VieDeMerde, c'est bien pour s'apercevoir qu'on est pas si malchanceux que ça mais c'est surtout bien drôle... et parfois, les commentaires sont pires que la VDM en elle-même. Parce que les lecteurs ont une fâcheuse manie : celle de juger l'auteur (de préférence sans connaître la situation, sinon ce n'est pas drôle) et de partir en débats infinis.
Pour le coup, le débat est parti de "quelle honte, une mère qui envoie des SMS à son fils au collège" et en est arrivé, après force détours, à discuter de l'intérêt de l'école. L'un dit que si les élèves s'ennuient au point d'envoyer des SMS, le prof doit se poser des questions sur son cours - soit. L'autre lui répond que le prof n'a pas à "draguer ses élèves" et que c'est fou, cette société moderne où on voudrait tout le temps être intéressé. Laïus sur les réunions chiantes à mourir quand ils travailleront, petite morale : c'est ça la vie.
Là je dirais bien "tirons-nous une balle dans la tête", mais je ne tiens pas à ce qu'on me considère définitivement comme une ado rebelle et suicidaire. Tâchons de garder un brin d'objectivité.

J'ouvre donc le débat ici, sur quelques questions assez vastes : l'ennui peut-il être une vertu ? Y a-t-il quelque chose d'honorable à endurer la triste banalité de ce monde et à s'y résigner ? Est-ce que les profs ne sont pas assez pédagogues, ou est-ce que les élèves sont les fruits déplorables d'une société de l'amusement incapable de se concentrer ?
Je crains que les mots utilisés ne trahissent mon propre avis - hormis pour le dernier point sur lequel je suis plus partagée. J'ai du mal à concevoir cette vision ancienne (qui a longtemps été la vision, lorsque les gens passaient leur vie à travailler sans congés payés ni 35h c'était sans doute le seul moyen de ne pas trop souffrir psychologiquement) que l'homme doit se contenter de bien faire son travail et ne pas songer au bonheur (oui, je caricature).
Mais je ne vois pas l'intérêt de bien faire son travail et que le monde tourne rond si cela ne rend personne heureux - sans doute parce que je suis un Bisounours outrageusement privé de cynisme. Bien entendu, il y aura toujours des cours, puis des domaines professionnels qui nous plairont moins que d'autres. Mais partir avec l'état d'esprit "cela doit être ennuyeux, c'est ainsi (c'est étymologique), on n'est pas là pour rigoler" me dépasse.
Parce que merde, on est là pour quoi si ce n'est pas pour rigoler ?

Pour le reste du problème que tu poses (est-ce que le travail sera un jour "rigolo" !), je crains définitivement que non... mais entre "rigolo" et "ennuyeux", il peut y avoir des épithètes comme "fatigant mais passionnant"