Sylvain dit que c'est un film sur la bêtise humaine, mais alors insistons bien sur le "humaine". Les personnages sont un peu caricaturaux, mais c'est le jeu ; et leurs tracas quoiqu'un peu pathétiques et risibles sont après tout bien compréhensibles. Le vieux qui veut rester jeune, l'écrivain raté, la mère accro à sa voyante (euh, non, ça je ne peux pas comprendre)...
Ces personnages forment deux couples, centré sur la fille-épouse (de l'écrivain ratée) qui a bien du mal à le supporter. Et (sans qu'il se passe grand chose, d'accord) les situations vont évoluer, les vies... muter. De manière à la fois grave et redoutablement légère, comme un déchirement qui fait sourire malgré soi.
Léger spoiler : On a également reproché à ce film de ne pas avoir de fin ; pour ma part, je trouve cela normal. "C'est la vie", l'expression ne s'est jamais aussi bien appliquée ; et quand on tisse un film sur quatre personnes, de deux générations différentes, cette vie n'a pas vraiment de fin. Conclure vraiment le film aurait été artificiel.
Petit bonus : Woody Allen a vraiment bon goût pour les femmes, et Freida Pinto est la créature la plus parfaite que j'ai jamais vue. Bon, les mecs sont pas terribles, comme d'habitude, quoique certaines trouveront Antonio Banderas séduisant. Dans l'ensemble les acteurs sont parfaits, et la mère est juste époustouflante. On a l'impression qu'elle est comme ça en vraie : timbrée.


D'ailleurs le film commence et finit sur une citation de Shakespeare assez désabusée sur la futilité de l'existence (bruit, fureur...)
D'accord, ce n'est pas le meilleur W.A. mais il donne aussi à réfléchir.
En conclusion, j'ai bien aimé, moi aussi. JC