Lady.Dylan

Journal d'une dilettante.

Vendredi 30 septembre 2011 à 13:00

Mon emploi du temps de l'année se met en place petit à petit. Bien que je n'aie toujours pas commencé les cours (pré-rentrée le 14 octobre), mes journées sont déjà structurées par mon petit boulot.

Je fais du baby-sitting quatre soirs par semaine, je vais chercher deux enfants (un garçon de 5 ans et une fille de 7 ans) à l'école et je m'en occupe jusqu'à l'arrivée de leur père, vers 19h. 

Hier c'était donc la première fois que je faisais du baby-sitting. Cela fait un peu drôle de se retrouver chez des gens qu'on ne connait pas, qui nous font assez confiance pour nous confier leurs enfants (la mère a quand même été assez pointilleuse sur le recrutement, elle a rencontré plusieurs personnes et je crois que j'ai eu l'avantage grâce à mon BAFA).

Bain, devoirs, un peu de dessin et de jeux, travailler le piano (on n'a pas eu le temps hier), repas... le temps passe vite, on n'a pas le temps de s'ennuyer. C'est étrange (mais agréable) d'être payé autant pour s'occuper de deux enfants que de tout un groupe. C'est beaucoup plus cool (au sens détendu).

Bref, un travail sympa quand on aime les enfants, qu'on tombe sur deux gamins aussi mignons et bien élevés (même si la petite essayait de détourner mon attention pour ne pas faire ses devoirs). Pas mal en complément des études, parce qu'un job plus difficile nerveusement aurait risqué d'être trop prenant.

(Même si mon vrai rêve, c'est de travailler pour madmoiZelle).


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Lundi 12 septembre 2011 à 12:01

Plume m'a transmis le tag "Les sept péchés capitaux" (appliqué aux produits de beauté) donc... c'est parti :

Avarice : le produit le moins cher de ma salle de bain

Sans aucun doute mes produits ELF, un euro chacun. Trois vernis (que je n'utilise plus parce que j'ai recommencé à me ronger les ongles depuis belle lurette), des faux-cils ("au cas où", jamais utilisé) et une palette de fard à paupière noir, gris et blanc (que je n'utilise pas non plus parce que je ne mets jamais de fard à paupière).

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Colère : le produit de beauté qui m'a le plus énervé

Je ne suis pas très prompte à la colère envers les produits de beauté, mais j'ai été particulièrement embêtée par une coloration achetée sur le marché, il y a quelques années. Déjà, j'avais eu les cheveux noir corbeau au lieu de bleu foncé, et ensuite ça les avait fait tomber les semaines suivantes.


Gourmandise : le produit le plus gourmand que j'ai jamais utilisé

Je suis amoureuse des gel douche Dop aux fruits. Celui à la pêche et celui à la cerise, surtout. J'ai toujours envie de les manger !

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Orgueil : le produit qui me donne le plus confiance en moi

Je ne crois pas qu'on puisse vraiment dire qu'un produit me donne confiance en moi, mais quand j'ai mon "vrai faux fond de teint" (Some kind a gorgeous de Benefit) et un peu de terre de soleil (comme m'a montré le vendeur Sephora) je me sens "bien maquillé".

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Luxure : ce que j'aime chez l'autre

Alors là c'est facile, je craque totalement pour Aqua di Gio. D'ailleurs c'est le parfum de mon copain.

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Envie : le produit de beauté que j'aimerais m'offrir

Un de ces jours j'aimerais bien tester le Benetint, cette espèce de blush liquide. Et peut-être un rouge à lèvre en feutre, aussi, ça a l'air marrant (mais il parait que ça dessèche, et j'ai pas besoin de ça).

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Paresse : le produit de beauté que j'ai tendance à zapper


Tout ce qui est crème à mettre tous les jours (sauf à la limite celle pour le visage) : hydratante, anti-cellulite...

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Je transmets le tag à... hum, qui veut, j'ai peur d'embêter les gens. (Il y en a déjà qui se sont plaint que je les ai tagué, alors...)

Dimanche 11 septembre 2011 à 2:27

Je vais avoir vingt ans. Cela fait donc à peu près dix ans que je suis entrée en recherche active d'identité, comme on recherche un emploi. C'était très maladroit au début, j'avais même essayé de regarder la Star Academy (pas longtemps). Au fur et à mesure, je m'identifiais à des gens, j'essayais de faire partie d'un groupe. Je n'ai jamais vraiment réussi.

