersections avec d'autres oppressions comme les rapports de classe et de race.

Au niveau de la forme évidemment tout est en parties et sous-parties comme la plupart des livres techniques, avec en plus des encadrés, des tableaux (le manuel est plutôt bien fourni en statistiques) et des définitions au fur et à mesure que les mots sont utilisés. Ouais, un manuel quoi. Mais si le mot "manuel" peut évoquer quelque chose d'ennuyeux, celui-ci est passionnant (bon, si on s'intéresse au sujet évidemment).

Ce livre est une merveilleuse réponse à beaucoup de questions, critiques etc. que l'on peut faire au mouvement féministe ou au concept de genre ; j'ai envie de le faire lire à tous les gens qui en parlent visiblement sans connaître. Il ne sera pas étonnant que j'essaie de le prêter à un peu tout mon entourage. Quant à moi... vous le devinez bien, avec la bibliographie de 20 pages j'ai toujours plus à faire !
]]>
http://www.journaldunedilettante.fr/commentaires-3230997.htmlWed, 20 Feb 2013 01:31:00 +0100http://www.journaldunedilettante.fr/introduction-aux-etudes-sur-le-genre-3230997.html
http://www.journaldunedilettante.fr/lincoln-ce-heros-3230629.htmlLincoln, ce héros Lincoln (par Spielberg) j'ai pensé que ce serait l'un de ces nombreux films que j'aurais bien envie d'aller voir mais finalement non. Puis j'ai entendu que c'était à propos de l'abolition de l'esclavage et ça m'a intéressé davantage, puis enfin on m'a proposé une sortie cinéma (en ce moment je suis plus dans les livres, vous l'aurez remarqué, donc je n'aurais sans doute pas pris l'initiative). J'ai finalement découvert que c'était beaucoup un film politique, un genre que j'apprécie.

Lincoln est donc un film à propos du célèbre président des Etats-Unis, et précisément de son combat pour faire passer le 13ème amendement qui abolit l'esclavage dans tout le pays. Le dilemme : tout cela se passe pendant la guerre de Sécession et, si elle s'arrête et que le pays est réunifié, l'amendement sera jeté aux oubliettes car les députés anti-abolitionnistes reviendront en majorité à la chambre des représentants (et puis si on a plus l'excuse "abolir l'esclavage permettra d'arrêter la guerre", les gens ne seront plus très chauds).

Le personnage de Lincoln est extrêmement mis en valeur. Les Inrocks parlent de cabotinage ascétique, moi je pense au Docteur (mais je pense tout le temps au Docteur) à cause de cet air à la fois grave et malicieux, légèrement autiste. Il raconte des histoires tout le temps, des métaphores. Il a une espèce de délire de toute puissance aussi, mais ça passe bien. On nous montre légèrement ses faiblesses mais j'ai trouvé que c'était typiquement le héros à qui on pardonne tout parce qu'il est complètement héroïque (et très bon, très sincère) (quelque part je suis d'accord pour tout pardonner aux gens sincères...) (mais on me dit que je suis un Bisounours).
 

http://www.journaldunedilettante.fr/images/Vrac/Lincoln.jpg
Encore ai-je oublié de vous parler de la dégaine du personnage, qui ajoute beaucoup à son aura.

J'ai bien accroché (adoré le personnage) et en même temps ce culte de la personne me laisse une sensation bizarre - et je n'ai pas été la seule dans mon groupe d'amis. Elle participe de cette sorte de morale "la fin justifie les moyens" parce qu'on est totalement du côté du héros (il faut dire aussi que sa cause est très juste à nos yeux modernes), donc on a (ou juste "j'ai" ?) envie qu'il réussisse toutes les actions malhonnêtes qu'il entreprend. Même le fait qu'il veuille faire passer ce 13ème amendement, ça nous parait très juste mais il me semble que c'est un peu un empiétement de l'exécutif sur le législatif (en France on est habitués cela dit...).

