Lady.Dylan

Journal d'une dilettante.

Jeudi 30 septembre 2010 à 23:53

Dans les méandres de mon esprit dérangé est né une nouvelle théorie applicable à un petit jeu d'internet. Vous vous souvenez peut-être de ma (très brillante) philosophie de Naturalchimie (ce jeu qui a des similitudes avec Tetris, sauf en alchimie). Il se trouve que, sur le site où je l'ai découvert (KadoKado), un autre jeu a inspiré ma vision du monde.

Kavern est un jeu où on interprète (le tout est d'avoir une définition assez large de l'interprétation) PiouPiou, un charmant petit oiseau (bon, d'accord, une espèce de petite boule vaguement pourvue de plumes). Allez savoir pourquoi, PiouPiou se promène dans le sous-sol et mange des légumes (jamais vu un oiseau pareil).

Ces légumes vous font gagner des points, mais je ne suis pas encore assez marteau pour développer une philosophie là-dessus (quoi qu'on pourrait les voir comme une métaphore de la nourriture de l'esprit). Non, moi ce qui m'intéresse, c'est la manière de se déplacer.

Dans un souterrain, c'est assez logique, on creuse. Il y a la terre, qui se creuse assez facilement même si cela demande de l'énergie, et il y a les pierres. Elles peuvent être détruites, mais cela consomme beaucoup d'énergie. Energie qui se récupère avec des capsules.


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J'ai réalisé que ma manière de considérer le temps était assez semblable à ce système de déplacement. Des moments neutres ou tranquilles, qui demandent peu d'énergie ; des "épreuves" (les cours, souvent, surtout au lycée) qui en demandent beaucoup. Quelques moments de bonheur qui sont mes capsules d'énergie.

Quand j'étais au lycée, je comptais les heures de cours qui me séparaient de ce que j'attendais (voir mon amoureux de l'époque, souvent). Comme les enfants comptent les dodos. Moi, peu importait le temps, tout pouvait se passer à part les heures de cours. Celles-là, je n'étais pas sûre d'en ressortir vivante.

Car c'est tout le drame, toute la difficulté (au moins mentale) : et si je n'avais pas assez d'énergie ? Et je me traîne, et je suffoque. Et je mesure toute la relativité du temps.

Samedi 25 septembre 2010 à 16:02

 Watchmen c'est une histoire de super-héros, mais pas trop. Ils sont super forts, ont quelques gadgets, mais rien à voir avec ceux des comics de Marvel. D'ailleurs, le film (de 2008) est lui-même adapté d'une série de comics des années 80.

Le seul à avoir de véritables pouvoirs est le Dr Manhattan, victime d'un accident nucléaire qui l'a quasiment transformé en dieu (et en colosse bleu qui ne s'habille jamais). Les autres portent des costumes kitschs et, depuis l'interdiction des héros costumés par Nixon, la plupart se sont rangés. Nostalgiques.

Nous sommes en 1985, la menace nucléaire plane sur le monde. Le comédien, un de ces anciens super-héros, est assassiné. Rorschach (héros masqué lui aussi, portant une cagoule aux taches symétriques et mouvantes, merveilleusement - ou épouvantablement - cynique) mène l'enquête. Il y aurait un "tueur de masques" ?

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Le nombre de personnages vraiment profonds explorés en moins de trois heures est incroyable ; on regrettera juste le côté kitsch lié au Dr Manhattan - sa lumière bleue donne à certaines scènes des reflets de porno expérimental 80's ou de délires psychédéliques là où il n'y a pas lieu d'en avoir (le film est plutôt réaliste et amer).

Une grande approbation également pour la BO : Bob Dylan, Simon & Garfunkel, Janis Joplin, Leonard Cohen ne sont que quelques uns des hôtes de marques qui raviront vos oreilles. Très bien coordonnées avec l'action, en plus.

Le plus grand bémol réside dans la violence de certaines scènes ; elle n'est pas gratuite, mais certaines âmes sensibles (pour ne pas me citer) plisseront très fort les yeux à certains moments. Si vous aimez autre chose que les histoires de Bisounours, foncez.

Mardi 21 septembre 2010 à 23:50

Internet est, à n'en pas douter, une mine pour les applications inutile. Même l'Iphone ne proposera jamais un aussi grand choix de jeux en flash (enfin, je suppose, je n'ai pas d'Iphone - et j'adorerais en avoir un juste pour faire des bruits de sabre laser et écraser avec le doigt les hommes qui construisent la tour de Babel).

Et il n'y a pas que les jeux. Il y a aussi une foule de sites allant de l'inutilité la plus abyssale (Hourri \o/) à l'addictivité la plus extrême (je citerais bien Facebook, mais je suis plus accro à Bashfr - et je ne me suis jamais faite au nouveau nom).

