Je vais vous parler d'une
série que je viens de dévorer - on peut bien utiliser ce terme quand on a regardé toute la saison en deux jours, non ? - une série qui a grimpé en un rien de temps dans mon
top 3 en poussant sauvagement True Blood pour arriver à la seconde place, une série dont le niveau d'addictivité se situe juste derrière celui du chocolat :
Game of Thrones.
Je n'étais pas sûre d'aimer, au demeurant : le
médiéval-fantastique, ce n'est pas ma tasse de thé en jeu de rôle et ça fait longtemps que ça ne l'est plus en littérature. Les magiciens à tous les coins de rue ça me tape sur les nerfs, et les batailles
épiques je m'en tamponne l'oreille. Les orcs, c'est folklorique mais je trouve ça un peu surfait.
Mais le miracle s'est opéré : Game of Thrones (en français "
Le Trône de fer") est un entrelacs d'intrigues politiques et d'histoires personnelles, avec quelques combats et du sexe (un peu inutile dans certains cas, mais c'est toujours divertissant). J'ai aimé aussi la multitude des points de vue, qui rajoute un peu de
suspens : quand la caméra passe sur un autre groupe de personnages, on a envie de savoir ce qui se passe pour ceux que l'on quitte.
Il faut savoir que Game of Thrones n'est pas du tout heroic-fantasy, je pense que ça joue dans mon goût pour cette série : le
surnaturel reste discret, cantonné à des
légendes, et ouvrant sur des milliers d'interrogation (ce que je trouve beaucoup plus intéressant qu'un univers où la
magie est considérée comme normale).
Un des intérêts principaux de la série, c'est surtout sa galerie de personnages savoureux :
Tyrion Lannister, le nain mal-aimé par sa famille ultra-noble, qui compense sa faiblesse physique par un esprit acéré (et une ironie à toutes épreuves) ;
Littlefinger, le conseiller du roi qui tient un bordel ;
Arya Stark, la petite fille qui tire mieux à l'arc que son frère (mais qu'on essaie de cantonner à la broderie)...
La
musique est terrible, poignante, elle fait une bonne partie de l'ambiance (oh et regardez-moi
ce générique, trop beau). Les décors sont magnifiques également, comme toute l'esthétique de la série en général. Et on apprécie les petites particularités de l'univers comme les
saisons à géométrie variable.
Enfin, on appréciera que l'auteur ne prenne pas de gants avec ses
personnages (pour ceux qui l'ont vu, pensez : épisode 9), ce qui permet de s'y attacher encore davantage. En résumé, une série très
prenante dont j'attends la suite avec impatience (plus qu'un an à attendre, "lol").