Pas énormément à dire sur la réalisation, c'est assez grandiose mais on commence à être habitué sur tous ces grands films en costumes, belle musique, tout ça, rien à signaler d'extraordinaire. Précisons tout de même que pour un film de deux heures et demi, on n'a pas vu le temps passer. C'est du bon divertissement, plaisant à voir, qui donne plein d'émotions et qui pose quand même quelques questions (les gens plus cyniques que moi disent "oscarisable"). On a plusieurs niveaux d'intrigue qui se mêlent (avec notamment la vie familiale de Lincoln), ce qui donne du relief au film.

Actualité oblige, avec un pote qui a suivi le débat sur le mariage pour tous on n'a pas arrêté de faire des analogies (bien sûr Lincoln, c'est Taubira). Par contre au début on a été déstabilisés car Lincoln est républicain et ce sont les démocrates qui sont racistes, on était genre "mais, depuis quand c'est les républicains les gentils ?". Il y a aussi les radicaux que j'ai beaucoup aimé, c'est un peu l'extrême gauche (sauf que c'est pas la gauche, du coup, à l'époque), un peu idéalistes, qui sont pour la vraie égalité entre noirs et blancs mais qui ne peuvent pas vraiment l'avouer parce que ça dessert leur cause (le vieux dilemme réformiste/révolutionnaire). Thaddeus Stevens, leur leader, est un personnage génial.

En tous cas ça nous a tous donné envie de se renseigner davantage sur l'histoire politique américaine (notamment : quand est-ce que ce sont les démocrates qui sont devenus anti-racistes ?). Je vous conseille tout de même cette analyse du film que je ne cautionne pas forcément mais qui est intéressante (en fait je pense qu'ils ont raison de critiquer la place des noirs, par contre pour les radicaux je pense que c'est juste une vision réaliste). Sur ce je retourne à mon roman, je n'ai pas pu finir le challenge 1000 mots vu que je suis sortie hier soir mais je compte bien le terminer maintenant !
]]>
http://www.journaldunedilettante.fr/commentaires-3230629.htmlSat, 16 Feb 2013 23:52:00 +0100http://www.journaldunedilettante.fr/lincoln-ce-heros-3230629.html
http://www.journaldunedilettante.fr/challenge-1000-mots-bilan-de-mi-parcours-3230181.htmlChallenge 1000 mots : bilan de mi-parcourshttp://www.journaldunedilettante.fr/images/Vrac/BobDylan-copie-1.jpg
Ceci est une image de Bob Dylan qui était associée au tag "writer". En fait ça n'a à peu près rien à voir mais,
mince, c'est une image de Bob Dylan, qu'est-ce qu'il vous faut ?


Qu'est-ce que le challenge 1000 mots ? Ah, mes amis, vous ne stalkez pas suffisamment mon blog ! Enfin, vous avez de la chance, tout est expliqué ici. Comme cette édition s'étend du 1er au 15 février, il est largement temps de faire un bilan de mi-parcours.

Je suis tout à fait à l'heure et même légèrement en avance (j'essaie de prendre de l'avance car vendredi soir je suis chez une copine et je risque de ne pas pouvoir écrire) avec environ 11 300 mots pour dix jours (je ne compte pas aujourd'hui puisque j'écris tard le soir et que je n'ai pas encore commencé). Pas de problème de ce coté-là, donc, il y a eu un soir où je n'ai pas pu écrire car j'avais trop de travail mais j'ai réussi à le rattraper. J'ai aussi rattrapé les mots que j'avais écrit pendant mon NaNoWriMo et perdus dans le crash de mon OS (et parce que j'étais trop relâchée au niveau des sauvegardes), je n'ai jamais été aussi avancée dans mon roman en terme de quantité, c'est très très cool !

Je suis plus embêtée pour ce qui est de la qualité. Disons le tout net, j'ai l'impression d'écrire de la merde. J'ai l'impression d'écrire toujours la même chose, aussi, que ça manque d'imagination autant que de vraisemblance, que mon style est complètement nul... Heureusement que j'ai le challenge pour m'obliger à continuer. En plus j'ai commencé à lire (enfin, à écouter en livre audio) La Dame aux camélias, ce qui ne peut manquer de m'enfoncer à cause de la comparaison (mon Dieu que c'est beau... Ciel que j'écris mal !).

