Lady.Dylan

Journal d'une dilettante.

Jeudi 28 janvier 2010 à 21:27

Voilà trois mercredis que je travaille au centre aéré. J'ai les "grands" de huit à dix ans, ce qui ne m'a pas empêché le jour de mon arrivée de les trouver minuscules. Ils sont mignons pour la plupart, mais des fois ils me tuent.

Il y a la peste. Elle, je ne l'avais pas remarqué le premier jour parce qu'elle trainait avec deux gamins plutôt turbulents, et je voyais plus l'autre petite qui était très agitée. Mais le mercredi d'après, c'était moi qui accueillait les enfants à partir de 7h30 (et il y en a peu à cette heure-ci) et dès le matin elle commençait à faire sa petite chef avec les deux autres filles qui étaient là (j'ai noté ensuite qu'elle le faisait tout le temps, avec les autres).

Sous prétexte qu'elle fait de la gym et qu'elle "apprend aux autres" (moi déjà la gym sur carrelage et les étirements sans échauffement ça m'angoisse un peu), elle leur ordonne de faire des pompes sinon elle leur confisque leur goûter, n'importe quoi. Et les autres acceptent. Et la gosse qui fait une tripotée de conneries et qui me fait un grand sourire comme si je n'avais rien remarqué. Y a des baffes qui se perdent. Je déteste les hypocrites et les manipulateurs, j'en ai assez souffert quand j'avais leur âge, justement.


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Après, moins énervant mais assez étonnant pour moi qui allait sur internet une heure par semaine jusqu'à l'âge de onze ans (c'était une époque... loin, avant l'ADSL) avec mes parents qui me surveillaient : elles ont déjà une adresse msn. Et la petite (toujours la même, un peu pimbêche en plus, toujours à se donner des airs de grande) qui dit "non mais cette adresse elle est un peu bébé parce que j'avais sept ans quand je l'ai créée...". Ah ouais, quand même, une adresse msn à sept ans. Waw.

Pour en finir (quoique...) avec les choses qui me choquent un peu, c'est la différence garçons / filles. Ils se fréquentent très très peu, ça j'imagine que c'est l'âge. Mais autant les garçons ont de vrais centres d'intérêts (Le Seigneur des Anneaux, Avatar, Warhammer, les jeux vidéos...) autant les filles ne jouent sur console qu'à des jeux de poneys et ne regardent que les films de Disney Channel. J'ai l'impression que les garçons sont dans le "vrai monde" et les filles dans un monde fabriqué pour elles, c'est triste.

Elles considèrent que Hero Quest (entre le jeu de plateau et le jeu de rôle) que l'autre animateur amène à chaque fois est réservé aux garçons (qui adorent) et  aucune ne veut participer à l'atelier sport de combat. Nunuches.

Mardi 26 janvier 2010 à 17:08

Mercredi, au centre aéré, je ne me suis pas mal débrouillée avec la douzaine de gamins que j'avais à charge et à qui j'ai fait faire des masques dans du papier bristol. Les filles ont adoré, les garçons ont... fait un concours de dessins Avatar à la place. A la fin il y en a quand même un qui a fait un masque de Na'vi, j'étais contente.

Jeudi, j'ai écrit un article pour Le Hangar. Oui, je sais : depuis le temps que je devais le faire... Accessoirement, ça m'a donné une excuse pour me passer Mano Solo en boucle pendant 24h.

Vendredi, nouvelle partie de Miles Christi, et en plus on a eu un repas libanais préparé par un des joueurs (et tout le monde a essayé de nous en piquer). Samedi, je suis allée à Emmaüs avec Héloïse, Mahé et Chloé que je n'avais pas vues depuis longtemps, et en plus j'ai trouvé des vêtements chouettes.

Dimanche je suis allée voir Gainsbourg, vie héroïque (et si vous lisez ce blog vous savez tout le bien que j'en ai pensé). Hier, je me suis (encore) réinscrite à l'auto-école, une bonne chose de faite. Et aujourd'hui, j'espère bien avoir l'inspiration pour continuer (enfin !) mon roman !


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Je pense que désormais je publierai mes petits bonheurs en micro-blogging (là, juste à droite !), cela évitera l'encombrement de mon blog qui m'embête un peu et qui prend le pas sur les "vrais articles", et cela correspondra plus à la dimension immédiate du Petit Bonheur (je pourrai donc recommencer à les publier tous les jours). A l'occasion, je pourrais en faire un article si il y en a un qui mérite d'être développé.

Lundi 25 janvier 2010 à 2:13

Si je suis allée voir Gainsbourg, vie héroïque, c'était avant tout pour son scénariste et réalisateur, Joann Sfar (si vous étiez passé à côté de cet étonnant dessinateur de BD, je vous conseille entre autre son excellent Chat du rabin et les aventures philosophiques de son, moins connu, Minuscule mousquetaire). Et j'ai bien eu ce que j'attendais.

