C'est une autobiographie, c'est le début, c'est son enfance : je m'attendais à l'histoire d'un gosse, mais c'est l'histoire de tout un immeuble, à coup d'anecdotes rigolotes et irréalistes (quoique). Etage par étage, avec un passage sur le parking et sur le toit, on rencontre tous les voisins, hauts en couleurs ou drôlement gris.
On pourrait lui reprocher une absence de style, ou du moins de délicatesse ; d'un côté, cela rend le roman vivant ; mais à force d'être actuel, il serait presque commun. Heureusement, l'originalité vient de sa construction en petites histoires mettant en scène divers personnages.
Le Temps des tours - c'est le nom de ce premier volume - est un temps de béton et d'asphalte, un temps de mômes à la dérive, de petits dealers et de bastons à l'arme blanche. Des mômes qu'on arrive facilement à nous rendre sympathiques. A la fin, le petit Bench s'en va. J'ai bien envie de le suivre dans le deuxième tome.

(Aucun rapport mais un petit coup de gueule : je ne pourrai finalement pas prendre l'option Atelier d'écriture, ce n'est pas compatible avec la licence de philosophie. Je suis dégoûtée.)
