Un bilan en demi-teintes, donc. J'essaie de rester positive en me disant qu'un premier roman est rarement bon, mais qu'il faut m'accrocher puisqu'on n'écrit pas le deuxième roman (ni le cinquantième) avant le premier !
]]>
http://www.journaldunedilettante.fr/commentaires-3230181.htmlTue, 12 Feb 2013 21:23:00 +0100http://www.journaldunedilettante.fr/challenge-1000-mots-bilan-de-mi-parcours-3230181.html
http://www.journaldunedilettante.fr/the-picture-of-dorian-gray-3229878.htmlThe Picture of Dorian GrayCinquante nuance de Grey (un titre dont la traduction me donne envie de tuer des chatons) mais comme je suis snob j'ai préféré lire The Picture of Dorian Gray (le rapport c'est le Grey/Gray) (c'était un jeu de mot). Je suis doublement snob en fait parce que je le lis en anglais - et même je l'écoute en anglais.

Je vous avais déjà dit que je m'étais mise à écouter des livres audio pour ne plus perdre mon temps dans le bus (SOS psychorigide du temps perdu). Sur le site où je les téléchargeais il y avait des commentaires de non-francophones qui disaient s'en servir pour apprendre le français et que c'était très bien du coup j'ai fait la même chose pour l'anglais. J'ai choisi celui-ci parce que je l'avais déjà lu, mais assez oublié pour avoir envie de le redécouvrir.

Dorian Gray, outre le roman le plus célèbre d'Oscar Wilde, est un homme extrêmement beau et - au début du roman - possédant toute la candeur de la jeunesse. Le peintre Basil Hallward s'éprend de lui et fait son portrait ; Dorian réalise que lui va vieillir tandis que le portrait gardera toujours sa beauté et fait le souhait que ce soit l'inverse. Vous devinez la suite.

Le roman offre une réflexion assez intéressante sur l'apparence et plus généralement le sens de la vie - même si l'écouter en anglais dans le bus n'aura sans doute pas été le mieux pour en saisir toutes les subtilités. A savoir que beaucoup des fameux aphorismes de Wilde (qui me fascinaient adolescente) viennent de là ; on peut en déduire qu'ils ne reflètent pas tous le fond de sa pensée (même si Lord Henry peut paraître un avatar de Wilde, son influence délétère me laisse songeuse).

Au niveau du style je ne me souviens plus très bien ce que ça donnait en français mais en VO c'est très poétique, lyrique même, plein de comparaisons florales et de subtilités (que je n'ai sans doute pas toutes saisies, l'audio, l'anglais, le bus, tout ça, mais assez pour être plongée dans cette ambiance très délicate).

Chose curieuse, j'étais à la bibliothèque aujourd'hui pour accompagner un enfant et au rayon jeunesse j'ai retrouvé la version que j'avais lu quand j'avais, je ne sais plus, 14 ou 15 ans ? *une demi-heure plus tard* Donc voilà c'était la séquence émotion (mais pas autant que quand j'ai retrouvé le premier tome de La Quête d'Ewilan), je l'ai pris en photo avec mon portable et... je n'ai pas réussi à transférer la photo sur mon ordinateur, donc à la place voici une belle photo d'Oscar Wilde. See you soon !


http://www.journaldunedilettante.fr/images/Vrac/OscarWilde.jpg
]]>
http://www.journaldunedilettante.fr/commentaires-3229878.htmlSat, 09 Feb 2013 23:08:00 +0100http://www.journaldunedilettante.fr/the-picture-of-dorian-gray-3229878.html
http://www.journaldunedilettante.fr/pourquoi-la-pma-n-entrainera-pas-la-gpa-3229187.htmlPourquoi la PMA n'entraînera pas la GPA

Je ne sais pas si vous êtes aussi drogués que moi aux sujets de société et le cas échéant au débat sur le mariage pour tous, mais personnellement ma nouvelle émission préférée s'appelle "Direct Assemblée Nationale". Je ne suis pas forcément très objective sur le sujet mais je ne suis pas la seule à trouver que l'argumentaire des opposants est faible : ils passent la moitié de leur temps à parler de la PMA (qui sera dans un texte... on ne sait même plus quand, mais en tous cas pas dans celui-là) et de la GPA (qui n'est souhaitée par personne). 

