Lady.Dylan

Journal d'une dilettante.

Jeudi 28 juin 2012 à 23:30

On peut aimer un film malgré un personnage principal hautement détestable ; j'en veux pour preuve J. Edgar, le dernier film de Clint Eastwood. Léonardo Di Caprio y interprète J. Edgar Hoover, le fondateur du FBI, et je n'ai pas réussi à dénicher la moindre parcelle d'humanité dans ce personnage (enfin si, il est humain, on voit qu'il souffre etc., mais il parvient toujours à tout gâcher) – je l'ai même trouvé moche, comme quoi il est fort.

Le film se joue sur deux époques : au début des années 70, alors que Hoover est une espèce de monstre sacré qui commence à se faire très très vieux, et dans une période qui va des années 20 à 40 (à la louche), sa jeunesse et la fondation du FBI (qu'il raconte pour en faire un livre, visiblement). En plus de sa vie professionnelle, le film se centre beaucoup sur sa relation avec son associé – du coup c'est professionnel, mais, hum, pas seulement.

C'est un bon film, pas trop chiant malgré ses deux heures et quart, agréable à regarder... mais je l'ai trouvé trop classique. Les musiques sont belles, mais elles sont vues et revues (ou plutôt entendues et ré-entendues). La mise en scène est sage, sobre, sombre aussi – un truc assez habituel pour un film qui parle des zones d'ombre d'un personnage historique.

C'était la critique express du jour, mais comme j'ai pas raconté trop de conneries j'ai l'impression d'avoir dit des choses quand même ! Je voulais garder un souvenir du visionnage, mais je n'avais pas énormément de choses à dire et je crois que je donne toute mon inspiration dans mes articles pro en ce moment...


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Mardi 26 juin 2012 à 22:57

J'ai un copain qui a une culture cinématographique assez énorme, donc c'est encore l'occasion de découvrir des classiques que je n'ai jamais vu. Au programme du week-end dernier : American Beauty, de Sam Mendes, avec Kevin Spacey qui apparemment est un grand acteur que je ne connaissais pas. En tous cas là je l'ai trouvé très bon, il a des expressions assez.... épiques.

Donc Lester (Kevin Spacey) va mourir dans un an, il nous l'annonce dans le générique (en fait, il est déjà mort et il nous raconte sa vie depuis un an). Au début du film sa vie est vraiment minable, quoiqu'assez classique : un job de merde, une femme ennuyeuse avec qui il n'a plus de relation(s), une fille qui le déteste, un quotidien d'une platitude à toute épreuve... 

Mais soudain Lester va avoir le déclic : il va tomber amoureux de (ou juste se mettre à fantasmer sur ?) une amie de sa fille, femme fatale de lycée. Pour lui plaire, et au contact du nouveau jeune voisin (un lycéen lui-aussi) qui deale de la drogue, il va tout envoyer balader pour retrouver sa jeunesse. Même s'il fait peut-être des conneries, cette partie du film est assez exaltante après l'enfermement du début.

J'ai lu de ce film qu'il était une critique au vitriol de la société américaine, et c'est vrai : le carriérisme de la femme de Lester et du milieu dans lequel elle évolue, le patriotisme militaire tendance fascisme (l'homophobie en bonus) du voisin (le père du jeune dealer...), le rêve américain de la belle famille dans une villa qui cache une réalité bien plus glauque...


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Mais il n'y a pas que ça, et ce qui m'a le plus frappé est ce truc un peu poétique, cette espèce de leçon de sagesse qu'apprend Lester à la fin de sa vie sur la beauté, déjà esquissée par le jeune voisin dealer dans la scène du sac plastique et des feuilles mortes... "Parfois je me dis qu'il y a tellement de beauté dans le monde que c'en est insoutenable, que mon coeur est sur le point de s'abandonner" raconte-t-il.

Les musiques sont très chouettes, je suis en train de me réécouter la BO (surtout Any Other Name de Thomas Newman, la mélodie au piano à la fin). Et dans l'ensemble le film est vraiment... bien. Ni drôle ni choquant ni forcément émouvant mais... il est bon. Vraiment bon. Je sais, je sais, je suis une critique de génie.

Pour la petite histoire, American Beauty est le nom des roses que cultive la femme de Lester (et dont on voit les pétales pendant tout le film).

Vendredi 22 juin 2012 à 19:40

Hé ouais les gars (j'ai écrit un article sur le langage non-sexiste, que je m'emploie à respecter, et je continue à appeler tout le monde "les gars"... je m'auto-afflige) ça fait déjà 3 ans que je squatte par ici ! Sur le Journal d'une dilettante, j'entends, parce que Cowblog j'y étais même bien avant ça... Bref, un p'tit bilan ou pas un p'tit bilan ?

