Lady.Dylan

Journal d'une dilettante.

Dimanche 29 avril 2012 à 12:24

C'est fini. 

Avec mon fiancé, je veux dire. Oui, je sais, c'était une connerie de se fiancer si jeunes et au bout d'un an (ça faisait deux ans et demi en tout). Mais on ne réfléchit pas vraiment quand on s'aime, on y croit. 

J'ai du mal à vivre depuis (hier). Les choses qui m'intéressaient ne m'intéressent plus. Le vaste monde continue sa course folle et je n'arrive plus à m'y associer (déjà que je n'ai jamais été très douée pour ça).

Ce matin dans un demi-sommeil j'ai cru entendre la musique de son réveil et ça m'a brisé le coeur. Ce qu'il en reste. J'ai l'impression que je n'ai plus de futur, que je ne tomberai jamais amoureuse de quelqu'un d'autre. Je sais que c'est faux, ça n'empêche pas.

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(Hier je suis allée au parc enterrer ma bague de fiançailles avec mon meilleur ami – pas la bague de la photo, elle était déjà cassée, celle que Sylvain m'avait donné en remplacement. Je me disais qu'il fallait que je m'en débarrasse parce que la garder ce serait croire que notre relation est encore possible. Mais depuis ça me fait bizarre de voir et de sentir mes mains vides – elles-aussi.)

(Merci aux gens qui ont été avec moi et à ceux qui m'ont envoyé des musiques pour me distraire.)

Jeudi 26 avril 2012 à 22:30

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Monsieur Prasquier
,

Nous avons lu votre tribune dans le quotidien israélien Haaretz. Outre que vous confondez l'hostilité envers la politique d'un pays et l'hostilité envers ce pays et son peuple, la légèreté avec laquelle vous y distinguez antisémitisme et islamophobie nous a heurté. Vous dites ne pas craindre le FN car « la communauté musulmane et les questions d'immigration étaient à la pointe de leur campagne ».

Faut-il vous rappeler que Marine Le Pen dansait à Vienne, il y a quelques mois, à un bal interdit aux juifs ? Faut-il vous signaler l'existence du site propagandes.info, repaire de négationnistes qui appellent ouvertement à voter FN ? Faut-il vous montrer la candidate de l'extrême droite posant tout sourire pour une photo avec deux figures de la scène néo-nazie lyonnaise ? Comment avez-vous pu vous laisser abuser par l'édulcoration superficielle du discours frontiste ?

Mais le plus choquant est encore que l'islamophobie ne semble pas vous déranger. Nous connaissons l'antagonisme historique entre les juifs et les musulmans ; mais en tant que président du CRIF, nous vous espérions au dessus de cela. Comment peut-on combattre une haine et en accepter une autre ? Cela ne parait-il pas une insulte à la logique et à la morale ?

Oh, je vois. C'est parce que vous êtes concerné par l'une et non par l'autre – après tout, il est normal de s'occuper de ce qui nous touche n'est-ce pas ? Bien – avec cette conception des choses, il ne se serait trouvé personne pour aider les juifs persécutés de la Shoah. Mais la haine qui frappe les musulmans aujourd'hui frappera demain une autre minorité. La haine est une chose étrange, qui peut se retourner contre vous, et c'est probablement la meilleure raison pour en combattre toutes les formes.

S'il vous plait, M. Prasquier, reprenez vous. Vous faites honte aux juifs. Nous vous laissons ce poème de Martin Niemöller, à titre de réflexion :

« Lorsqu'ils sont venus chercher les communistes
Je n'ai rien dit, je n'étais pas communiste.
Lorsqu'ils sont venus chercher les syndicalistes
Je n'ai rien dit, je n'étais pas syndicaliste.
Lorsqu'ils sont venus chercher les Juifs
Je n'ai rien dit, je n'étais pas Juif.
Puis ils sont venus me chercher
Et il ne restait plus personne pour protester. »


Jean-Claude et Elise Lasry
(et tous ceux qui voudront se joindre à eux)

Jeudi 26 avril 2012 à 15:28

Je connaissais Rosemary's Baby par une chanson du groupe Fantômas. Un truc un peu malsain – non, bien malsain en fait – qui réutilisais le petit "lalalala" de la bande originale. Et puis bon, l'autre jour il est passé sur Arte et tout le monde (ma mère, Twitter) m'a dit que c'était un film culte et qu'il fallait que je le voie (je crois que je n'avais vu que Le Pianiste de Polanski, avant).

Rosemary Woodhouse s'installe avec son mari dans un immeuble à la sinistre mémoire, habité autrefois par des tueuses d'enfants et un sorcier. Son mari se lie très vite d'amitié avec les sympathiques – quoiqu'envahissants – vieux voisins. Alors qu'elle commence à remarquer des comportements bizarres dans son entourage, elle tombe enceinte. Et le cauchemar ne fait que commencer.

Le film est vraiment bien réalisé – musique, cadrage – ce qui le rend très bon malgré un scénario assez prévisible et des personnages qu'on a envie de claquer (naïveté typique des protagonistes de film d'horreur + société machiste des années 60 qui fait que j'ai eu envie d'engueuler Rosemary plusieurs fois parce qu'elle obéit à son mari alors que #*+$@, il est quand même super louche !).

