Lady.Dylan

Journal d'une dilettante.

Mardi 28 juin 2011 à 16:14

 J'ai quelques divinités dans le monde des séries. Russel T. Davis pour le scénario, Murray Gold pour la musique et surtout David Tennant (oh, le dixième Docteur...) - ils ont tous travaillé sur Doctor Who. Alors quand j'ai appris qu'une mini-série les avait réuni... Qui commence au XVIIIe siècle à Venise en plus... Casanova !

Trois épisodes d'une heure, un vieillard aux yeux pétillants (mais qui répète avec mélancolie que tous les gens qu'il a connu dans sa jeunesse sont morts) et un David Tennant dans un personnage qui ressemble assez à celui qu'il aura dans Doctor Who : un énergumène génial, très grave et très léger, sautillant mais dramatique. 

Toute l'histoire est sur ce même ton, alternant les moments de joie intense et de grande mélancolie - à mois que l'une ne soit toujours mêlée de l'autre, sans jamais verser dans le moyen. On y découvre que Casanova était profondément amoureux d'une femme et qu'il l'est resté toute sa vie, malgré sa propension naturelle à séduire et à intriguer.

Un scénario très romantique, donc, où les multiples conquêtes de Casanova sont presque passées sous silence après le premier épisode. Ce que j'ai trouvé un peu dommage, c'est que le dernier épisode soit très expéditif, comme si on avait essayé d'y faire rentrer trop de choses. Il aurait mérité d'être plus développé, plutôt que survolé par un Casanova devenu vieux.

L'esthétique de l'époque (que j'adore) est presque respectée, à quelques digressions punks près - je n'arrive pas à savoir si ça me dérange ou pas, en fait, mais heureusement ça reste limité. J'ai beaucoup aimé l'ambiance générale (la musique aussi, mais on a déjà parlé du compositeur).

Je l'ai vu en anglais non sous-titré, c'est la seule version que j'ai trouvé, et j'ai donc compris la moitié des dialogues. Ma prochaine mission est donc de le trouver en version sous-titrée, quitte à acheter le DVD sorti il y a peu en France. Mais hors de question de le prendre en VF, la voix de David Tennant est trop... graw !

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Dimanche 8 mai 2011 à 21:50

 J'ai perdu mon article sur Trigun à cause de ma connexion pourrie et le brouillon que Cowblog m'a enregistré est tout blanc. Je crois que je vais me tirer une balle.

Donc dans ce super article bien long je racontais que Trigun était une vieille anime ambiance western avec un héros pacifique qui faisait chier avec ses principes parce qu'en fait c'était un égoïste qui ne voulait pas avoir de sang sur les mains - et que le personnage de Wolfwood est vachement mieux.

Sinon c'est une anime drôle au début mais qui noircit au fur et à mesure pour devenir intéressante - parce que les principes de Vash, le héros, ouvrent beaucoup de questions existentielles. 

Sinon y a Milly et Meryl, qui travaillent dans une compagnie d'assurance et qui sont chargées de suivre Vash pour éviter qu'il casse trop de choses - parce que mine de rien le mec on l'appelle le typhon humanoïde et il a rasé une ville. Elles sont un peu niaises, toutes les deux - enfin, Milly est niaise-niaise et Meryl est niaise-bornée.

Pour conclure : Trigun c'est le bien, mangez-en. Et moi je vais aller faire autre chose que de réécrire des articles perdus dans les méandres de l'internet, screugneugneu.


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Vash et Wolfwood, les redoutables pistoleros (et ça se voit - ou pas)

Mercredi 6 avril 2011 à 22:14

Avant, je disais que je n'aimais pas les séries. Pour moi, ça impliquait de se planter devant la télé à heures fixes pour regarder des trucs genre Friends (voire Amour, gloire et beauté). Internet et un certain renouveau des séries (et un plus grand choix qui est lié à internet aussi, puisqu'on n'a plus à se contenter des séries qui passent sur les chaines hertziennes en France) ont changé la donne.

Du coup, après Doctor Who et Le journal intime d'une call-girl, j'ai pu découvrir True Blood. Adaptée des livres La communauté du Sud de Charlaine Harris, la série se passe dans notre univers à la seule différence que les vampires, grâce au sang synthétique inventé par les japonais et qui leur permet de ne plus se nourrir d'humains, se sont récemment révélés à la face du monde (dire "au grand jour" serait de mauvais goût).

La série se centre (elle s'intéresse toutefois aussi aux nombreux personnages secondaires) autour de Sookie, serveuse et télépathe. Enfin, elle entend les pensées des gens. Ce qui peut être gênant 1. quand on vit parmis les rednecks 2. dans ses relations amoureuses. Du coup quand Bill, vampire de son état, fait son entrée dans le bar et qu'elle ne peut pas entendre ses pensées... c'est un peu la fête du slip.

Oui, bon, c'est tout le temps la fête du slip dans True Blood. Pour être claire : ça baise dans tous les coins. Certains apprécient, d'autres non, mais je ne pense pas qu'on puisse vraiment dire que les scènes de sexe (et de violence) soient là juste pour attirer les ados rebelles. C'est un climat, une ambiance glauque et sombre, qui va bien avec le fait de tout filmer, de ne pas jeter de voile pudique sur certaines scènes (après, la violence n'est pas non-plus hyper gore, je supporte bien).

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Bill avec un regard digne d'Edward Cullen.

Quelques personnages pour vous donner une idée : Eric le vampire orgueilleux et manipulateur mais qui est gentil au fond (peut-être) (j'aimerais le penser) (en fait c'est peu probable), Sam le gérant du bar qui a le coeur sur la main mais que personne ne connait vraiment, Tara la colérique à problèmes qui est persuadé que tout le monde la déteste parce qu'elle est noire, Terry le traumatisé de guerre, Arlene la mère de famille qui choisit toujours mal ses hommes...