Si je voulais tellement m'identifier, je crois, c'était pour exister. J'ai à peu près renoncé à appartenir à un groupe, maintenant, mais j'ai connu des moments de doutes très futiles.

Il y a deux ans, j'ai eu une nuit de questionnement à me demander si j'allais essayer de conserver mon poids de 49 kilos (suite à une opération), ce qui ferait de moi une fille légère mais instable (aussi bien physiquement que mentalement, pour ces deux qualificatifs) ou si j'allais accepter de revenir à 51kg, ce qui ferait de moi une fille saine et équilibrée. J'ai aussi connu un bouleversement d'identité quand je me suis coupée les cheveux.

J'ai (presque) fini par accepter d'avoir une identité multiple et complexe... comme la plupart des gens. Une identité si riche que je ne peux lui coller aucun stéréotype.


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Je suis une fille aux cheveux courts. Je suis une étudiante en journalisme. Je suis une ex-étudiante en philosophie. Je suis une boulimique-anorexique. Je suis une adepte des TCC. Je suis quelqu'un d'instable (sans doute une "haute estime de soi instable" selon le livre que je lis en ce moment).

Je suis une surdouée. Je suis une fille très fille dans mes fringues. Je suis (un peu) une pin-up. Je suis une encyclopédie sur plein de sujets comme le sexe ou la drogue (sur la théorie, hein). Je suis une totale amatrice éclectique musicalement (j'écoute plein de trucs mais rarement une discographie entière). Je suis une ancienne grande lectrice qui le redevient parfois.

Je suis une rôliste. Je suis même une créatrice de jeu de rôle. Je suis une geek, dans l'ensemble. Je suis une écrivain qui n'écrit pas. Je suis une féministe. Je suis une relativiste-absolutiste (ce qui revient à dire que je suis un peu deux dans ma tête). Je suis une grosse maladroite. Je suis une karatéka (depuis jeudi dernier). 

Je suis nombreuse. J'oublie sans doute des paragraphes entiers de mon identité, ce n'est pas évident comme exercice. Mais ça permet de le poser là... pour mieux évoluer.

Lundi 5 septembre 2011 à 14:47

 Pour clôturer mon séjour dans la capitale, je tenais à voir un film que j'avais peu de chance de trouver en province : Too Much Pussy! d'Emilie Jouvet. J'en avais entendu parler plusieurs fois, et j'avais donc pas mal d'attentes envers ce qui était présenté comme un documentaire.

J'ai été assez déçue de ce côté-là : certes, c'est un documentaire puisque nous suivons la véritable tournée du Queer X Show ; les scènes de déplacement et de coulisses se mêlent aux extraits du spectacle (et à d'autres scènes fictives, j'y reviendrai). Mais il n'y a pas vraiment de découverte, presque pas d'explication sur les théories queer et le but des numéros.

On voit un groupe de filles qui ont l'air de beaucoup s'amuser, quelques moments de discussion qui restent finalement assez superficiels et où les seules "convictions" apparentes sont l'amour du sexe et de l'exhibition. Le mouvement "sex positive" n'est qu'effleuré, il n'est appliqué qu'à des cas personnels (ce qui est assez étonnant puisqu'il relève de théories générales).


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Le film est également entrecoupé de mini-films pornos lesbiens et, selon ce que j'en ai lu, fictifs. Ils m'ont davantage troublé pour leur côté hors de propos (pour un documentaire) que par leur érotisme (ou quoi que ce soit qui aurait dû être troublant).

Le documentaire ne montre qu'une facette du "queer" : le côté lesbien. Presque aucun homme n'apparaît, presque aucun(e) hétéro, de quoi croire que queer = lesbien (j'ai vu des gens faire cet amalgame). Certes, on ne peut pas forcément le reprocher au film qui montre une réalité en particulier, mais j'ai trouvé ça assez dommage.

Au final, j'ai eu l'impression d'être trop ou trop peu informée sur le queer. Pour quelqu'un qui n'y connait rien, peut-être que le film est une bonne introduction, et peut-être que quelqu'un qui s'y connait bien en saisit les subtilités. Je suis entre deux, et j'ai donc été assez déçue de ne pas arriver à apprécier le film.

Quelques bons points pour conclure : le film est énergique, assez fun, les personnalités sont flamboyantes et la musique est vraiment cool. Pas de note, ce film est vraiment trop particulier.

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