Bon on va faire un p'tit bilan parce que déjà récemment il fallait que je vous raconte quelques trucs. Genre que j'ai raté mon permis – voilà, ça c'est pour les potes qui suivent ma vie grâce à mon blog vu que j'arrive pas à donner des nouvelles aux gens. Merde, c'est moi ou je suis un peu amère là ? Bon, voilà, mon code est périmé, c'est de la balle, mais au moins je suis un peu soulagée vu que je n'ai pas à m'en soucier avant la fin de mon stage, soit fin juillet.

Bon la bonne nouvelle c'est que je pourrai réviser le code avec mon copain, vu que lui il doit le passer (pour la première fois, c'est pas un looser comme moi). Ah non parce que ouais, c'est ça le truc que je devais écrire mais que en même temps j'avais pas envie de faire genre une annonce comme sur Facebook (vous avez vu la taille du machin qui se met sur votre profil quand vous vous mettez en couple avec quelqu'un ?).

Donc voilà j'ai un nouveau copain parce qu'on a passé une nuit à discuter ensemble et que c'était cool et... argh, je sais pas quoi écrire sur lui, je suis stressée par le fait qu'il va lire et que si j'écris pas il va me dire "hey mais je compte pas pour toi ?" mais là j'ai un soudain accès de pudeur... (Il mériterait presque que je lui envoie une chanson de Zazie – je dis ça comme une menace mais j'aime bien Zazie).

Donc on va juste dire qu'il est cool et mignon et bouclé et jeune, putain, mais ça faut pas que je l'écrive sinon il va encore me demander "ça te pose problème que je sois jeune ?". Mais non mon chéri, 'fin quand tu auras ton bac ça fera plus adulte quand même, hein. Hem. Désolée Ju pour la plume un peu caustique, tu vois je me gêne moi-même donc je raconte des conneries.


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Je voulais vous mettre une photo de la soirée années 80 d'il y a deux semaines avec mes boucles d'oreilles plumes multicolores qui m'arrivent aux clavicules et mon espèce de banane sur la tête, mais Héloïse les a retiré de Facebook donc je boude et je vous mets une photo où j'ai l'air triste et grave (et qui date d'un mois, mes cheveux ont poussé depuis – d'un seul côté, oui c'est normal si c'est rasé à droite ils ne sont pas tombés tous seuls). (Je trouve que je me surpasse pour les légendes, ça va vous ?)


Je devais pas faire un bilan de l'année, moi ? Y a eu quoi d'autre dans l'année ? Bon apparemment j'ai pas fait de bilan de l'année dernière, c'est bizarre, je fais toujours des bilans d'habitude. Comme Daniel dans E=MC2 mon amour. D'ailleurs j'ai hâte d'être l'année prochaine pour faire un bilan de mes dix ans sur internet

Bref... puisque là on est dans le bilan de blog, faut voir comment ont évolué les articles, on pourrait croire qu'ils sont devenus plus journalistiques vu que je suis en école de journalisme depuis octobre (et pour celleux qui n'ont pas suivi je suis en stage chez madmoiZelle en ce moment), c'était peut-être le cas au début mais là au contraire j'ai l'impression que je lâche tout quand je suis sur le blog donc c'est encore plus le bordel qu'avant.

J'ai un peu hésité à bouger de plateforme, la seule raison pour laquelle je ne l'ai pas faite c'est que je veux garder mes trois ans de bagages et que je ne peux pas les transférer sur un autre blog. Donc je vais essayer de me débrouiller pour installer les trucs que je n'ai pas encore trouvé sur Cowblog : un bouton pour tweeter les articles (c'est pas comme si j'étais trois fois plus sur Twitter que sur Facebook) et une newsletter – enfin un truc pour prévenir des nouveaux articles.

Allez les meufs (j'essaie d'équilibrer avec mon "allez les gars") (je parle de plus en plus comme un kéké, ça aussi c'est grave) (en fait IRL je place "sa mère" à toutes les sauces en ce moment) (donc hier ça donnait "sa mère c'est quoi cette techno de merde, on peut pas aller écouter du classique ?") (je disais donc "allez les meufs") je vous laisse, j'ai du lait sur le feu qui sonne à la porte (j'ai déjà placé cette blague complètement éculée dans un article la semaine dernière, mais je ne m'en lasse pas).

Ah au fait j'ai arrêté de mettre des notes aux films et aux livres, finalement je ne suis pas sûre que ça ajoutait à la clarté du propos et j'aime pas le concept de note.

(Un de mes profs de presse écrite disais "si vous n'avez pas de quoi faire une conclusion, ne faites pas de conclusion". Dont acte.)

