Lady.Dylan

Journal d'une dilettante.

Vendredi 15 octobre 2010 à 0:04

 Malgré les critiques plutôt négatives que j'avais lu je n'envisageais pas de rater le nouveau Woody Allen, Vous allez rencontrer un bel et sombre inconnu (rien que le titre...). J'y suis donc allée sans attente, et s'il est loin d'être le meilleur des Woody Allen, le film reste bon comparé à l'ensemble de la production cinématographique (actuelle, ou pas).

Sylvain dit que c'est un film sur la bêtise humaine, mais alors insistons bien sur le "humaine". Les personnages sont un peu caricaturaux, mais c'est le jeu ; et leurs tracas quoiqu'un peu pathétiques et risibles sont après tout bien compréhensibles. Le vieux qui veut rester jeune, l'écrivain raté, la mère accro à sa voyante (euh, non, ça je ne peux pas comprendre)... 

Ces personnages forment deux couples, centré sur la fille-épouse (de l'écrivain ratée) qui a bien du mal à le supporter. Et (sans qu'il se passe grand chose, d'accord) les situations vont évoluer, les vies... muter. De manière à la fois grave et redoutablement légère, comme un déchirement qui fait sourire malgré soi.

Léger spoiler : On a également reproché à ce film de ne pas avoir de fin ; pour ma part, je trouve cela normal. "C'est la vie", l'expression ne s'est jamais aussi bien appliquée ; et quand on tisse un film sur quatre personnes, de deux générations différentes, cette vie n'a pas vraiment de fin. Conclure vraiment le film aurait été artificiel.

Petit bonus : Woody Allen a vraiment bon goût pour les femmes, et Freida Pinto est la créature la plus parfaite que j'ai jamais vue. Bon, les mecs sont pas terribles, comme d'habitude, quoique certaines trouveront Antonio Banderas séduisant. Dans l'ensemble les acteurs sont parfaits, et la mère est juste époustouflante. On a l'impression qu'elle est comme ça en vraie : timbrée.


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Par JC le Samedi 16 octobre 2010 à 0:11
je ne suis pas trop d'accord pour dire que ce film parle de la bêtise humaine. Pour moi, il s'agirait plutôt de la suite de "Whatever works". Du moment que ça marche, quelle importance de croire qu'on est la descendante d'une princesse égyptienne, ou qu'on prenne son pied avec une gourgandine qui vous pique votre fric. Si on est heureux et qu'on ne le regrette pas, alors, ce chemin en vaut un autre. C'est en tout cas le message que j'ai reçu en voyant ce film, même si je ne suis pas forcément d'accord. C'est surtout un message de tolérance vis-à-vis des autres qui pensent différemment de soi : pourquoi aurions nous forcément raison et les autres tort? C'est assez maso comme conclusion mais si on réfléchit bien ,et dans certaines limites, ça peut être une clé du bonheur et de la paix dans le monde. Voltaire ne disait pas autre chose.
D'ailleurs le film commence et finit sur une citation de Shakespeare assez désabusée sur la futilité de l'existence (bruit, fureur...)
D'accord, ce n'est pas le meilleur W.A. mais il donne aussi à réfléchir.
En conclusion, j'ai bien aimé, moi aussi. JC
Par Lady.Dylan le Samedi 16 octobre 2010 à 16:52
Ce film serait plutôt l'anti Whatever Works, en fait. Les personnages principaux ne sont pas heureux à la fin ! Le père est avec sa pétasse qui le trompe (et il n'est même pas sûr que "son" fils sera de lui), l'écrivain est dans une merde noire vu que si l'autre se réveille il va avoir de gros problèmes, du coup l'indienne qui a quitté son fiancé pour lui risque de ne pas être très heureuse non plus. Son ex-femme est célibataire, abandonnée par l'homme qu'elle voulait (après un gros râteau), elle n'a plus de boulot et pas l'argent pour ouvrir sa galerie. A la limite la seule qui est heureuse c'est la mère, mais elle rend les autres (surtout sa fille) malheureux.
Par JC le Dimanche 17 octobre 2010 à 1:36
Tu n'as pas tort, pour ce qui est de la fin du film. Mais qui dit que ça va rester comme ça? D'ailleurs je soupçonne WA de ne pas avoir donné de fin pour obliger le spectateur à trouver lui même sa bonne solution. Par exemple pour l'écrivain, il y a quantité de solutions dont certaines pas si mal : 1/Le gars qui était dans le coma rechute et meurt.
2/Il ne meurt pas mais pardonne à son copain en comprenant qu'il l'avait cru mort.
3/Le gars sort du coma et ne se souvient plus de rien.
4/ Le gars sort du coma et fait un procès qu'il gagne / qu'il perd.
5 / Freida Pinto pardonne à l'écrivain raté car c'est trop mignon d'avoir volé un manuscrit juste pour la séduire.
6 / Freida Pinto se ravise et épouse le gars à qui elle l'avait promis.
7 / La vie continue d'être une fable racontée par un idiot, pleine de bruit et de führer et qui ne signifie rien, comme disait Goebbels (non je rigole, c'était Shakespeare qui a écrit ça)
Par creu le Samedi 30 octobre 2010 à 13:40
ooo ben moi je voulais emmener flo le voir!! et whatever work est tout simplement génial, c'est le 1e de woody allen que j'ai vue et j'ai adorééééééééééé
bisousss
Par Hazel le Lundi 1er novembre 2010 à 20:34
Je suis totalement d'accord avec toi sur le sujet "F. Pinto". Je ne suis par ailleurs, pas allée voir le film. Je t'annonce aussi - au cas où tu n'aurais pas été mise au courant - que le Hangar a réouvert ses portes. Pour l'instant on ne va pas trop trop publier d'articles (même si tu peux en pondre autant que tu veux et les mettre "en attente de relecture", ils seront en ligne un jour ou l'autre !) mais surtout se charger de (re)gagner des lecteurs; car six mois d'inactivité, ça se sent. En attendant, je t'invite donc à venir voir le nouveau design et les nouveaux articles :)

http://le-hangar.com
Par Lady.Dylan le Lundi 8 novembre 2010 à 19:52
Ce serait avec plaisir, dès que j'ai le temps :)
En ce moment je me retrouve un peu débordée par mon boulot pour la fac.
 

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