Nous pensions que nous n'aurions absolument pas d'argent pour nous payer ce genre de sortie, nous avions rêvé devant le Moulin Rouge et ses prix exorbitants... Et puis nous avons découvert dans une brochure touristique le Paradis Latin, légèrement moins cher et beaucoup plus près de notre hôtel. Nous cherchions que faire et nous nous sommes dit : soyons fous !
Nous avons donc débarqué à 21h15, en ayant réservé une demi-heure avant, pour une "revue champagne sans boissons" (j'adore cette formule). Nous avons un peu eu peur de nous faire refouler à l'entrée à cause de nos vêtements tout sauf chics (l'option chemise n'avait pas été envisagée dans la valise) mais la foule de touristes mal habillés nous a rasséréné. (Sur le côté, c'est la photo prise par la photographe du cabaret, qu'on a acheté à un prix indécent parce que pour une fois on est bien tous les deux.)
Le spectacle a commencé par un petit numéro en musique des serveurs, avec le maître d'hôtel en travesti (on se disait, aussi, qu'il était très maquillé). Puis le présentateur a commencé à nous parler des longues heures d'entraînement que nécessitaient les spectacles.
On se demandait où il voulait en venir, jusqu'à ce que le rideau s'ouvre sur les danseuses et danseurs "en train de s'entraîner" (un tableau impeccablement chorégraphié, cela va sans dire). Là, on a compris qu'il y avait un certain génie dans les transitions.
Les scènes se sont enchaînée, avec beaucoup d'humour

La photo ci-dessus est tirée d'un tableau sur Roméo et Juliette. J'ai bien ri quand le curé a débarqué en disant "non non non, vous deux, c'est pas possible !" pour les marier. La bonne soeur était jouée par un homme.
A part la danse, il y a eu deux numéros très impressionnants, un trapéziste qui a voltigé dans toute la salle et un serveur qui, juché sur un monocycle de deux mètres, a empilé des tasses sur sa tête avec le pied (si, je vous jure).
De très bons souvenirs, donc, et beaucoup d'idées pour notre jeu. D'ailleurs, si vous êtes une danseuse de cabaret (ou un autre rôle, hein, on ne va pas être difficile), nous vous recherchons activement pour une correspondance, dans le but de mieux appréhender cet univers. On ne sait jamais...

(bon, le portefeuille doit pas dire pareil, mais bon, pour une fois, faisons-le taire celui-là !)