Il faut dire que nous sommes dans l'Espagne franquiste de 1944, au domicile d'un capitaine particulièrement ignoble. Ofélia et sa mère, nouvellement remariée et enceinte du capitaine, viennent d'arriver. On va donc pouvoir mélanger une intrigue réaliste (avec les résistants au franquisme) et une intrigue fantastique issue des rêves d'Ofélia.
Au niveau fantastique, beaucoup de poésie, du déglingué surtout. Le faune (ne cherchez pas Pan, le titre original étant simplement "Le labyrinthe du faune") est un psychopathe notoire - quoique génial.
Le film est très bon, il tient en haleine, il est très beau et très dur à la fois - bien plus que la plupart des films interdits aux moins de douze ans. Mais j'imagine que cette violence est nécessaire - la vie chez les fascistes, c'est pas Licorne-land, et c'est peut-être la réalité visuelle de l'horreur qui rend le film aussi tendu, puissant.
On en sort finalement un peu hébété, comme à la fin d'un rêve. Pas vraiment d'un cauchemar, malgré tout. Certains passages (certaines morts, je n'en dirai pas plus) sont sublimes de tristesse.

Intensité dramatique ou pas, là j'étais morte de rire.

Mais il est vrai que ce film est un chef d'oeuvre du conte, à la fois féérique et horrible. Et l'horreur bien avant tout de son réalisme sur certaines scènes de violence physique...