Leur raisonnement est que le mariage et l'adoption vont entraîner la PMA et la GPA, comme le PACS a entraîné le mariage alors que la gauche prétendait qu'ils n'ouvriraient jamais le mariage aux couples homosexuels. C'est ce qu'exprime clairement Christine Boutin dans cette tribune, dont le titre peut certes prêter à rire (mais pas autant que le contenu donne envie de se taper la tête contre les murs).

Je vois ici une différence fondamentale : vouloir le mariage est une évolution normale du PACS pour un partisan de l'égalité. Peut-être même que beaucoup auraient souhaité ouvrir le mariage dès le départ, mais bien sûr c'était impossible car les conservateurs auraient poussé les hauts-cris. En somme il s'agissait juste de les ménager (comme il s'agit de les ménager en ne votant pas immédiatement la PMA) et ils se débrouillent pour nous le reprocher, tout en criant au passage en force ! (Il y aurait à dire aussi sur le "passage en force" à l'Assemblée...)

Mais pourquoi la GPA ne suivrait pas le même chemin ? Tout simplement parce que, chose qu'ont mal compris les députés de l'opposition, tout le monde est contre. Et pour cause : elle n'est pas une évolution normale de la PMA, elle induit une rupture, la question de la marchandisation du corps de la femme (c'est un peu le même débat que la prostitution et je n'ai pas plus d'avis définitif sur l'un que sur l'autre). On change d'enjeux. C'est un peu comme dire que si on autorise le don d'organe après la mort, on autorise le commerce d'organes.

Quant à l'argument "on sera obligé de faire passer la GPA si on autorise la PMA parce que les gays n'accepteront pas l'inégalité", je voudrais rappeler que la PMA est déjà autorisée pour les couples hétérosexuels. En autorisant la PMA pour les couples de femme on va réduire l'inégalité autant que possible en restant sur le même principe. Là le raisonnement est donc : "mieux vaut une grande inégalité qu'une petite inégalité, parce qu'avec une petite inégalité les gens seront encore plus jaloux".

(Et l'histoire du traitement médical je trouve ça bidon : si on considère que pour des hétérosexuels ne pas pouvoir faire d'enfants est terrible, on doit appliquer ce même raisonnement aux lesbiennes puisqu'on peut résoudre le problème aussi facilement et par le même moyen.)

Je ne veux pas dire que la GPA ne sera jamais autorisée, que la question ne reviendra pas sur le tapis, je veux seulement dire que ce n'est pas l'ouverture du mariage / de l'adoption / de la PMA pour les homosexuel-le-s qui en sera la cause. De toutes façons dans 50 ans on aura des utérus artificiels et il n'y aura plus de problème.
]]>
http://www.journaldunedilettante.fr/commentaires-3229187.htmlSun, 03 Feb 2013 21:46:00 +0100http://www.journaldunedilettante.fr/pourquoi-la-pma-n-entrainera-pas-la-gpa-3229187.html
http://www.journaldunedilettante.fr/challenge-1000-mots-jour-2-extrait-de-pay-per-live-3229086.htmlChallenge 1000 mots, jour 2 / Extrait de Pay per liveChallenge 1000 mots*, qui consiste un peu sur le modèle du NaNoWriMo à écrire 1000 mots par jour. Du coup je continue mon roman (que je n'ai pas avancé depuis la fin du NaNo, j'ai même perdu 10 000 mots lors du crash de mon ordi faute de sauvegarde en ligne assez récente). Je réalise 1. que j'ai un gros problème de concentration 2. que l'avantage de défis comme ceux-là est qu'on ne s'inquiète pas de la qualité de son oeuvre.

