Lady.Dylan

Journal d'une dilettante.

Jeudi 27 mai 2010 à 16:40

Pour une raison quelconque, vous avez décidé de renoncer à votre santé mentale ? Pas de partenaires pour jouer à Kult, Crimes ou Chtulu ? Vous avez encore une solution, en jeu vidéo cette fois : Portal !

Disponible (à l'époque gratuitement, mais maintenant il est payant) sur la plateforme de téléchargement Steam, Portal est un FPS qui garantit quelques heures de prise de tête (il est rapide à finir, mais on le ferme plusieurs fois de frustration de ne pas y arriver).

Le principe ? Se déplacer (ou déplacer des cubes lestés, ou des boules d'énergies) dans une (ou quelques) pièces grâce à des portails inter-dimensionnels. Apparemment, nous sommes là pour une expérience scientifique, et ça peut être risqué. Mais il y a du gâteau.

Pourquoi prise de tête ? Parce que passé les niveaux qui nous apprennent à nous déplacer entre les portails, puis à les créer, il faut une réflexion solide (et pas mal de chance et d'habileté - ma bête noire) pour tromper les champs magnétiques (?) qui empêchent les objets de passer quand on doit amener un cube sur son socle, par exemple.

Mention spéciale à l'intelligence artificielle qui nous guide dans les salles d'expérience. Menteuse (elle le dit elle-même), cynique... Elle ajoute énormément à ce jeu qui serait sinon un simple casse-tête.


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Le niveau auquel je suis actuellement bloquée - le 15, je crois.
Ce soir je retourne me tuer les neurones sur l'ordinateur de Sylvain,
jusqu'à en taper le clavier sur le mur...


Pour vous faire une idée gratuitement (je ne sais pas ce qu'elle vaut mais il n'y a pas l'attrait des graphismes ni des paroles de l'intelligence artificielle)  : la version flash.

Mardi 25 mai 2010 à 14:40

 Après une courte nuit de sommeil (que j'ai prolongé en maugréant et en me rendormant pour une heure, laissant Florent et Sylvain seuls - je suis une meilleure amie et une copine indigne), nous nous retrouvons dimanche matin pour la suite du tournoi de jeu de rôle. Surprise : je ne suis pas avec Florent, mais je suis à mon premier choix, Crimes, et avec l'auteur, Yann Lefebvre. Inespéré. Je cours jusqu'à ma salle, j'étais presque en retard.

Tiens, un des joueurs de ma table a tellement porté le tee-shirt qu'on lui a offert l'an dernier qu'il est devenu marron. La plupart des joueurs (nous sommes quatre en plus du meneur) sont des têtes connues, du FIJC ou d'hier. L'auteur ressemble à Arsène Lupin, tel que je l'imagine - rien à voir avec Romain Duris.

Incapable de choisir entre les deux personnages féminins, je laisse la femme de la table prendre l'écrivain (bon choix puisqu'elle nous pondra même une ébauche de roman sur la table en papier) et me retrouve avec la danseuse. Parfait, ça me changera. Florent vient m'emprunter mes lunettes de soleil - mais que va-t'il en faire ? en fait, c'était pour jouer une espèce de savant fou avec des lunettes bizarres.

La partie est assez marquante, l'ambiance très bien décrite (normal, puisque nous jouons avec son créateur). Ici aussi, notre santé mentale baisse au fur et à mesure de la partie puisque nous sommes confrontés à un cirque qui pratique d'étranges tours de magie, au double mort de l'un de nous et à une poupée qui a mal quand on lui plante une épingle dedans.

Le summum (pour nous les joueurs) est la description de la femme haltérophile qui tracte des poids avec des crochets placés sous ses omoplates. Test de résistance psychologique, l'une de nous le rate. Encouragée par le MJ, elle crie vraiment. C'est bon, on a encore amélioré la réputation de Crimes...

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Charlotte en ouvreuse de cinéma "blond vénitien" pour le défi Brain Soda

A la fin, on s'en sort presque bien (tous vivants et aucun fou, c'est déjà une belle performance) mais plus tôt que les autres tables, car les auteurs devaient partir. On fait une partie d'un jeu dont j'ai oublié le nom puis je vais comater dans mon coin. Assise par terre dehors, je vois passer un garçon avec des chaussures à talons à la main et visiblement mal au pieds. Normal. Il semblerait que le travesti d'hier, à Brain Soda, ait des séquelles. 

