Au niveau du style, que j'adore, je vous renverrais vers mes articles sur Entretien avec un vampire et Lestat, si ce n'est qu'il est plus varié dans ce dernier roman puisqu'il multiplie les points de vue et les histoires qui s'entrecroisent (procédé parfois frustrant mais délicieux).
Je voulais surtout vous faire part d'une réflexion assez évidente mais qui ne m'est venue que récemment, c'est la similitude entre la tension dramatique du vampire et celle de l'humain. Car, si le vampire mange l'humain, l'humain mange la vache / le cochon / le petit lapin tout mignon.
Je ne veux pas déclencher de débat sur le végétarisme, les études étant déjà bien trop contradictoires, mais le fait est que l'humain est à la base prévu pour manger de la viande (les vampires peuvent aussi être végétariens et ne se nourrir que d'animaux, mais ça ne leur réussit pas).
Deux conclusions : les vampires, si l'on oublie que ce sont nos prédateurs propres, ne sont pas plus méchants que les autres, et Edward Cullen manque définitivement d'intensité dramatique puisqu'il peut être végétarien sans trop en souffrir.
Mon copain est un vampire aussi et je ne fais pas ma pétasse pour autant.
Bref... Anne Rice c'est magique, mais quand on commence à beaucoup en lire, j'ai la triste impression que l'on tourne vite en rond (toujours les mêmes tortures, les mêmes "non dits"... fin bref, c'est peut etre une bonne idée de ne pas tout ingérer ^^')