Lady.Dylan

Journal d'une dilettante.

Mardi 10 avril 2012 à 21:29

Je ne sais pas pourquoi, au début je n'avais pas trop envie de regarder Heroes. Une série américaine avec des super-héros, pas mon trip. Et puis quand Sylvain l'a revu, j'ai voulu la revoir avec lui... et on s'est regardé toute la première saison en un week-end (un week-end de trois jours, quand même).

Donc Heroes, ça n'a pas grand chose à voir avec Superman (à part qu'il y a un mec qui vole). Des gens normaux découvrent qu'ils ont des pouvoirs, et pour la plupart ça ne les rend pas trop jouasse (sauf Hiro, le japonais trop cool-trop mignon-trop paumé qui se croit dans un comic). Tout ça à cause d'une histoire d'ADN... sachant que le scientifique qui s'y intéressait s'est fait assassiner, enjoy.

Au milieu de tout ça, un tueur et une mystérieuse organisation traquent les gens qui ont des pouvoirs. Et comme si ça ne suffisait pas, on découvre rapidement que New York va subir une sorte d'apocalypse. Que peut faire un héros à ce moment-là à part sauver le monde ?

Donc ils sauvent le monde (ils galèrent, un peu) mais au milieu ils ont leur propre histoire très humaine – problèmes de couples, problèmes d'amitié, problèmes de couples.  Mention spéciale à Claire la pom-pom girl qui en prend vraiment plein la gueule (comme elle est indestructible physiquement faut bien la faire souffrir un peu psychologiquement). 

J'ai donc beaucoup aimé, l'intrigue m'a tenu en haleine (et même un peu empêché de dormir... j'avais peur de Sylar, de Mr Bennet et du Haïtien [spoiler]avant qu'il ne se mette à parler[/spoiler]) et je me suis bien attachée aux personnages. Comme souvent je salue la musique, qui arrive à rendre vraiment flippantes des scènes banales.

Note : A


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Lundi 2 avril 2012 à 22:00

 On ne pourra pas plaider le manque d'information : à l'occasion des élections présidentielles, on a vu fleurir quantité d'initiatives ludiques pour intéresser les gens à la politique. 

Une idée qu'on a vu décliner en plusieurs sites (Je vote qui en 2012, Quivoter) : le test à base de vrais extraits de programmes, pour choisir son candidat.

Il me semble que cela existait déjà en 2007, mais on n'en parlait pas autant. Si l'utilité est relative pour vraiment choisir son bulletin de vote (j'aurais des affinités avec Nicolas Dupont-Aignan), ces tests ont le mérite d'attirer l'attention sur les programmes.

Plusieurs sites s'intéressent également au système de vote (imparfait, comme je l'expliquais dans mon article sur les élections du futur sur madmoiZelle).

Slate (qui propose pas mal de trucs ludiques malgré un contenu très sérieux) (je pense notamment à leur générateur d'affiches de campagne) (Slate, donc) a organisé un sondage utilisant le jugement majoritaire.

Democrazy
, un autre site, propose de voter avec tous les systèmes électoraux existants et de comparer les résultats. Je vais vous faire une révélation : ils sont tous différents.

Enfin, on trouve des initiatives plus partisanes mais aussi amusantes : le Sarkobingo ("le président finance sa campagne avec l'argent de l'état") ou la campagne anti-abstention d'Eva Joly à base de vidéos de chats.


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Avec tous ça, pourquoi n'a-t'on pas une majorité de personnes intéressées par la politique ? Peut-être parce qu'on surévalue le nombre de personnes intéressées par les vidéos de chat – et par internet.

Peut-être aussi – très probablement – à cause de la perte de confiance et de la désillusion généralisée envers le politique. Mais si vous ne vous occupez pas de politique, la politique s'occupera de vous. Et si vous ne vous sentez pas représenté... engagez-vous ! Nous ne pouvons pas être en démocratie si on abandonne par paresse le commandement à une minorité. Je vous laisse avec une petite citation de Bertolt Brecht :

"Le pire des analphabètes, c’est l’analphabète politique. Il n’écoute pas, ne parle pas, ne participe pas aux événements politiques. Il ne sait pas que le coût de la vie, le prix de haricots et du poisson, le prix de la farine, le loyer, le prix des souliers et des médicaments dépendent des décisions politiques. L’analphabète politique est si bête qu’il s’enorgueillit et gonfle la poitrine pour dire qu’il déteste la politique. Il ne sait pas, l’imbécile, que c’est son ignorance politique qui produit la prostituée, l’enfant de la rue, le voleur, le pire de tous les bandits et surtout le politicien malhonnête, menteur et corrompu, qui lèche les pieds des entreprises nationales et multinationales."

Mardi 27 mars 2012 à 17:01

 La fin de l'année s'approche à vitesse grand V... J'ai terminé mes partiels, ça s'est plutôt bien passé, j'ai même réussi le QCM de droit alors que quand je lis un texte de droit j'ai envie de me taper la tête contre les murs (enfin, je crois que je l'ai réussi) (avec le barème à +0,5 point par bonne réponse et -0,5 par mauvaise, ça peut vite basculer).

Il fait beau, il fait chaud, je suis en short. Journée repos aujourd'hui, heureusement vu la très sympathique soirée d'hier (le BDE avait loué une boite, un a dansé comme des crétins avec les élèves de la classe jusqu'à quatre heures du matin). C'est rare que l'école nous laisse une journée de libre, j'avais prévu plein de trucs et finalement je n'ai pas le temps de grand chose (faut que j'aille chercher les enfants à 17h20).