En tous cas il m'a bien fait peur – d'ailleurs mes parents se sont moqués de moi, il parait que j'avais peur juste parce que j'avais lu sur Telerama que c'était un "film d'épouvante"  – mais je n'ai pas fait de cauchemars, donc à priori même pour les âmes sensibles, c'est bon ! Et effectivement, il est "culte" (même si je ne sais pas exactement ce que ça veut dire).


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Mia Farrow est trop belle

Lundi 23 avril 2012 à 19:25

Mon copain est démocrate. Il accepte toutes les opinions et ne traite jamais personne de "ramassis" ( © Mélenchon – enfin il parait, je ne retrouve plus la référence). Moi j'ai un peu du mal, je pète des câbles et je râle sur le nombre d'abrutis qui ont le droit de vote (rappelez-vous, 18%). Bon, en fait, je suis tiraillée entre mes aspirations démocrates et mes convictions. Entre le consensus mou et la révolution permanente.

Moi j'aime le jugement majoritaire ou vote de valeur (j'en avais déjà parlé). Un système où chacun donnerait son avis sur chaque candidat, ce qui permettrait de dégager ceux qui font consensus (et d'enterrer ceux que 82% de la population déteste). Pour moi, c'est clairement le système le plus démocratique et plus j'y pense, plus celui que nous avons actuellement me parait mauvais.

Le problème parait-il avec le jugement majoritaire, c'est qu'il engendrerait des dirigeants qui n'osent pas prendre des décisions de peur de déplaire. Des changements majeurs, comme l'abolition de la peine de mort, n'auraient pas eu lieu. Moi-même, je peine à renoncer à l'espoir de voir "mes idées" gagner. Et le consensus n'a pas beaucoup de succès si j'en juge au score de Bayrou (qui a aussi fait une campagne peu convaincante, soit).

En tous cas je préfèrerais avoir en permanence un président centriste avec des oppositions qui donnent des mouvements plutôt qu'une alternance qui mène régulièrement un Sarkozy au pouvoir. Ce serait peut-être un peu plus stable (mon père dit qu'une telle stabilité amènerait à la dictature et que l'alternance est indispensable... je ne sais pas trop).

Pour le mot de la fin, rassurons-nous un peu : ma mère me dit que Giscard, tout centriste qu'il soit, a tout de même légalisé l'avortement et pris d'autres mesures fortes. Et qu'il aurait probablement, s'il était repassé, aboli la peine de mort à son mandat suivant. Alors, le consensus : pas si mou ?


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Mercredi 18 avril 2012 à 22:16

J'ai parfois l'impression d'un décalage entre les gens que je fréquente IRL et ceux que je fréquente sur internet. Les personnes que je connais via des forums ou des blogs sont nombreux à être sur Twitter, alors que les autres se demandent généralement "mais à quoi ça sert ?". Pour ceux-ci, et tous ceux qui se posent la question, voici mon usage de Twitter.

(Note : je réponds ici à la question "à quoi sert Twitter", et encore est-ce uniquement de mon point de vue ; pour un mode d'emploi plus complet, je vous redirige vers cet article de madmoiZelle.)

Le principal avantage que je tire de Twitter, c'est que c'est une mine de liens. Il faut suivre les bonnes personnes (dans mon cas des journalistes et des sites de journaux, ou dans un autre genre des féministes, ou encore une prof qui se préoccupe de pédagogie) et on se retrouve avec des dizaines d'articles intéressants à lire – sur tous les sujets qui nous intéressent, puisqu'on suit les gens qui nous intéressent. Le seul problème, c'est qu'on n'a jamais le temps de tout regarder...

Une fois qu'on commence à être établi sur Twitter, qu'on suit des vrais gens (pas des comptes de journaux) et qu'on prend un peu la confiance, on commence à établir des relations. C'est le côté réseau social un peu vivant, on se répond par tweets interposés, des fois on débat et des fois on rigole – le plus souvent on rigole.

Il faut savoir que Twitter est un haut lieu de la déconnade cynique ; parfois on voit des gens non-dotés en second degré qui ne comprennent pas le hashtag "sisarkozyavaitétéprésident" parce que "il l'a été, bande de nazes". Oui, je sais, c'est terrible.

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Là c'est le moment de placer que "tweet" veut dire "gazouillis"


Il faut aussi suivre suffisamment de personnes (et les bonnes) pour pouvoir apprécier le "live tweet". Genre pour les émissions politiques (je suis beaucoup de fous de politiques, ça me change de ma vie quotidienne où tout le monde s'en fout) il y a le tag #dpda (pour Des Paroles et Des Actes) et chacun y va de son commentaire ("Il faut que Franz-Olivier Giesbert arrête de fumer la moquette #dpda" par exemple). Pareil pour les Césars (tout le monde râle en disant que c'est nul).

De manière générale, Twitter est une gigantesque plateforme de... commentaire. De temps en temps je prends mon téléphone portable et je commente ma vie quotidienne (généralement la connerie quotidienne, en fait, du genre le sexisme ordinaire). J'essaie d'équilibrer ça avec des commentaires un peu plus profonds sur l'actualité, ou sur des articles que je lis... Je sais qu'à titre personnel, les gens qui ne font que raconter leur vie me soûlent. Pour certains, Twitter c'est ça... mais ce n'est pas que ça !
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