Lady.Dylan

Journal d'une dilettante.

Mardi 25 octobre 2011 à 15:58

 Il y a quelques mois, cherchant un livre à lire, j'ai attrapé dans la bibliothèque de Sylvain le premier tome de La Guerre de la Faille (Raymond E. Feist). On me l'avait conseillé il y a plusieurs années, mais j'étais sortie de ma période fantasy. J'y ai replongé la tête la première. Me voilà avec un article pour parler de quatre tomes (trois à l'origine, mais le premier a été séparé en deux car il était trop long) ; je ferais bien de commencer tout de suite.

La Guerre de la Faille prend place dans les Chroniques de Krondor, qui compte plusieurs sagas - je les lirai probablement à l'occasion, quand j'aurai envie de retrouver cet environnement. L'histoire se déroule dans un univers médiéval-fantastique assez classique, si ce n'est qu'il existe plusieurs mondes et que deux d'entre eux (Midkemia et Kelewan) sont reliés par une faille.

Dans le premier tome, Pug l'apprenti, on rencontre de nombreux personnages possédant chacun leur histoire et leurs intrigues ; c'est un aspect très développé (dans toute la trilogie, mais en particulier au début) et que j'ai beaucoup apprécié. L'évolution des personnages au fil des tomes est énorme, vraiment énorme. Quand on se retourne pour regarder le chemin qu'ils ont parcouru, ça donne presque le vertige.


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La trilogie est très complète : histoires d'amour, intrigues politiques, guerres, exploration d'autres mondes (et descriptions assez psychédéliques, notamment dans le dernier tome Ténèbres sur Séthanon - c'était presque trop "délirant" à mon goût quand Pug voyage entre les univers)... Je me suis même surprise à apprécier les récits de bataille, qui ne me passionnent pas de manière générale.

Feist a un style très agréable, sans trop de fioritures mais juste assez pour retranscrire une ambiance vivante. Certains passages sont drôles, bien que cela ne paraisse que rarement leur intention première ; sans doute est-ce dû à des personnages caustiques (oui, Arutha, je pense à toi). Enfin, il y a un bel équilibre entre les moments joyeux et les scènes de tension ou de drame.

On peut reprocher à cette trilogie d'être un peu cliché (les héros moins que rien qui deviennent des puissants, les batailles gagnées au dernier moment, la magie qui marche "tant que tu crois en toi") mais malgré ce défaut - qui est assez gros mais probablement le seul - je mets bien un A à La Guerre de la Faille, mention "retrouvailles avec la fantasy".

Vendredi 21 octobre 2011 à 22:06

 Je ne suis pas morte ! (Voyez : en journalisme on nous a appris à commencer par l'info la plus importante) (si vous me dîtes que ma survie n'est pas importante, je... je... je vous fais la gueule).

Je ne suis pas morte, donc, mais par contre j'ai (enfin) fait ma rentrée. Non que ce soit une petite mort, au contraire. Mais du coup, je suis très occupée. Et cela fait plusieurs jours que j'attends de pouvoir vous parler de mes cours. Le week-end est arrivé, et avec lui quelques heures pour souffler (pas trop, j'ai une dissertation à faire et je préférerais voir Sylvain que travailler, demain et après-demain). 

Au programme : histoire et panorama des médias, euro-méditerranée (en gros les enjeux qui tournent autour de la méditerranée), culture générale, décryptage de l'actualité / déontologie, "écrire pour être lu", anglais, "formaliser son projet professionnel", radio, technique rédactionnelle et initiation TV. Complet, efficace. Intéressant.


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On a quelques très bons profs, notamment deux qui enseignent à Science Po et qui sont merveilleusement intéressants (enfin, je suis la seule à adorer le prof de culture générale, mais c'est parce qu'il a un côté prof de philo exigeant - et il est écrivain, aussi). Dans l'ensemble les cours sont bien, même s'ils sont longs (deux heures sans pause, c'est physiologiquement impossible de rester concentré).

Je retrouve quelque chose que je n'avais plus ressenti depuis, euh... l'école primaire (comme sensation d'ensemble - ça m'était arrivé mais seulement pour certains cours) : l'exaltation scolaire, l'envie d'apprendre, l'impression d'avoir un cerveau et de m'en servir. J'ai même envie de faire mes devoirs (il faut dire, ce sont des devoirs d'écriture).

J'espère que cet enthousiasme ne retombera pas, et que je ne vais pas courir vers le burn-out. Je suis très occupée parce que j'ai le baby-sitting toutes les fins d'après-midi et le karaté deux soirs par semaine, et comme je veux réserver mes week-end (et une partie de mes mercredi) pour voir Sylvain et éventuellement des amis je suis serrée niveau devoirs. Mais ça me va.

Vendredi 14 octobre 2011 à 23:54

J'ai beau être en permanence dans l'introspection (c'est souvent trop, je crois), beaucoup de mes émotions m'échappent. Parfois, je ne me rends même pas compte que je ressens quelque chose. Mais il y a des signes.

Au permis, par exemple. J'avais l'impression d'être parfaitement calme, mais le stress m'a quand même fait faire n'importe quoi (je vous jure, je ne coupe pas les virages d'habitude). 