*malgré tout le boulot que j'ai déjà et mes copines qui me disent que je suis folle

Si j'écris en dehors de ces cadres je me demande en permanence "est-ce que c'est bien ? est-ce que les gens vont aimer lire ça ? est-ce que ça va apporter quelque chose à la littérature ?". Comme la réponse est probablement non (on réussit rarement un premier roman... le problème c'est qu'il faut bien en passer par là pour écrire un deuxième roman et à fortiori un cinquantième) ça me décourage. Donc j'essaie de rester dans un état d'esprit "écrire pour écrire" mais j'ai quand même envie de le faire lire donc je vais vous poster quelques extraits. 

Celui-ci met en scène un personnage que j'aime beaucoup, probablement mon préféré, quoique je l'aie créé seulement pour un défi pendant le NaNo (je devais placer le nom "Grand Coquin" alors je me suis dit... "tiens, un nom de résistant").

Un minimum de contexte pour comprendre : c'est un monde futuriste, hyper-pollué, où chacun doit payer une taxe sur l'existence sous peine d'être déporté. Il y a des communautés de résistants qui ne peuvent pas / refusent de la payer. Frida, dont le point de vue est utilisé pour ce sous-chapitre, est journaliste ; elle est harcelée par la police car son fils est devenu résistant. Elle voudrait révéler les aspects sombres de la traque des résistants et pour cela elle va rencontrer Grand Coquin, qui travaille dans la police mais aide les résistants.


http://www.journaldunedilettante.fr/images/Vrac/KeepCalmandWriteSomething.jpg
 

Frida

Grand Coquin était un androgyne, aux cheveux bruns mi-longs et aux yeux verts en amande. Frida le rencontra dans un café à deux heures du centre-ville, pour être sûre qu'il ne croiserait pas ses collègues. L'informateur semblait très timide, guettant sans cesse l'expression de son interlocutrice, quêtant un sourire. Cela contrastait avec le courage qu'il avait dû lui falloir pour accepter cette rencontre. Sa voix était très douce mais, lorsqu'il commença à revenir sur les tortures que pratiquait la police, elle se chargea de colère ; ses yeux brillaient d'indignation – peut-être aussi de larmes retenues. Lorsqu'ils en virent à discuter du plan d'action, il avait une demi-douzaine d'idées à lui proposer ; mais aucune n'était légale, et si Gédéon et elle se mettaient à publier un reportage issu de ces sources, ils se retrouveraient croulant sous les amendes.

« Je dois me déclarer comme journaliste et demander l'autorisation d'enregistrer » résuma Frida « mais bien sûr si je fais ça je pourrai constater que tout se passe à merveille dans la police, n'est-ce pas ? »

Grand Coquin acquiesça avec un sourire triste.

« Est-ce que mon témoignage pourrait aider ?
- Il aiderait, mais il ne nous dispenserait pas d'apporter des preuves. Un témoignage seul ne serait pas assez percutant et vu la sensibilité du sujet, il faut frapper fort et en une seule fois. Ils ne nous laisseront pas plusieurs chances.» L'androgyne acquiesça à nouveau. En une demi-heure, il était devenu moins apeuré et ils se sentaient complices dans les difficultés. Frida planta son regard dans le sien.

« Pourquoi prenez-vous tous ces risques ? »

L'androgyne sembla réfléchir, regardant au loin comme s'il avait pu trouver la réponse au fond de la pièce.

« Je suis rentré dans la police très jeune, avec l'idée d'aider mon pays. Je voyais les clandestins comme des personnes dangereuses pour la société, égoïstes et violentes – il y avait des raids à l'époque, contre les camps de transition, des clandestins qui les attaquaient pour récupérer les leurs. Les médias nous montraient les images les plus choquantes. J'étais dans une logique très binaire, les gendarmes et les voleurs, et je voulais être du côté du bien. » Son regard s'enfuit dans le vague. « Et puis j'ai monté les échelons. J'ai arrêté des familles, j'ai... déporté des enfants. J'ai commencé à douter. Pourtant je n'ai pas voulu m'en aller m'en aller, je pensais pouvoir changer le système de l'intérieur. » Il absorba Frida dans ses yeux bordés de cils noirs « Peut-être que je le crois toujours.
- Il ne faut jamais arrêter de se battre » murmura son interlocutrice.