Jeudi 14 juin 2012 à 23:49

Je crois que je vais devenir accro aux séries de la BBC. Bon, je vais peut-être un peu vite, seulement deux : Doctor Who et Sherlock, qui partagent de nombreux points communs dont un personnage principal complètement barré et un humour typiquement british. C'est de la seconde dont je veux vous parler aujourd'hui. (Ah oui y avait Casanova aussi.)

Sherlock, donc. Comme son nom l'indique, elle se base sur les oeuvres presque éponymes d'Arthur Conan Doyle. Je ne les ai jamais lues, d'ailleurs, je n'aime pas les polars ; mais regarder la série m'a donné envie de m'y mettre.

Donc voilà : il n'y a pas besoin d'aimer les séries policières pour aimer Sherlock. Je vois un peu les enquêtes comme un prétexte pour faire ressortir le caractère des personnages, le génie du héros et son irrépressible besoin de frimer – ce qui fait qu'au bout de la cinquième fois où Sherlock énumère les détails qui lui ont permis de cerner la personne, ça peut être un peu agaçant, je vous l'accorde

Le truc cool dans Sherlock, c'est Sherlock : intellectuellement génial, humainement à côté de la plaque. Heureusement il y a John "We're not a couple" Watson pour lui rappeler comment réagissent les gens normaux – ceux qui ne gardent pas de tête dans leur frigo.

A part ça les épisodes durent une heure et demi et sont plus ou moins indépendants, il n'y en a que trois par saison et il y a deux saisons. Ce qui m'amène à dire : si vous avez aimé Doctor Who, regardez Sherlock. Ce qui m'amène à parler des points communs des deux séries : 

Leur héros est un personnage hyper intelligent, décalé par rapport au reste du monde à cause de cette intelligence. Il est aussi fondamentalement gentil, bien que parfois ambigu. Il a un compagnon qu'il trimbale partout. Même scénariste pour certains épisodes des deux séries, Steven Moffat.

Voilà voilà, je suis désolée j'ai le cerveau en mode off en ce moment rapport que je passe déjà mes journées à écrire donc mes articles pour le blog ne sont pas terribles donc je ne sais pas trop comment faire une conclusion à part vous dire : Sherlock c'est bon, mangez-en !


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Ah, oui, le dernier point commun... "Run !"

Dimanche 10 juin 2012 à 19:08

Un petit article rapide pour vous parler de la deuxième saison de Game of Thrones, parce qu'en ce moment j'écris surtout sur madmoiZelle et en plus j'ai une nuit blanche dans les pattes (j'ai une vie \o/). Pour une critique de la première saison, c'est par là. La deuxième saison est un peu moins extraordinaire que la première (avis général vu sur le net, que je partage) mais néanmoins toujours très bonne.

Les épisodes sont assez inégaux, il y en a un ou deux qui sont un peu trop gore à mon goût (même si ça reste assez suggéré, mais j'ai une imagination fertile), quelques petites longueurs (comparé à la première saison trépidante d'un bout à l'autre – dites moi si j'idéalise, ça commence à remonter) mais aussi du grandiose, que ce soit au niveau visuel [spoiler](la bataille de la Néra)[/spoiler] ou psychologique (je veux dire, genre, les personnages – j'ai une nuit blanche dans les pattes ok ?).


Mon avis sur l'évolution du scénario
(attention, spoilers saison 2 après l'image)

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J'aime beaucoup l'évolution de certains personnages, et la plupart de ceux que je n'appréciais pas à la première saison me plaisent beaucoup plus (Cersei, le chien de garde, Tywin Lannister) – notable exception : Joffrey. Je crois que tout le monde le détestait de base et vu ce qu'il fait dans cette saison, ça ne risque pas de s'améliorer.

J'aime toujours autant Arya, je trouve l'évolution de Sansa très intéressante (elle m'indifférait auparavant). J'ai aussi adoré le personnage de Jaqen H'ghar (et pas seulement parce qu'il est super classe) (ok, en bonne partie parce qu'il est super classe). Je pensais au début qu'il serait assez insignifiant, mais il parait beaucoup plus important que prévu... j'ai hâte d'en découvrir plus à son propos (enfin, pas exactement à celui de "Jaqen").

J'ai trop hâte aussi de voir ce que va devenir Jon Snow. J'adore le voir flirter avec la fille. Je veux qu'ils se mettent ensemble (si "se mettre ensemble" a un sens quelconque chez les sauvageons). En parlant de couple j'aime bien la nouvelle femme de Rob aussi, et j'aime bien le duo qu'il forme, le fait qu'ils soient différents et qu'elle lui tienne tête.

Bon, sinon Tyrion reste le plus cool du monde, tout va bien.
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