Je ne vous ai parlé ici que des personnages présents dans la première saison (et pas de tous). Il y en a trois actuellement et elles se suivent, comme les épisodes d'ailleurs. La série entière pourrait donc se regarder comme un film, au détail près que pratiquement à la fin de chaque épisode il y a un climax - et ils s'y connaissent, les petits salauds. Hyper accrocheur, donc, quand on ne supporte pas le suspens (comme moi).

(By the way, je ne savais pas où placer ça mais ceux qui connaissent les jeux de rôle du Monde des Ténèbres retrouveront à peu près... tout. Enfin il n'y a pas de clans définis chez les vampires mais ça ressemble vachement, quand même. Et quand on connait Vampire Mascarade/Requiem, on sait qu'ils utilisent célérité quand ils vont vite et qu'ils font une frénésie quand ils crèvent la dalle.)

Vendredi 1er avril 2011 à 13:34

 J'adore Billie Piper. C'est sans doute mon actrice préférée après Natalie Portman. Quand je l'ai vue pour la première fois dans Doctor Who, je ne l'ai pas trouvée très jolie (le physique ne fait pas tout, mais c'est à noter puisque maintenant je la trouve magnifique) et puis je suis tombée amoureuse de Rose... et de son interprète. Alors quand j'ai cherché une série à regarder toute seule, il était assez naturel que je me tourne vers une où elle avait le rôle principal : Le journal intime d'une call-girl.

La série est adaptée du livre Journal d'une call-girl londonienne, lui-même adapté du blog de Belle de Jour (qui a depuis rendu son identité publique, il s'agit de Brooke Magnanti, chercheuse, qui s'est prostituée pendant deux ans pour payer ses études). Il donne un éclairage assez nouveau sur la prostitution (bien entendu un certain genre de prostitution, assez luxueux, loin du racolage dans la rue) à l'heure où une certaine ministre moraliste aimerait compliquer encore la pratique du plus vieux métier du monde.


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Je n'ai pas trouvé la série vulgaire (certains ont trouvé que le livre et le blog l'étaient, je ne les ai pas lu - mais la vulgarité est-elle vraiment blâmable avec un tel sujet ?), malgré de très nombreuses scènes de sexe (j'imagine qu'elle doit être interdite aux moins de 16 ans). Elle est pleine d'humour, notamment les scènes cocasses mettant en scène les clients et leurs attentes parfois... étranges.

Chaque épisode raconte une histoire, souvent en lien avec un client, et les relations amoureuses de l'héroïne viennent s'y entremêler, pour créer un lien avec l'ensemble de la saison. On se doute de la difficulté d'avoir une vie sociale normale quand on est obligée de cacher son véritable métier - que ce soit à ses amis ou à sa famille (surtout quand on a une soeur psychorigide).

Une série assez plaisante, donc, malgré quelques longueurs. Pas aussi passionnante qu'un Doctor Who ou qu'un True Blood, mais divertissante tout de même, d'autant que les épisodes ne font qu'une vingtaine de minutes. Il y a 4 saisons, et j'ai de loin préféré la troisième. Un dernier mot sur la musique, qui est très jolie. Et regardez-la en V.O., comme d'habitude.

Dimanche 13 mars 2011 à 23:08

 Il fallait quand même que je vous parle de Doctor Who - parce que ça fait quelques mois maintenant que je le regarde et que j'avais promis d'écrire dessus quand j'aurais fini la saison 5, c'est-à-dire la dernière actuellement disponible. Il le faut bien, puisque je pense pouvoir classer Doctor Who comme ma série préférée du monde - même devant Kaamelott, c'est dire.

Un petit pitch, même si les saisons sont bien différentes les unes des autres : le Docteur est un personnage fantasque (quoique parfois grave), qui change régulièrement d'interprètes (Christopher Eccleston, David Tennant (mon Docteur préféré, grandiose) et Matt Smith dans la nouvelle série) à cause de sa fâcheuse manie de se régénérer quand il meurt (et il meurt relativement souvent, le con).

Le Docteur a une machine à voyager dans le temps et dans l'espace appelée le TARDIS, et ressemblant à une cabine de police (vraisemblablement à cause d'un bug, le Docteur n'est pas très soigneux avec son cher TARDIS). Il y a eu une première série Doctor Who de 1963 à 1989, et celle que je regarde date de 2005 et est encore en production.


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Attention, ce qui suit peut révéler des choses sur la saison 2 : mes saisons préférées sont celles où apparait David Tennant, donc un bon paquet. Toutefois, j'ai été très choquée par la disparition de Rose à la fin de la saison 2. J'ai été inconsolable pendant des semaines, et maintenant encore quand j'entends la version complète de Song for Ten (vous n'aviez jamais remarqué que cette chanson était une prévision de la fin de la saison ? "well I woke up today and you were on the other side...") j'ai un gros pincement au coeur.

Spoilers sur la saison 2009 : David Tennant est absolument bouleversant dans cette saison où il a tout perdu, où tout son monde et ses croyances s'effondrent. La série devient beaucoup plus triste, poignante, et si j'ai été très triste du départ de David Tennant (au profit de Matt Smith, pas mauvais mais beaucoup moins bon), il était... nécessaire, je pense. Ce Docteur là avait trop souffert.

Un conseil (presque un ordre) : regardez la série en VO. Alors je sais, ça implique de le télécharger donc c'est mal parce que ça fait baisser les audiences et donc les chances de diffusion en France (quoique de toutes façons je n'arrive pas à être à heure fixe devant ma télévision, donc je ne le regarderais jamais à la télé) mais la VF est vraiment mauvaise, elle enlève beaucoup de son sel à la série.

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