Lady.Dylan

Journal d'une dilettante.

Lundi 25 janvier 2010 à 2:13

Si je suis allée voir Gainsbourg, vie héroïque, c'était avant tout pour son scénariste et réalisateur, Joann Sfar (si vous étiez passé à côté de cet étonnant dessinateur de BD, je vous conseille entre autre son excellent Chat du rabin et les aventures philosophiques de son, moins connu, Minuscule mousquetaire). Et j'ai bien eu ce que j'attendais.

Comme je l'espérais, Sfar n'a pas versé dans le biopic basique (genre risqué). Les affiches et le générique nous précisent que c'est un conte, et cette dénomination n'est pas abusive. Le film prend en effet quelques largesses avec la réalité (quoique je ne connaisse pas suffisamment Gainsbourg pour en juger) et notamment tout un côté fantastique, onirique plutôt, comme la représentation de la "gueule" de Gainsbourg (son génie, son double, une marionnette de lui-même caricaturé qui le suit, le conseille et le tourmente).

On se demande quelle est la part de Sfar dans ce Gainsbourg qui, rappelons-le, voulait être peintre avant de devenir musicien. Les dessins et les tableaux sont du réalisateur et, de manière générale, on reconnait sa patte dans l'univers du film. Même la lumière me fait parfois penser à un album du Chat du rabin, toute en bleu et orange.

Niveau acteurs, Eric Elmosnino est parfait. J'ai été assez intriguée par un Boris Vian qui ne ressemblait pas du tout à Boris Vian, avant de reconnaître Philippe Katerine - qui est excellent dans le rôle de par son personnage. La route de notre héros croise une ribambelle de femmes, très belles, Laetitia Casta ressemble étonnamment à Bardot (et elle nous la ferait presque aimer) et par contre Lucy Gordon (la femme parfaite dans Les poupées russes) ne ressemble en rien à Birkin.

La B.O. est belle, appropriée. Le film est léger, sans que cela enlève quoi que ce soit à sa profondeur. Il est parfois très triste mais il en émane une joie désinvolte, peut-être à cause du regard d'Elmosnino-Gainsbourg, de son petit sourire en coin et de sa cigarette. Le premier mot qui m'est venu, parce que je vis toujours dans les années 50 et que je parle comme Le petit Nicolas : ce film, il est "terrible".


http://lady.dylan.cowblog.fr/images/Gainsbourgvieheroique.jpg
Par gaored le Lundi 25 janvier 2010 à 2:26
merci d'avoir visiter mon modeste blog!
moi la scène avec France Gall m'as presque mis mal a l'aise, jetait dans un état de "What the fuck?!" complet mais avec un étrange sentiment d'hilarité ( et aussi de saignage d'oreilles ).
Si je peu me permettre tu écris très bien, et je vais suivre tes conseils et me lancer dans la lecture de l'oeuvre de Joann Sfar
Par link11 le Lundi 25 janvier 2010 à 15:58
il me dit rien ce film :s
Par Aubepine le Lundi 25 janvier 2010 à 17:36
C'est un joli article qui reflete justement le film, meme si personnelement j'ai trouver qu'il était pas tres accessible, si on connait pas cet univers et cette époque je pense que l'on est vite perdu, et que l'on passe a coté du personnage c'est le seul point que je trouve un peu dommage peut etre...Mais c'est sur que visuellement c'est soufflant !
Merci pour ton commentaire ^^
Par krommlech le Mercredi 27 janvier 2010 à 19:07
Ha oui, j'ai trouvé que la fille qui jouais Birkin ressemblait plus à Carla Bruni qu'à Birkin, justement, ça m'a perturbée.
Par Lady.Dylan le Jeudi 28 janvier 2010 à 18:27
Oui, j'ai trouvé aussi !
Par Pilly le Mardi 2 février 2010 à 0:41
Parfaitement résumé ! J'ai aussi pensé ça pour Birkin >_<... mais j'ai effectivement été émerveillée! J'aime beaucoup le bestiaire amoureux de Sfar (on y retrouve les frères Jacques ^^) et puis Gainsbourg, une longue histoire d'amour <3, alors quand Sfar rencontre Gainsbourg, ça fait des étincelles dans les yeux : j'en suis à ma 3ème séance ... (pom pom pom) = )
 

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