Comme je l'espérais, Sfar n'a pas versé dans le biopic basique (genre risqué). Les affiches et le générique nous précisent que c'est un conte, et cette dénomination n'est pas abusive. Le film prend en effet quelques largesses avec la réalité (quoique je ne connaisse pas suffisamment Gainsbourg pour en juger) et notamment tout un côté fantastique, onirique plutôt, comme la représentation de la "gueule" de Gainsbourg (son génie, son double, une marionnette de lui-même caricaturé qui le suit, le conseille et le tourmente).

On se demande quelle est la part de Sfar dans ce Gainsbourg qui, rappelons-le, voulait être peintre avant de devenir musicien. Les dessins et les tableaux sont du réalisateur et, de manière générale, on reconnait sa patte dans l'univers du film. Même la lumière me fait parfois penser à un album du Chat du rabin, toute en bleu et orange.

Niveau acteurs, Eric Elmosnino est parfait. J'ai été assez intriguée par un Boris Vian qui ne ressemblait pas du tout à Boris Vian, avant de reconnaître Philippe Katerine - qui est excellent dans le rôle de par son personnage. La route de notre héros croise une ribambelle de femmes, très belles, Laetitia Casta ressemble étonnamment à Bardot (et elle nous la ferait presque aimer) et par contre Lucy Gordon (la femme parfaite dans Les poupées russes) ne ressemble en rien à Birkin.

La B.O. est belle, appropriée. Le film est léger, sans que cela enlève quoi que ce soit à sa profondeur. Il est parfois très triste mais il en émane une joie désinvolte, peut-être à cause du regard d'Elmosnino-Gainsbourg, de son petit sourire en coin et de sa cigarette. Le premier mot qui m'est venu, parce que je vis toujours dans les années 50 et que je parle comme Le petit Nicolas : ce film, il est "terrible".


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Mercredi 20 janvier 2010 à 19:08

Où saisir, pour vous le dérouler, le fil de Ghost in the Shell ? Le meilleur angle est sans doute le "philosophique", les interrogations qu'il suscite. Sur un thème qui, si je ne me trompe est né avec la science-fiction et le concept de robot fait pour copier l'humain : quand la machine cesse-t-elle de l'être pour devenir un être "vivant", doté d'une "âme" ?

Nous suivons deux cyborgs (en général des êtres humains ayant reçu des greffes de parties mécaniques, mais dans le cas du Major il n'y a que le cerveau qui soit d'origine) qui poursuivent un terroriste, le Puppet Master (un pirate informatique qui s'empare du ghost - pourrait être compris comme "l'âme" ou "l'esprit" - des gens).

Le film (adapté du manga éponyme de Masamune Shirow) est centré sur les interrogations du Major (qui est une femme, celle de l'illustration) à propos de son humanité. Qu'est-ce qui la différencie d'une machine ? Qu'est-ce qui fait qu'elle est elle, malgré son corps synthétique ? Lorsqu'on rencontre enfin le Puppet Master, il est également très intéressant car (attention, spoiler !) c'est un programme qui est plus humain que les humains eux-même.

Le dessin est assez daté (1995) mais si on pense au début que l'animation est médiocre on se rend vite compte qu'elle sert l'intrigue en mécanisant tous ces humains qui ne le sont pas. La musique contribue également grandement au climat malsain, surtout les chants traditionnels japonais qui en accord avec le reste se révèlent très angoissants.

Pour finir, je viens d'apprendre que ce film avait une suite sortie en 2004, Innocence. Je serais curieuse de la voir.


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Mardi 19 janvier 2010 à 21:01

Mardi, j'ai marché jusqu'à la mer, à la nuit tombée. Mercredi j'ai décidé de tout reprendre à zéro l'année prochaine. L'orage s'est calmé. Jeudi, c'était la piscine. J'aime toujours autant me noyer dans le bleu. Petite fille de l'eau.

Vendredi, on a joué les templiers à Miles Christi. On a beaucoup ri, malgré la règle très sévère et les pêchés d'intention (c'est à dire toutes les bêtises que l'on raconte hors-jeu) qui s'ils avaient été comptés nous auraient envoyé en envers pour 800 ans.

Samedi, c'était Sylvain. Journée tranquille et comateuse. J'ai créé un compte d'essai sur World of Warcraft. Dimanche, la répétition de chant ne s'est pas trop mal passée.

Hier, c'était les soldes, malgré tous les magasins décevants j'ai trouvé des jolies robes et des tee-shirt kitsch. Aujourd'hui, j'ai vu Sylvain.


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Une semaine, ça va vite en fait.

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