Lady.Dylan

Journal d'une dilettante.

Samedi 28 août 2010 à 0:37

 Ah, les jeux vidéos de nos ancêtres ! Pacman, grâce auquel nous tournerions tous en rond dans le noir si les jeux vidéos nous influençaient vraiment, Space Invaders et son ineffable violence, et surtout, surtout Tetris !

Tetris, c'était cette énorme game boy grise héritée des années 80 et qui traînait chez moi avec une édition de PC Junior datant de 1997 (avec une démo du jeu "la panthère rose" qui m'a longtemps fait rêver). Mais trêve de nostalgie : ici, c'est du sérieux.

Tetris, en fait, c'est une métaphore de la vie. Les problèmes arrivent et il faut trouver un certain angle pour arriver à les poser, sinon ils s'entassent, ils dépassent la limite et on est débordé.

Mais le gros problème de Tetris, son irréalisme, c'était que la seule façon de résoudre les problèmes soient de les "ranger" et qu'ils disparaissent ligne par ligne quand la ligne était complète. Quand vous êtes bourrés de trucs à faire, même si vous êtes organisé, ça ne disparait pas tout seul ?


http://www.journaldunedilettante.fr/images/Vrac/Alchimie.gif

NaturalChimie (et le jeu Alchimie sur KadoKado) résout cette incohérence : pour les faire disparaître (ou plus précisément les réduire), vous devez ranger vos éléments par paquets de trois ou plus pour qu'ils se métamorphosent.

Ainsi, c'est avec vos problèmes que vous allez évoluer. Créer de nouveaux éléments pour avancer, vous surpasser alors que vous croyez être dans une situation critique. Avec un élément vraiment réaliste : parfois vous êtes dans la merde, le destin est contre vous et... vous perdez.

Le franchissement de la ligne, à force de problèmes et d'années de vie accumulé, est donc une représentation de la mort. Bientôt en librairies : Le rôle de Pacman dans le développement personnel.

Mardi 24 août 2010 à 19:30

 Je déteste les romans dont les éditeurs ne se sont pas fendus d'un résumé et ont mis, en lieu et place, un extrait du livre ; mais s'il y a quelque chose que je déteste encore plus, ce sont les spoilers sur la quatrième de couverture ou dans la préface.

La perle, de Steinbeck, cumulait les deux défauts et le fait de savoir que /!\ le fils de Kino meurt à la fin /!\ dès le début de la préface (que, dégoûtée, je n'ai pas lu) m'a un peu refroidie.

J'étais donc de mauvaises dispositions et le côté primitiviste des "petites chansons" incas (je crois) m'a un peu agacé ; mais je me suis vite rendue compte qu'il vivaient à côté de la grande ville des blancs, et le fossé était cruel.

Kino, le héros, est un pêcheur de perles ; un jour, il trouve la plus grosse perle du monde. Mais la (potentielle) richesse apporte le malheur, et il va se retrouver dans une situation très délicate.

Ce destin tragique (et moral), sans échappatoire, m'a un peu lassé ; néanmoins, malgré tous ces défauts, j'ai aimé ce livre ; je suppose donc qu'on peut dire qu'il est bien écrit.

Je serais curieuse de lire d'autres livres de Steinbeck, puisque celui-ci semble une exception à ses romans qui se déroulent en Amérique du Nord, dans une autre culture, et dont le style doit donc être différent.


http://www.journaldunedilettante.fr/images/SteinbeckBandeau.jpg

Dimanche 22 août 2010 à 19:49

 Je vous ai bien donné l'eau à la bouche en vous parlant d'Anoë, le jdr conçu sous LSD ? (Mon Dieu, quelle réputation je lui fais..) Je vais essayer de vous faire baver encore plus : à défaut d'y arriver avec mon style graphique inimitable, les petites particularités du monde d'Anoë devraient produire leur petit effet.

http://www.journaldunedilettante.fr/images/Vrac/Anoejpg.jpg
A savoir que Morline, représentée en pied et en gros plan, est mon personnage, que le zo-eur et le scelin's sont des races jouables, que l'arme codex est vivante et peut mourir d'une crise cardiaque, que le bjut pond des oeufs alcoolisés eux-aussi et que le poubchamp vous suit partout pour manger vos ordures. Tentés ?


