Dans Entretien avec un vampire, on connait Lestat par le regard de Louis, et il semble beaucoup plus figé et arrogant qu'il ne l'est en réalité. On découvre ici son vrai visage, ses doutes et ses passions. Ses innombrables défauts qui le rendent si humain, si l'on peut dire.
J'adore ce personnage parce qu'il est fou, incorrigible, puéril et doté d'un énorme besoin de reconnaissance. Mais, finalement, c'est peut-être ce qui en fait un héros. (Oui, on se rassure comme on peut. Et pour le besoin d'amour, ça me fait penser à Blonde.)
Pour l'écriture on dirait toujours du velours rouge ou du vin dans une coupe en or - avec toutefois des incursions d'un style plus "jeune" (simple, avec un vocabulaire plus moderne) lorsque les scènes se passent dans les années 80.
Pour le petit pitch, Lestat qui s'était endormi peu après la fin d'Entretien avec un vampire se réveille au début des années 80 et, émerveillé par cette époque, devient chanteur de rock et en profite pour révéler au tout venant sa nature de vampire.
Il ne faut pas s'attendre à trop suivre ce fil cependant, car pour commencer Lestat nous raconte toute sa vie - heureusement, c'est assez bien fait pour que je ne sois pas déçue et il semblerait que ce que j'attendais dans ce livre se trouve dans La reine des damnés.

(Petit aparté qui n'a rien à faire là mais Mlle S., tu ne passe plus par ici ?)

Mais, je n'aime pas la couleur du vin rouge dans une coupe en or. Impression que le vin salit l'or...