Trois épisodes d'une heure, un vieillard aux yeux pétillants (mais qui répète avec mélancolie que tous les gens qu'il a connu dans sa jeunesse sont morts) et un David Tennant dans un personnage qui ressemble assez à celui qu'il aura dans Doctor Who : un énergumène génial, très grave et très léger, sautillant mais dramatique.
Toute l'histoire est sur ce même ton, alternant les moments de joie intense et de grande mélancolie - à mois que l'une ne soit toujours mêlée de l'autre, sans jamais verser dans le moyen. On y découvre que Casanova était profondément amoureux d'une femme et qu'il l'est resté toute sa vie, malgré sa propension naturelle à séduire et à intriguer.
Un scénario très romantique, donc, où les multiples conquêtes de Casanova sont presque passées sous silence après le premier épisode. Ce que j'ai trouvé un peu dommage, c'est que le dernier épisode soit très expéditif, comme si on avait essayé d'y faire rentrer trop de choses. Il aurait mérité d'être plus développé, plutôt que survolé par un Casanova devenu vieux.
L'esthétique de l'époque (que j'adore) est presque respectée, à quelques digressions punks près - je n'arrive pas à savoir si ça me dérange ou pas, en fait, mais heureusement ça reste limité. J'ai beaucoup aimé l'ambiance générale (la musique aussi, mais on a déjà parlé du compositeur).
Je l'ai vu en anglais non sous-titré, c'est la seule version que j'ai trouvé, et j'ai donc compris la moitié des dialogues. Ma prochaine mission est donc de le trouver en version sous-titrée, quitte à acheter le DVD sorti il y a peu en France. Mais hors de question de le prendre en VF, la voix de David Tennant est trop... graw !