Ils se séparèrent peu après. Cette discussion avait ravivé le cœur de Frida, lui avait donné envie de se battre, mais ils n'avaient pas trouvé comment. Elle y pensait en rentrant à la rédaction. Qu'est-ce que Grand-Coquin serait prêt à faire pour cette enquête ? Beaucoup, bien qu'il n'aie pas beaucoup de pouvoir. Il était pourtant allé jusqu'à proposer de recommander un des deux jeunes reporters pour les faire rentrer dans la police. Elle avait écarté cette proposition généreuse : s'ils se faisaient passer pour des policiers et portaient des mouchards, les images ne seraient pas publiables. Mais si les enregistreurs étaient bien visibles ? Elle se rappelait bien avoir vu des caméras lorsqu'elle était interrogée. Ils devaient les éteindre lorsque la situation tournait au vinaigre. Mais s'ils arrivaient à s'infiltrer dans le commissariat et à rallumer les appareils qui auraient dû être pudiquement éteints ? Ce ne serait pas à proprement parler illégal, puisque c'était le comportement des policiers qui l'était. A peine arrivée à son quartier général, elle se connecta à l'extra-net et laissa un message à l'attention de son informateur : « Pourriez-vous faire embaucher l'un de nous comme agent de sécurité ? Merci pour cette précieuse après-midi. Avec mes meilleurs sentiments. Frida. »

]]>
http://www.journaldunedilettante.fr/commentaires-3229086.htmlSun, 03 Feb 2013 00:13:00 +0100http://www.journaldunedilettante.fr/challenge-1000-mots-jour-2-extrait-de-pay-per-live-3229086.html
http://www.journaldunedilettante.fr/le-manifeste-du-parti-communiste-en-manga-si-si-3228444.htmlLe Manifeste du Parti communiste en manga (si, si)
En plus d'avoir déjà, danger suprême, une librairie entre mon école et mon arrêt de bus, j'ai le malheur d'avoir une amie qui travaille à Gibert. Forcément je lui rends visite à chaque fois que je passe à côté et forcément elle me conseille des livres à chaque fois. Je lui disais donc ce midi "Arrête ! J'ai déjà beaucoup trop de livres à lire ! Tous ceux que j'ai eu à Noël et on m'a aussi conseillé Foucault, Marx...". Sur ce mon amie, qui était justement en train de ranger des mangas, se penche sur la caisse qu'elle met en rayon et en sort le Manifeste du Parti communiste, édition Soleil Manga.

Je jette sur cette étrange apparition un regard halluciné et me met à le feuilleter. Premier contact : argh, c'est en sens de lecture français ! Les dessins ne sont pas terribles, ça correspond assez à ce que je n'aime pas dans le manga (je n'ai pas réussi à trouver de scan mais : les personnages qui ont des têtes pas vraiment humaines, les colosses disproportionnés, de manière générale le cliché du manga). Je suis quand même beaucoup trop curieuse et je n'arrive pas à le reposer. Les -30% que me propose mon amie achèvent de me convaincre.

Ce manga met en scène plusieurs ouvriers révoltés par les rythmes infernaux que leur impose leur patron, qui vont tenter une utopie communiste. Chacun a son caractère et ses opinions, notamment sur les moyens à mettre en œuvre (violence ou pas). Au milieu on a des explications, soit par les personnages soit par Marx et Engels (parfois par les deux, ce qui fait des répétitions). C'est plus théorique que ce à quoi on s'attendrait vu le support, mais c'est quand même aisé à comprendre.