Tout ça pour vous parler de la nouvelle inutilité merveilleuse que j'ai découvert : Your World of Text. Pour les nostalgiques du Bloc Note, les artistes de l'ASCII, les gens qui ont des choses à écrire et tous ceux qui ont toujours rêvé d'être maître du monde.

Un gros coup de coeur pour celui de Dieu mais vous pouvez vous regrouper selon vos affinités (un petit indice, celui de "justinbieber" semble être un repaire de haters) et créer le votre juste en tapant ce que vous voulez après le .com/. 

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J'ai créé le mien, mais il est top secret. Je me prends un peu pour la maîtresse du monde, et j'essaie d'appréhender toutes les possibilités de la chose. Quelques pistes : on peut créer des espaces réservés à leur propriétaires, ou encore faire des "trains" (ou des ascenseur, ou whatever) qui vous emmènent à certaines coordonnées.

Seul défaut : l'absence de flèches directionnelles qui rendraient la navigation plus simple ; il faut se déplacer en agrippant l'espace avec son curseur. Ah et au cas où vous vous posiez la question : on n'a pas encore trouvé les limites du Grand Blanc.

Lundi 20 septembre 2010 à 23:26

 Je m'inquiétais un peu à cause du titre, parce que "Ces amours-là" ça sonnait un peu trop mélo. Le seul "résumé" que j'ai vu sur Allociné disait que la femme était créée par ses amours, ça ne m'avait pas réchauffé du tout. Mais bon, c'était du Lelouch, ça ne pouvait pas être mauvais.

Il faut pourtant l'avouer : je suis une grande novice du cinéma et j'avais vu Un homme et une femme et Itinéraire d'un enfant gâté il y a bien trop longtemps pour m'en souvenir. Quelques images de Jules et Jim, peut-être, que j'ai vu un peu plus vieille.

Ceux qui suivent Claude Lelouch depuis longtemps auront donc reconnu énormément de références dans ce "film anniversaire" (il parait qu'il fête ses cinquante ans de cinéma), mais je n'ai pas reconnu grand chose. Pas même Sachka Lelouch qui joue le rôle de son père adolescent et qui, parait-il, "est son portrait craché".

Venons en au fait : Ces amours-là raconte des histoires mêlées, entremêlées autour de celle d'Ilva Lemoine. Dans les années 50, la dame passe en jugement pour avoir tué son mari. C'est son avocat qui va nous raconter comment elle en est arrivée là... et ce n'est pas simple. Et puis, au passage, le petit "Coco", enfant juif que sa mère cache dans un cinéma et qui en développera la passion.

On nous présente donc beaucoup de personnages, et on a au début du mal à comprendre ce qu'ils font là (et pourquoi on nous parle de leur mère). Certains ont détesté ces fioritures compliquées, elles m'ont plu.

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Le problème d'Ilva, c'est qu'elle tombe amoureuse trop vite (vraiment très, très vite, c'en est presque un défaut du film). Parfois des gens qu'il ne faut pas, comme un officier allemand pendant la Seconde Guerre Mondiale. Et son amour passe presque aussi vite.

C'est une fresque historique, mais aussi cinématographique (grande obsession) et musicale (les chansons tiennent une grande place). Emouvante. Elle a le grand mérite (assez rare dans les films) de ne pas proposer une vision manichéenne. C'est aussi de belles images, un savoir-faire. A voir (absolument, ou presque) si on aime les films de ce genre.

Dimanche 19 septembre 2010 à 15:22

 Peut-être à cause de la crise (ne cherchez pas, c'est toujours la faute de la crise), c'est la mode des zombies. Le jeu Hordes (assez vieux, j'en conviens), plein de films d'horreur que je n'ai pas vu parce que je n'aime pas ça, le calendrier 2010 des pin-up zombie (délicieux mélange des genres, et bon appétit), la sortie du jeu de rôle Z-Corps et ce film de 2008 qui a marqué le genre : Bienvenue à Zombieland.

Une bonne parodie qui joue avec tous les clichés possibles : le nerd pas doué, la grosse brute, l'histoire d'amour hyper-prévisible avec LA fille, la morale "les amis, c'est la vie" ; mais aussi des éléments originaux et surprenants : les arnaques des deux soeurs, Bill Murray, les twinkies...

Le film est rythmé, la musique y participe bien (et atteint son summum dans la scène de destruction d'un magasin sur fond de classique) et les effets visuels sont sympas (le nerd a des règles pour survivre à "Zombieland" et ces règles ont une nette tendance à s'afficher n'importe où).

Il y a tout de même quelques scènes où on hésite entre le rire et les larmes (bon, d'accord, juste une moue triste et émue), mais je vais m'arrêter là pour ne pas vous gâcher la petite surprise de Tallahassee (la grosse brute qui comme le veut le cliché est en fait un homme blessé par la vie).

Une bonne marrade, à regarder sans doute en conditions optimales avec une bande de potes, ou en conditions pas du tout optimales avec une assiette de pâtes (ouais, y a quand même du sang).


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