Lady.Dylan

Journal d'une dilettante.

Dimanche 19 décembre 2010 à 22:03

 Apocalypse Bébé - sérieusement, Despentes devrait se calmer avec les titres. King Kong Théorie ça passait, c'était girl power, mais là... J'ai ri, quand j'ai vu ce titre (même si ça ne vaut pas Les écureuils de Central Park sont tristes le lundi, de Pancol). Les critiques (j'étais étonnée de voir que Despentes était classée dans les monuments de la rentrée littéraire mais j'en était contente, quand même) n'étaient pas très bonnes, j'hésitais, Sylvain a tranché en me l'offrant pour mon anniversaire.

Le principal reproche qui était fait au livre était son côté un peu manichéen "les hommes ça pue, on est plus heureuse quand on est lesbienne" (le changement d'orientation sexuelle comme résolution de la crise de la quarantaine, en quelque sorte). A la lecture... on ne peut pas le nier. Malgré cela, j'ai bien aimé et j'ai trouvé le livre intéressant - comme s'il avait quelque chose à dire à autre chose que notre esprit, peut-être notre coeur ou nos tripes.

Lucie, détective privée looseuse, a perdu l'adolescente turbulente qu'elle devait surveillée et est sommée de la retrouver ; pour l'aider elle engage La Hyène, créature inquiétante, lesbienne mais sûre d'elle. Ni vraiment cliché ni vraiment innovante, l'histoire poursuit son cours et Valentine l'adolescente, jusqu'à Barcelone.


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Je ne vais pas tout vous raconter mais la fin est assez surprenante, et avant le dénouement on ressent bien l'appréhension et l'impuissance des personnages principaux. Mais ce que j'ai vraiment aimé, ce qui différencie ce livre d'un conte tout simple et un peu moralisateur, c'est le mode sur lequel il est écrit : une bonne partie de la narration est faite à la première personne par Lucie mais de nombreux passages donnent la parole à d'autres personnages.

Cela donne au livre la force de la pluralité, de l'absence de jugement. On rentre dans leurs esprits et dans leurs coeurs ; ce n'est pas un manifeste, ce n'est pas une condamnation. C'est un... cri ? De détresse ou de rage. Avec cette sensation propre à tous les livres de Virginie Despentes, même si son style n'est pas extraordinaire : un déchirement.
Par Rebecca le Dimanche 26 décembre 2010 à 21:42
J'ai lu quatre des livres de Despentes (Baise-moi, Teen Spirit, Bye Bye Blondie, King Kong Théorie) et j'aime beaucoup cette auteure, je vais essayer de trouver son dernier roman.
Par trofimov le Lundi 14 mars 2011 à 9:55
J'ai aimé " apocalypse Bébé " de Virginie Despentes mais c'est vrai que pour aller plus loin dans son oeuvre il faut lire " King Kong Théorie" son essai sur le féminisme . son analyse un peu punk dépote .
 

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