Souvent, tout va bien et pourtant je mange sans pouvoir m'arrêter. La compulsion cache le mal, elle l'anesthésie à tel point que je ne sens même plus son existence.

Et hier soir, j'avais l'impression de ne pas être stressée pour ma pré-rentrée. Aucune raison de l'être. Mais j'étais quand même agitée comme une mouche sous acide, j'ai préparé mes affaires à plus de minuit et ce matin je me suis levée à 7h (après une demi-heure à chercher le sommeil) alors que mon réveil était programmé à 8h.

Tout à l'heure pendant l'appel, mon coeur battait la chamade, c'était bizarre. Je devais avoir peur de ne pas être sur la liste - ce qui était totalement impossible vu que j'avais déjà appelé pour connaître mes horaires - ou d'avoir l'air totalement ridicule en levant la main pour signaler ma présence. Je suis un peu inadaptée sociale, quand même.

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Dimanche 9 octobre 2011 à 20:37

 Je viens de regarder la deuxième saison du Visiteur du Futur, et c'est là que je réalise que je ne vous en ai jamais parlé. Le pitch : un homme voyage dans le passé pour agir sur son présent, en 2550, époque où la Terre est totalement ravagée (pluies acides et compagnie).

A savoir immédiatement : le visiteur du futur (on ne connaîtra jamais son nom) est un boulet. A savoir également : Raph (qui se fait martyriser par le visiteur, qui n'arrête pas de débarquer dans sa vie) est un boulet. Aucun personnage n'est vraiment fréquentable, en réalité. C'est parfois un peu lourd, mais c'est ce qui fait l'humour de la série.

La première saison était sympathique, bonne intrigue, quelques acteurs sympas (ah, j'ai oublié de préciser qu'il s'agit d'une web-série amateur - eux ils disent "indépendante" - donc forcément il y a aussi quelques acteurs qui n'ont rien à faire là) et, gros point fort, des personnages marrants.

La deuxième saison est comme la première, avec une intrigue plus chouette à mon goût et quelques progrès au niveau de la réalisation. J'ai regardé les quinze épisodes (assez courts, entre 3 et 28 minutes) en deux jours, donc c'est qu'il n'y a pas trop de sentiment de lassitude : bon point.

En résumé une série très loin d'être inoubliable, mais agréable à regarder quand on s'embête devant son PC. Elle est disponible en intégralité sur Dailymotion, ou tout simplement sur son site. Note finale : B.


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Mardi 4 octobre 2011 à 18:15

J'avais tout préparé : carte d'identité, carnet de conduite accompagnée (avec des trajets écrits à la dernière minute parce que je ne pense jamais à le remplir), enveloppe MAX, vitamine C, bouquin pour attendre (précieux), bouteille d'eau (sauf qu'il n'y avait pas de toilettes donc je n'ai pas osé boire de tout l'après-midi), questions qu'on pouvait me poser, exercices de relaxation (quand ma mère a passé son permis, elle n'a jamais pu démarrer, le stress est de famille).

L'autre élève est passé avant moi, j'ai lu mon bouquin, c'était sans doute le passage le plus agréable de l'examen. Pug était prisonnier et se faisait torturer (un bonbon pour celui qui devine de quel livre il s'agit) (non, chéri, toi ça ne compte pas). Le candidat est revenu au bout de vingt minutes alors que ça aurait dû en prendre trente-cinq.

L'examinateur fait des papiers avec mon moniteur. J'attends qu'il ait fini pour m'installer et faire mes réglages. Dehors, des moniteurs se disputent en criant très fort parce qu'il y en a un qui a dit aux élèves de l'autre que l'examinatrice était une peau de vache, et les élèves ne veulent plus y aller. L'examinateur a fini de faire ses papiers, je fais mes réglages, on dirait que ça l'embête. Le moteur est déjà démarré, c'est moi qui aurait dû le faire.


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Je respire profondément (les gens qui criaient ont augmenté mon rythme cardiaque) et je pars. Je conduis, pas très bien. L'examinateur se plaint que, comme j'ai fait la conduite accompagnée, je devrais être à l'aise. On va sur une route que je ne connais pas. L'examinateur freine à l'entrée d'un virage où j'arrivais trop vite. Drame. Je continue à conduire en respirant profondément.

On rentre au centre, il ne me demande même pas de faire des manoeuvres. Il me pose les questions que j'ai tant révisé, je réponds. Juste. Je rejoins l'autre élève et réalise qu'on n'a pas non plus fait la portion d'autoroute. Comme j'ai fait une erreur éliminatoire, il n'a pas dû le juger utile. L'autre élève ne l'a pas réussi non plus.

On rentre à Marseille, le moniteur conduit, je suis sur la plage du passager. J'écris un sms à Sylvain. Je fais semblant de regarder le paysage pour qu'ils ne remarquent pas que je pleure. C'est tellement cliché, de cacher ses larmes.

Bref, j'ai passé raté mon permis. Quelques mois de galère en plus, des cours ou un baby-sitting qui devront sauter à nouveau. Abandonner les gens m'est désagréable, j'ai déjà été trop lâche pour toute une vie. Je pourrai peut-être me repasser pendant des vacances. Ce n'est qu'une question de temps. Mais j'ai si peur du temps qui passe...
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