Le manifeste en lui-même explique que la société a toujours été divisée en oppresseurs et oppressés ; il présente de nombreux exemples historiques de révoltes des exploités ; après avoir présenté le contexte du XIXème siècle avec notamment l'industrialisation, il explique que la seule solution pour libérer le prolétariat serait un renversement radical de l'ordre existant. Enfin, il présente les vues de Marx et Engels sur les mouvements politiques des autres pays.

Il est donc possible de faire le Manifeste du Parti communiste en manga - ne doutons plus de rien, mes amis. A savoir qu'ils ont également adapté Le Capital en deux volumes, ce que je serais très curieuse de lire (d'autant qu'il parait que l'essai est assez ardu). Bien sûr il faudra aussi que je lise le vrai Manifeste pour pouvoir comparer. Pour l'instant j'écoute The Picture Of Dorian Gray en livre audio, j'ai pas mal de boulot et, ça n'a rien à voir, il y a les débats à l'Assemblée Nationale sur le mariage pour tous. Du coup je le regarde et si ça vous intéresse je le live-tweete aussi ici.
]]>
http://www.journaldunedilettante.fr/commentaires-3228444.htmlWed, 30 Jan 2013 22:11:00 +0100http://www.journaldunedilettante.fr/le-manifeste-du-parti-communiste-en-manga-si-si-3228444.html
http://www.journaldunedilettante.fr/time-was-soft-there-moi-aussi-je-veux-vivre-dans-une-utopie-socialiste-deguisee-en-librairie-3226588.htmlTime Was Soft There (moi aussi je veux vivre dans une utopie socialiste déguisée en librairie) week-end à Paris (entretien pour un stage à Usbek & Rica, manif en faveur du mariage pour tous, rencontre avec plein de gens cools d'internet) mais je suis clouée à mon canapé par la fatigue. Pourquoi suis-je fatiguée ? Entre autres parce que je me suis couchée vers trois heures du matin, et ce parce que je finissais mon livre. Quel livre ? Attendez, je vous replace un peu de contexte.

Comme vous le savez probablement (non que vous soyez devins mais c'est marqué en haut à gauche) je suis en école de journalisme. Dans mon école il y a des cours d'anglais et donc, en toute logique, un professeur d'anglais. Mais le mien il est un peu plus cool qu'un prof d'anglais normal parce que 1. je le verrais bien dans Doctor Who dans le rôle de Twelve ou Thirteen 2. il est aussi écrivain.

J'ai fini par avoir la curiosité de lire un de ces livres et j'ai commandé (sur Amazon.ca) (l'endroit où travaille Ramona dans Scott Pilgrim, hasard céleste) Time Was Soft There (de Jeremy Mercer donc, parce que ça a beau être mon prof d'anglais à moment donné il faut que je mentionne le nom de l'auteur). C'est autobiographique et ça raconte la période qu'il a vécu en arrivant en France (depuis le Canada donc) lorsqu'il a logé pendant plusieurs mois à la mythique librairie Shakespeare & Company.
 

http://www.journaldunedilettante.fr/images/Vrac/TimeWasSoftHere.jpg

Je devrais poser plus souvent avec un bouquin qui me cache la moitié du visage, ça me va bien. (Cliquez sur l'image pour découvrir mon motif de fierté et de réjouissance démesurées.)


Qu'est-ce que Shakespeare & Company ? (Non parce qu'elle est mythique mais je ne la connaissais pas) Selon son propriétaire, George Whitman (mort en 2011) : "une utopie communiste déguisée en librairie" (anglophone). Concrètement, la boutique hébergeait une petite communauté mouvante dont les seules règles étaient de faire son lit le matin, aider un peu et lire un livre par jour. Autant dire que je suis tout de suite tombée sous le charme du concept.

J'ai beaucoup aimé l'ambiance et les personnages, ça m'a fait rêver, comme me font rêver tous les trucs sur les communautés hippie et les aventures de jeunesse un peu folles. C'est aussi un milieu très littéraire : à peu près n'importe qui peut squatter à Shakespeare & Co, pour une nuit ou pour des mois, mais ce sont tout de même principalement des écrivains. On peut donc voir quelques points communs avec, par exemple, Sur la route, surtout quand on sait qu'en leur temps plusieurs écrivains de la beat generation ont fréquenté cette librairie.