Vient enfin la remise des lots. Superbe discours de Ben, le président, quand même beaucoup plus marrant qu'à Cannes. Classement des joueurs, je suis assise par terre avec Florent et suis assez éberluée d'être classée 21ème (seuls les 25 premiers sont classés, les autres ont "seulement" droit au tee-shirt). Je reçois Dixit, un jeu que j'avais vu plusieurs fois mais auquel je n'avais jamais joué. Au vu des règles, il a l'air sympathique.

Malheureusement nous devons nous enfuir avant le classement des MJs si nous tenons à avoir un bus. Pour nous trois, la convention se termine ici. Enfin un peu de repos (pour Sylvain, surtout) et... à l'année prochaine !

Lundi 24 mai 2010 à 20:18

 Comme promis (je fais pas des teasers de ouf en l'air), un petit compte-rendu de ce super week-end à Il était une fois Onyria (une convention de jeu de rôle, pour ceux qui viennent de Mars - ben quoi, Onyria est pas mondialement connue ?).

Le samedi matin, euh... on a mis les nappes sur les tables, mais je ne suis pas sûre que ça fasse vraiment partie du compte-rendu ! (Vous pouvez venir sans crainte, on n'oblige pas les participants à aider à l'organisation, c'est juste parce que j'étais avec Sylvain et qu'on est donc venus deux heures avant l'ouverture.) 

A dix heures (ouverture au public) j'ai retrouvé Florent, on l'a inscrit et on a entamé une partie de Citadelles (un jeu de cartes) en attrapant des gens au hasard dans la foule et en les obligeant à jouer avec nous (vous pouvez peut-être venir avec crainte, en fait). Puis nous avons fait deux pas et demi vers la buvette et j'ai goûté "Le nain", l'un des merveilleux sandwichs avec du chèvre, du miel et de la confiture d'oignon. 

Vers treize heures, annonce de la répartition des joueurs. Je n'étais pas à Shadowrun, mon premier choix, mais j'étais avec Florent comme je l'avais demandé, à L'appel de Chtulhu (je me rends compte que mes jeux préférés sont ceux où le système comprend un indicateur de santé mentale, qui baisse au fur et à mesure de la partie).

Nous jouions des résistants pendant la Seconde Guerre Mondiale, moi une infirmière juive mais le meilleur personnage était sans doute la nonne (tendance Soeur Marie-Thérèse des Batignolles) qui ne pensait qu'à casser du nazi et qui a tué un prêtre cultiste à coup de cierges. La partie n'était pas trop angoissante (il parait qu'avec le même scénario, une autre MJ a terrifié ses joueurs) mais très sympa.

Après avoir quitté la partie (qui en était heureusement à son épilogue) à vingt-et-une heure avec une précipitation inutile, puisque j'ai appris que, plusieurs parties n'étant pas finies (mais certaines autres tables ont continué jusqu'à trois heures du matin !), le Défi Brain Soda avait été retardé d'une heure. Nous avons attendu un bon moment mais cela valait le coup, puisque nous avons enfin vu arriver plusieurs orgas avec des déguisements très bien faits. 

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Yun en japonaise. "Kawaiiii", comme diraient certaines.

Qu'est-ce que le défi Brain Soda ? Tout d'abord, Brain Soda est un jeu où l'on joue des acteurs de film d'horreur de série Z. Ambiance. Et le défi rassemblait plusieurs tables de ce jeu avec décors et figurants déguisés. Nous avions fait une table "spéciales filles" (plus un travesti, il nous manquait quelqu'un), alors ça criait fort.

Pour aller chercher nos fiches de personnages, nous devions aller dans les toilettes éteintes et maculées de peinture rouge, avec un zombie qui nous accueillait à l'entrée et une lampe de poche pour quatre. J'ai pris plus ou moins au hasard le "thon intello meilleure amie" (dans la catégorie "teen-movie") et j'ai sorti mes lunettes de geek (que je n'arrive pas à assumer dans d'autres situations).

Nous avons eu droit pendant la partie à l'intervention du CSA ("cachez le sang ! rhabillez les filles !") et, entre autres, au passage pub (où nous avons versé un liquide bleu sur une serviette hygiénique, le pied) et la touriste japonaise qui demande un autographe. Une fois morts, nous piochions (en mettant la main dans un truc dégueulasse non identifié) un numéro qui nous donnait le droit d'aller interférer dans les autres tables. 

Je me rends compte que cet article est déjà outrageusement long alors je laisse la journée de dimanche pour plus tard, et je vous laisse sur le portail d'Onyria, territoire d'accueil pour les pédophiles anonymes (quoi "arrête, tu fais peur aux gens" ?).

