L'élément original de Minuit à Paris (tiens, ils ont appris à traduire les titres ?), c'est le voyage dans le temps. Un homme rêveur, auteur pour le cinéma mais qui rêve de publier un roman (qu'il ne montre à personne) et qui est passionné par Paris dans les Années Folles, prend un soir une vieille voiture qui passait et se retrouve en 1920 avec Dali et Hemingway (qu'est-ce qu'il est classe celui-là).
Par contre le reste du film est assez classique pour un Woody Allen : milieu riche (voire BoBo à fond), femmes dont les seules préoccupations sont de recevoir et de décorer leur maison (la fiancée du héros m'a tué), problèmes de couple (ceux-là on se demande même comment ils ont atterri ensemble), révélations existentielles à la fin. Le pitch : deux futurs mariés font un voyage à Paris mais ils sont très différents. Rien de surprenant.
La réflexion sur les époques et sur l'idéalisation du passé ("l'Âge d'or...) pourrait être intéressante mais elle est assez convenue, peu innovante. Dans l'ensemble on passe un bon moment (c'est assez drôle et c'est très beau visuellement) mais ce n'est pas un film mémorable. Venant d'un tel cinéaste, c'est regrettable - d'autant que je n'ai lu que des critiques qui criaient au génie.

