Lady.Dylan

Journal d'une dilettante.

Vendredi 30 juillet 2010 à 1:55

Malgré mes attentes positives, j'ai encore été agréablement surprise par Inception, le méga-blockbuster avec que des acteurs de la mort (assez déçue de Marion Cotillard par rapport à son rôle dans Les jolies choses, mais j'ai adoré Ellen Page et Di Caprio - qui bonnifie en vieillissant, sans doute de ne plus avoir que des rôles de jeune premier).

Petit topo comme d'habitude pour ceux qui vivent dans une grotte à l'année (j'en fais partie, y a pas de honte) : Cobb et ses amis pratiquent le vol de souvenir en rentrant dans l'inconscient par l'entremise des rêves ; mais on lui demande un jour de pratiquer l'opération inverse (une inception, et on peut même le prononcer à la française, joie pour moi avec mon accent pourri !), beaucoup plus délicate : aller planter une idée dans la tête de quelqu'un.

Certains trouvent le film creux, je trouve qu'il pose au contraire beaucoup de questions, et le rythme rapide (en plus de maintenir le spectateur sous tension, mais ceci est plus subjectif) est sans doute indispensable pour un film qui cumule autant de vies ( /!\ trois rêves superposés mine de rien, plus la réalité ! /!\) et qui dure déjà 2h30 (que je n'ai pas vues passer).

Quelques passages sont vraiment impressionnants (/!\ le moment où Cobb tombe dans la baignoire pour se réveiller, celui où Ariane modifie le décor... /!\) et cela ajoute sans doute au côté prenant du film, mais je ne pense pas que ce soit l'essentiel. Le principe est intéressant, un peu capillotracté mais assez vaste à explorer (je verrais bien un jeu de rôle dans cet univers, tiens.. mais en ce moment, plus je vois de films plus je réalise les liens entre jeu de rôle et cinéma).

Un film à revoir, et qui laisse beaucoup plus à réflexion que la plupart des "blockbuster d'été" (ou de quand que ce soit).


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Lundi 26 juillet 2010 à 0:28

 Il y a un moment, quand j'avais vu les affiches du Labyrinthe de Pan, j'avais pensé à un énième film pour enfants veine Narnia, et tous les gens à qui j'en avais parlé à l'époque imaginaient la même chose. J'avais zappé le sujet, le contexte, l'interdiction aux moins de douze ans. Alors en le voyant j'ai été agréablement surprise, même si je me suis caché les yeux pendant toutes les scènes violentes.

Il faut dire que nous sommes dans l'Espagne franquiste de 1944, au domicile d'un capitaine particulièrement ignoble. Ofélia et sa mère, nouvellement remariée et enceinte du capitaine, viennent d'arriver. On va donc pouvoir mélanger une intrigue réaliste (avec les résistants au franquisme) et une intrigue fantastique issue des rêves d'Ofélia.

Au niveau fantastique, beaucoup de poésie, du déglingué surtout. Le faune (ne cherchez pas Pan, le titre original étant simplement "Le labyrinthe du faune") est un psychopathe notoire - quoique génial.

Le film est très bon, il tient en haleine, il est très beau et très dur à la fois - bien plus que la plupart des films interdits aux moins de douze ans. Mais j'imagine que cette violence est nécessaire - la vie chez les fascistes, c'est pas Licorne-land, et c'est peut-être la réalité visuelle de l'horreur qui rend le film aussi tendu, puissant.

On en sort finalement un peu hébété, comme à la fin d'un rêve. Pas vraiment d'un cauchemar, malgré tout. Certains passages (certaines morts, je n'en dirai pas plus) sont sublimes de tristesse.


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Intensité dramatique ou pas, là j'étais morte de rire.