Jeudi 20 mai 2010 à 17:14

Je n'ai pas encore compris comment regarder sur Google les recherches qui ont mené sur notre blog, mais grâce à Blog-It Express (l'hébergeur de mon "mini-journal" sur le côté), je peux voir "d'où viennent [mes] visiteurs". Et comme d'habitude, il y en a certains assez marrants. Florilège de "comment les gens atterrissent ici" :

"Lady Dylan" (je ne me savais pas recherchée !)
"Blagues sur les camionneuses" (je n'en connais pas, désolée)
"Seins naissant de jeunes filles" (j'étais sûre que mon blog était un repère de pédophiles)
"Mon mari me serre un corset" (pas moi, mais grand bien vous en fasse)
"DVD apprendre à faire les sushis" (si je savais les faire, déjà...)
"Que doit on penser des Pokémons" (ce que tu veux, on est pas là pour penser à ta place)
"Déguisement Laura Ingalls" (des tresses et une robe à fleur, ça suffit pas ?)
"Heroquest règles moine de peste" (désolée, je ne fais pas de jeux de plateau)

Et, le meilleur : "je t'aime grave Dylan tes tout pour moi". Je cherche toujours à comprendre comment on peut être amené à taper ça dans une barre de recherche.


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<teaser> En parlant de pédophiles, ce week-end je vais au Festival Onyria, la même chose que le FIJC (mais si, rappelez-vous !) mais en plus mieux parce que c'est Sylvain (entre autres, hein, c'est pas Chuck Norris) qui l'organise. Je vous en dirai des nouvelles ! </teaser>

Mercredi 19 mai 2010 à 20:12

Une fois n'est pas coutume, et suite à l'article A ton âge j'attrapais des Pokémons, pas des MST ! (qui est quand même le plus populaire de ce blog, y a pas de justice), je voulais rétablir (un certain côté de) la vérité. Parce que beaucoup de monde m'a dit (en réaction à cette article mais aussi simplement en apprenant que j'allais passer mon BAFA  / travailler en centre aéré) "je ne sais pas comment tu fais !".

Alors que... les enfants, c'est quand même vachement bien. Liste des petits trucs (petits actes et petites phrases) qui font plaisir :

- Les voir se passionner pour un projet qu'on fait avec eux. S'y investir, le faire leur (ou que ce soit leur projet à la base et les aider à le mener à bien).

- "Ce que j'aime bien chez toi c'est que tu es tout le temps souriante. Même quand tu viens de nous engueuler, tu souris."

- Les voir évoluer. En fait j'adorerais, mais je dois me contenter d'imaginer ce qu'ils deviendront plus tard. Il y en a qui seront des gens super, j'en suis sûre.

- "Dis, c'est quand que tu reviens dans notre groupe ?" (Venant de plusieurs petites des 6-8 ans que j'ai eu pendant les vacances... c'est bon pour l'égo !)

- "Tu fais toujours des choses bizarres, mais à la fin c'est super." (Je faisais du parchemin en brûlant des feuilles et en les passant au café. Venant d'une petite très froide d'habitude, ça fait bien plaisir.)

- Les câlins, les petites (surtout dans les 6-8 ans) qui se ruent sur toi le matin pour te prendre dans leurs bras (enfin, leurs mini-bras). Encore plus gratifiant quand elles continuent après que tu ne sois plus dans leur groupe.

- L'adoration quand tu fais un dessin, ou un truc qu'eux ne maitrisent pas bien (forcément). Bon, forcément, avoir l'impression de bien dessiner en comparaison d'enfants, c'est facile, mais... ça fait plaisir quand même.

- Se rendre compte que certains, surtout vers dix ans, sont plus évolués que certains adultes. On peut avoir des discussions intéressantes avec des enfants. (Bon, bien sûr, on passe pas mal de temps à expliquer mais... cela nous amène au point suivant !)

- Leur apprendre des choses. Ce doit être mon côté pédagogue, mais j'aime bien ça. De nouveaux mots, de nouveaux concepts...

Bon, bien sûr en compensation on a l'éternelle franchise des enfants, les "t'es grosse" et autres "t'es enceinte ou t'as mis un coussin ?" (quoique celui-ci je penche pour de la pure malveillance, il avait quand même dix ans...) . Mais il y a aussi l'ambiance, la joie de vivre (même si parfois je suis chagrinée de la pédagogie un peu répressive du centre), un truc qui fait que j'y suis bien.


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