I are. Il y a ce petit animal blessé, élément déséquilibrant, source du trou noir dans ma poitrine (et je ne parle pas d'une absence de seins). Il y a aussi, le plus proche de lui, un petit garçon sauvage. C'est souvent lui que vous rencontrerez quand l'animal blessé hurlera tout en se cachant. Et ensuite plusieurs autres personnes, dont des femmes sans doute, une femme fatale, une jeune fille en fleurs et un adolescent blasé. Cette infinité de personnalités que je ne connais pas bien. Je n'ai accès qu'aux zones les plus profondes, les plus uniques.
Ecole. J'ai supporté la solitude, le rejet et l'ennui. J'ai supporté les moqueries, les insultes et même les coups parfois. J'ai supporté les règlements absurdes, enlève ton chapeau, ne dessine pas en cours. Mais je n'ai pas supporté la chute de mes illusions. (Je pense à quelqu'un en particulier et si elle pouvait mourir dans un attentat - il parait qu'il va y en avoir en France bientôt - je serais presque gaie.) (Il faut que je vous avoue quelque chose : j'ai aimé l'école, autrefois. Cela me semble si loin que ce pourrait être dans une autre vie.)