Je ne pourrai pas vous dire grand chose au niveau du style puisque je ne suis pas habituée aux romans en anglais (c'était même le premier que je lisais) mais c'était agréable à lire, surtout une fois que j'ai renoncé à chercher studieusement chaque mot que je ne connaissais pas. Je l'ai lu à peu près aussi vite que Queer Zones, je ne sais pas s'il faut en rire ou en pleurer. D'ailleurs je l'ai fini hier soir alors que je pensais ne le terminer que jeudi.

Comme je suis à Paris ce week-end j'aurais bien aimé passer à Shakespeare & Company mais malheureusement la librairie est fermée pour inventaire en ce moment. J'espère de toutes façons que je serai à la capitale cet été pour mon stage (croisez les doigts pour moi samedi en fin de matinée !) pour faire un tour au bookstore. Pour l'instant c'est pour moi un lieu de roman, mais la pensée que les héros du livre existent réellement (et que j'en connais un) (et que je peux lire la revue dont ils racontent la création) est à la fois étrange est merveilleuse !
]]>
http://www.journaldunedilettante.fr/commentaires-3226588.htmlWed, 23 Jan 2013 23:02:00 +0100http://www.journaldunedilettante.fr/time-was-soft-there-moi-aussi-je-veux-vivre-dans-une-utopie-socialiste-deguisee-en-librairie-3226588.html
http://www.journaldunedilettante.fr/le-rouge-et-le-noir-3226152.htmlLe Rouge et le NoirQueer Zones puis en entamant Time Was Soft There, j'ai écouté dans le bus (et puis aussi ensuite dans mon lit parce que c'était intéressant et que j'avais envie de connaître la suite - et puis 20h quand même si je l'avais écouté une demi-heure par jour j'aurais mis pas mal de temps) Le Rouge et le Noir de Stendhal.

C'est l'histoire de Julien Sorel, jeune fils de charpentier assez érudit (il a appris le latin) qui se retrouve du coup au milieu de gens beaucoup plus riches - notamment chez les Rênal, où il vivra son célèbre amour avec Madame de Rênal (mais contrairement à ce que je croyais ce n'est pas uniquement l'histoire de ces deux-là).

Julien est surtout un jeune homme dévoré par l'ambition, ce qui me l'a rendu assez irritant (même si effectivement on finit par s'y attacher) (mais il est quand même très pénible, un peu comme Levine dans Anna Karénine sauf que Levine fait des histoires pour de vraies raisons alors que Julien deale seulement avec son orgueil).

Si on excepte la relative antipathie du personnage principal [petit spoiler]et le fait que son seul véritable amour est une femme faible le livre est intéressant, le style est pas mal (oui je sais ça doit être un peu hérétique de trouver le style de Stendhal "pas mal") et de manière générale, sans arriver à dire vraiment pourquoi, le roman m'a plu.  Ouais, aujourd'hui c'était un jour où ma critique avait décidé d'être vraiment pourrie.

Un aspect intéressant, notamment, c'est la différence de statut (de classe ?) entre Julien et le milieu dans lequel il évolue, qui lui donne de sacrés complexes. Je dirais même que c'est un sacré moteur de l'intrigue.

Bon sinon en écoutant la préface ça m'a donné envie de lire La Chartreuse de Parme où le personnage a l'air un peu moins énervant. Mais voilà, pile à lire, pile à lire... Même avec une lecture par semaine je n'ai pas l'impression de la voir descendre !

 


http://www.journaldunedilettante.fr/images/Vrac/Lerougeetlenoir.jpg

]]>
http://www.journaldunedilettante.fr/commentaires-3226152.htmlSun, 20 Jan 2013 17:42:00 +0100http://www.journaldunedilettante.fr/le-rouge-et-le-noir-3226152.html