Je vais essayer de faire des petites planches de ce type pour tous les jeux de rôle qui m'ont plu, comme des petits aperçus de l'univers. Le prochain : Miles Christi. See you soon !

Vendredi 20 août 2010 à 23:09

J'aime beaucoup Milan Kundera. Il a d'abord été poète avant d'être romancier et cela se ressent, même à travers le filtre de la traduction. Dans La vie est ailleurs, il évoque justement la vie d'un jeune poète.

 Le problème, c'est que Milan Kundera et son héros sont tchécoslovaques (bon, maintenant Kundera n'est plus que tchèque - voire français - mais passons). Et la Tchécoslovaquie juste après la Seconde Guerre Mondiale, ce n'était pas tout à fait l'Eden.

Jaromil (notre poète) va donc devoir se démêler avec sa conscience, ses poèmes, son immaturité, sa mère, l'art moderne, le réalisme socialiste et les révolutions de tout poil.

Le roman est plutôt bon mais manque un peu de souffle (j'ai appris à être exigeante avec cet auteur), notamment dans son enfance et l'invention de "Xavier". Il commence à y avoir un certain enjeu dramatique lorsque ses poèmes rentrent en conflit avec ses convictions.

Un roman agréable et intéressant à lire, donc, mais qui n'entrera pas dans mes préférés. Mais plein de vérités sur l'absolu et ceux qui y croient...


http://www.journaldunedilettante.fr/images/Coeurdepirate.jpg
Coeur de pirate a fait une chanson qui évoque ce livre, et moi à force d'articles
sur Kundera je commence à être à cours de photos de lui.

Mercredi 18 août 2010 à 17:14

 Prenons le monde de Donjons et Dragons. Il y a le côté "aventuriers en quête de gloire qui n'ont pas vraiment de raison d'être là", qui m'agace déjà un peu. Le système de combats est assez lourd, et l'univers plutôt cliché.

Rajoutons à cet univers des champignons variés, une grande variété de cultures possibles (certains pays sont très "asiatisants", d'autres ressemblent à l'Europe, aux Caraïbes...), un système de magie free-forme (laissé à l'imagination du joueur) et une bonne raison de poursuivre leurs quêtes.

Cette raison, elle s'appelle les Réofs. Il s'agit d'une caste dont font partie les PJ (personnages joueurs) et qui sont les héros de la planète. Seulement... le monde n'a plus besoin de héros, et ils se retrouvent à sauver les chats coincés dans les arbres. Vous avez Anoë (clique, ami-lecteur !).

http://www.journaldunedilettante.fr/images/Vrac/Anoerituel.jpg

Le rituel pour devenir un réof. Si vous n'en êtes pas digne, vous n'avez plus de mains.

Pour vous mettre l'eau à la bouche, quelques éléments que vous pourrez retrouver dans l'univers d'Anoë : le poubchamp (un fidèle compagnon fongique qui mange vos ordures), le nemeukitpah (champignon doué de pattes qui s'accroche aux gens pour recevoir sa dose d'affection), le tramway tiré par un élémentaire de terre, le bjut (vache volante au lait alcoolisé), les armes vivantes dont le coeur bat... 

Mais aussi les montures : le méné (cochon d'inde géant), le galicéros (moineau géant sans ailes et avec une corne de rhinocéros) et les races (en plus des traditionnels humains et de plusieurs variété d'elfes) : le huckettin (humanoïde volant et alcoolique) ou le zo-eur (créature improbable tout droit sorti des toons), entre autres....

Pour ma part, j'incarnais une elfe noire assassin. A Bolro (le pays), l'assassinat est considéré comme un moyen d'éviter une guerre, et mon personnage était pétri de sens de la justice - et rechignait à tuer ou à faire souffrir inutilement. Assez contradictoire et torturé pour être intéressant : j'aimerais la garder pour une campagne. Parce que oui, je suis convaincue, et je veux une campagne !

<< Et avant ? | 1 | 2 | 3 | Et après ? >>

Créer un podcast