Samedi 24 juillet 2010 à 22:52

Je classe cet article dans la section théâtre, puisque je vais vous parler d'un spectacle que j'ai vu au Festival d'Avignon, mais je pourrais aussi le ranger dans "musique" : il s'agit de reprises (d'imitations ? la voix ressemble en tous cas) de chansons chantées par Barbara à ses débuts (des chansons écrites pour elle, par elle, mais aussi des chansons de Brassens et de Brel).

J'ai découvert des nouvelles chansons, il y en avait assez peu que je connaissais, on a eu droit à la Petite cantate pour le rappel (j'avoue, j'ai pleuré) et derrière moi il y avait une femme qui connaissait toutes les paroles et qui chantonnait en écho, c'était joli. Je soupçonne aussi les théâtres de régler leur climatisation trop frais pour nous faire croire à des frissons d'émotion, c'est pas possible autrement.

Si vous en avez l'occasion, je vous conseille donc "De l'écluse à la scène", l'un des deux spectacles d'Agnès Ravaux et Guillaume Giraud (au piano et au chant, et qui a aussi une très belle voix). L'autre est "Intimement Barbara", que je n'aurais malheureusement pas le temps de voir.

Et en plus on a pris un verre de vin blanc avec eux après le spectacle, la grande classe. J'ai pu groupiser un peu mais je n'ai pas réussi à décrocher un seul mot. Peut-être parce que j'étais la seule personne de moins de cinquante ans de la salle.


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Jeudi 22 juillet 2010 à 16:26

Je refais plutôt rapidement un article que j'avais écris et perdu à propos de La Reine des Damnés. C'était mon dernier Anne Rice, sans doute, puisque je n'enchaînerai pas sur Le voleur de corps que l'on m'a fortement déconseillé. Je préfère rester sur une bonne impression.

Au niveau du style, que j'adore, je vous renverrais vers mes articles sur Entretien avec un vampire et Lestat, si ce n'est qu'il est plus varié dans ce dernier roman puisqu'il multiplie les points de vue et les histoires qui s'entrecroisent (procédé parfois frustrant mais délicieux).

Je voulais surtout vous faire part d'une réflexion assez évidente mais qui ne m'est venue que récemment, c'est la similitude entre la tension dramatique du vampire et celle de l'humain. Car, si le vampire mange l'humain, l'humain mange la vache / le cochon / le petit lapin tout mignon.

Je ne veux pas déclencher de débat sur le végétarisme, les études étant déjà bien trop contradictoires, mais le fait est que l'humain est à la base prévu pour manger de la viande (les vampires peuvent aussi être végétariens et ne se nourrir que d'animaux, mais ça ne leur réussit pas).

Deux conclusions : les vampires, si l'on oublie que ce sont nos prédateurs propres, ne sont pas plus méchants que les autres, et Edward Cullen manque définitivement d'intensité dramatique puisqu'il peut être végétarien sans trop en souffrir.
http://www.journaldunedilettante.fr/images/Myboyfriendisavampire.jpgMon copain est un vampire aussi et je ne fais pas ma pétasse pour autant.

Lundi 19 juillet 2010 à 15:22

Je suis de retour avec mon amoureux :)

http://www.journaldunedilettante.fr/images/Dream.jpg

(Arc-en-ciel, poney et chaton dans mon cœur... A propos de chaton, il y en a un très mignon que j'essaie de photographier mais ça bouge, ces bestioles. Et j'aimerais savoir faire des photos aussi belles pour faire rêver les gens.)

(Rien à voir mais j'ai fini - oui, je sais, "enfin !" - la Reine des Damnés, alors article à venir dès que j'en aurai le courage et que je saurai me servir du clavier sur lequel je suis, parce que là je squatte un ordi et j'appuie sur Tab à chaque fois que je veux faire un A... Dès fois, taper à l'instinct ça dessert - rien à voir avec les crêpes et les glaces.)

(Ouais, je vais m'attirer plein de recherches Google en parlant de choses appétissantes ! Pas autant qu'avec des références pornographiques, notez. Nichon.)

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