Bien évidemment, trois films mélangés, ça ne veut plus dire grand chose – d'autant que les langues sont mélangées, parfois un personnage parle en français et l'autre lui répond en japonais. On essaie d'identifier chaque film (surtout quand comme moi on n'en a vu qu'un et qu'on l'a passablement oublié), mais ce n'est probablement pas le but (y a-t'il un but ?).
Ils nous ont prévenu au début : l'oeuvre laisse décontenancé et... je ne sais plus quels mots il a utilisé, mais en clair totalement perdu. Je n'ai jamais vraiment réussi à mettre des mots sur toutes ces créations modernes qui parlent à autre chose que notre intellect – en fait, je réalise que je dois être un peu psychorigide – mais j'ai réussi à apprécier ce film. Il faut accepter qu'il parle directement à nos émotions.
A la fin il y a eu un petit dialogue entre le public et les auteurs du film. Un spectateur a suggéré que ce type de manifestations, qui parle davantage à nos émotions et qui implique la présence du concepteur, allait devenir un nouveau type d'art – voire révolutionner le cinéma. J'en suis assez peu convaincue.
D'abord, cela pose un problème de moyens, et puis j'aime trop les histoires pour me satisfaire pleinement de ces happenings (un est très enrichissant, de multiples le seraient moins). Non, si un type d'art plus interactif doit naître ce sera probablement le jeu (comme je le lisais tout à l'heure dans un article sur la théorie du jeu).
Ce montage m'aura en tous cas donné envie de voir les trois films : Bunker Palace Hôtel, Tykho Moon et Immortel, ad vitam. Le dernier est celui qui m'attire le plus (univers tendance cyberpunk, esthétique incroyable), je l'ai déjà vu mais je m'en souviens si peu que je vais probablement le revoir. Dommage que maintenant, on connaisse la fin des trois...