Donc il faut toujours que je termine ma lettre pour S. (j'ai arrêté d'écrire l'autre jour parce que je devais partir et je ne m'y suis pas remise depuis), que je passe à l'auto-école pour prendre des rendez-vous (mon code périme début juin et je suis persuadée que je n'arriverai jamais à avoir mon permis, ce qui n'aide pas) et que je lise tous les magazines que j'ai en retard (je viens de recevoir le nouveau Monde Diplo, je n'avais pas encore fini le précédent).

A partir de demain et jusqu'à vendredi, je vais faire la vendeuse à la criée : mon école participe au Défi L'Express, des élèves de deuxième et troisième année ont réalisé un supplément spécial Marseille et nous allons essayer de les vendre aux gens (dans les arguments de vente qu'on nous a donné figure "la pitié", je prends note) pour que notre école gagne et que nos CVs gagnent 3 niveaux d'un coup.

Voilà voilà, c'était le bulletin de nouvelles ! A bientôt pour de nouvelles aventures, il faudrait que je vous parle du film Ray que j'ai vu l'autre jour (un oeil sur la télévision, un oeil sur mon ordinateur).


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Mardi 20 mars 2012 à 15:00

Les médias ne parlent que de ça. Les politiques ont annoncé une "pause dans la campagne présidentielle". Dans l'affaire de la fusillade dans une école à Toulouse, tout le monde clame que les mots sont impuissants, qu'il faut garder le silence et faire preuve de retenue. Le silence est là, assourdissant. La retenue, tapageuse. 

Revenons un peu sur les évènements. Il apparait à ce jour que le tueur qui a sévit hier est le même que le meurtrier des soldats à Toulouse et Montauban. Alors que l 'histoire des militaires relevait du fait divers, la fusillade dans l'école est devenue un évènement national – voire international. On la compare à la tuerie d'Oslo. Quatre morts contre 85, la France n'a pas peur de la démesure.
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La Une de Libération, si sobrement émouvante qu'elle en est racoleuse ?


Pendant ce temps-là, je pense aux trois gamines fauchées par une voiture en faisant du stop sur l'autoroute. Je pense aux morts de froid de cet hiver. Je pense aux 25 000 morts de faim par an. Pour eux, pas de minute de silence.

Il y a sans doute eu un mélange de causes : ce sont des enfants, ils sont juifs (on pense donc à un acte antisémite, mais rien n'est prouvé pour l'instant et les militaires qui ont été tués étaient d'origine maghrébine et antillaises), nous sommes en pleine campagne présidentielle. Il faut donc faire bonne impression, sans donner l'impression d'une récupération politique.

En faisant d'un cas de violence isolé un drame national, les politiques et les médias évitent de parler de la violence structurelle, celle qui fait que des gens meurent de faim ou que des adolescentes se retrouvent à marcher sur des autoroutes. Et l'immense respect qui est donné à un cas souligne l'immense désinvolture avec laquelle sont traités tous les autres.

Vendredi 16 mars 2012 à 15:52

Que s'est-il passé pour The Artist ? Comment un film français muet a-t'il pu avoir autant de succès et remporter des récompenses dans le monde entier (comprenez ici l'Angleterre et les Etats-Unis) ? Hé bien... je ne répondrai pas à ces questions, mais par contre j'ai enfin vu le film.

Je n'aime pas spécialement les films muets. Une fois j'ai vu un Laurel et Hardy, ça ne m'a pas du tout fait rire, Charlie Chaplin me réussit un peu mieux mais dans l'ensemble comme je ne suis pas très visuelle, j'accorde beaucoup d'importance aux dialogues. The Artist m'a plu (sans que je ne le trouve transcendant), ce qui est déjà un gage de qualité.

(Détail un peu stupide : j'étais hyper frustrée de ne pas avoir tous les dialogues quand les personnages parlent – seuls les plus importants sont donnés au public sous forme de cartons. Je crois que je suis trop curieuse.)


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L'histoire, que vous avez probablement déjà entendu partout : George Valentin (Jean Dujardin) est une star du cinéma muet qui refuse de se mettre au parlant. Son destin se croise avec celui d'une jeune actrice, Peppy Miller (Bérénice Bejo), qui elle incarne le succès du nouveau cinéma. Evidemment, il y a une histoire d'amour compliquée.

Quelques gags burlesques, mais le film est aussi dramatique puisqu'il montre la déchéance de George Valentin (qui passe quand même tout près de la mort à moment donné). La musique, qui ressemble à celle des orchestres à l'époque du cinéma muet, est essentielle pour faire passer les émotions. Muet, certes, mais pas silencieux.

Ce film semble illustrer le combat entre deux époques. Etant lui-même muet, il prendrait parti pour la plus ancienne, mais [spoiler] il devient parlant à la toute fin [/spoiler]. Une idée de réconciliation, alors, au moment où les films en 3D sont les films parlants des années 1930 ? C'est peut-être à cause de cette micro-philosophie que le film a eu autant de succès.

Note : B+. Un film sympathique, qui réussit à être intéressant et pas trop lent malgré la contrainte qu'il a choisi, mais qui a peut-être été un peu surestimé par la critique. (Si vous comprenez l'engouement, si vous avez adoré, je veux bien des témoignages !)
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