Mes camarades d'Halloween (que je soupçonne de se moquer pour ne pas avouer que le film les a touchés... c'est eux qui l'ont choisi, après tout) l'ont trouvé pathétique. Je suis d'accord avec eux sur certains points : les ralentis et les effets spéciaux sont à consommer avec modération, certains dialogues sont complètement à côté de la plaque (en même temps, c'est ça qui m'a plu) et il faut aimer les histoires d'amour, sinon ça n'a aucun intérêt.
Coup de chance, derrière ma carapace de gros dur en blouson de cuir (quoi "pas crédible" ?) je suis une romantique des temps anciens. Autant je n'aime pas les comédies à l'eau de rose, autant j'ai aimé cette intrigue un peu tragique, où ils mettent la moitié du film à se décider à s'embrasser. C'est toujours beau, les prémices d'une histoire d'amour, et là on est dans les prémices pendant deux heures, c'est délicieux (quoique certains aient trouvé, je cite, que "c'est trop long, ça ne sert à rien").
Le bonus, c'est l'ambiance. Une jolie B.O. ("je connais cette musique..." "c'est Muse !" merci pour l'inculte que je suis...), de beaux paysages, de beaux acteurs (je récuse l'argument "il est moche, il est trop pâle", même s'il est vrai que les maquillages des vampires sont exagérés) et une ambiance romantico-dépassée (quoique la réalisatrice marque un point pour le choix de la maison des vampires, magnifique et loin de l'image caricaturale du manoir) qui m'a, au final, plus enchantée que l'action elle-même.
Pour replonger dans cette ambiance, je serais bien prête à... tiens, lire les romans de Stephenie Meyer. Et à conclure que non, décidément, il ne faut pas vivre avec son temps.

