Lady.Dylan

Journal d'une dilettante.

Lundi 6 février 2012 à 20:04

Au palmarès des très bonnes séries, le prix de la plus déprimante revient à... Mad Men ! (Quoique Game of Thrones ait été nominé dans cette catégorie.) Je viens de terminer la quatrième saison et j'attends impatiemment la cinquième. Les aventures des publicitaires de Madison Avenue (et celles de tout leur entourage) c'est presque aussi addictif qu'un verre de whisky pour Don Draper.


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Une partie de Sterling Cooper

Mad Men se passe au début des années 60 à New York ; la série tourne autour de l'agence publicitaire Sterling Cooper et surtout de son créatif en chef : Don Draper. On suit également la vie de nombre d'employés – dont Peggy Olson la secrétaire ambitieuse – et de leur entourage, dont la magnifique Betty Draper (la femme de Don, donc). (Je parle volontairement du début de la série pour ne pas spoiler ceux qui ne l'auraient pas encore vue.)

Un des atouts de la série est ce mélange des genres : histoires privées (plus ou moins romantiques, Don étant un coureur de jupons invétéré), intrigues professionnelles (Sterling Cooper parviendra-t-elle à garder son plus gros client ?) et implications personnelles des personnages dans leur travail (je pense surtout à l'évolution de Peggy).

Cette grande variété de personnages et de thèmes permet de ne pas se lasser, tout en créant un petit suspens quand on change de point de vue (comme dans Game of Thrones, d'ailleurs – la clef du succès ?).


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Le couple de névrosés : Betty et Don


L'autre grand atout de Mad Men est son ambiance. On visualise bien la vie telle qu'elle était à l'époque (il parait que la série est très réussie d'un point de vue historique), on a l'impression d'être dans cette agence enfumée à s'enfiler des verres de whisky, on voudrait y vivre pour porter les robes de Betty (quoiqu'à la réflexion, le sort des personnages ne soit vraiment pas enviable).

On voit aussi très bien l'évolution au fil des années, autant dans les moeurs que dans les costumes et la musique. Ah, la musique... rien à redire, elle se fait oublier avec talent pendant les épisodes et devient plus présente à la fin avec des morceaux d'époque : Bob Dylan, Sonny & Cher, Petula Clark...

L'histoire peut être assez déprimante car certains personnages ne cessent jamais de sombrer ; heureusement, quelques soubresauts d'espoirs maintiennent la série dans le regardable (sinon le spectateur se pendrait tout de suite). Je dois être un peu masochiste, puisque j'ai adoré. Note : A.

Dimanche 9 octobre 2011 à 20:37

 Je viens de regarder la deuxième saison du Visiteur du Futur, et c'est là que je réalise que je ne vous en ai jamais parlé. Le pitch : un homme voyage dans le passé pour agir sur son présent, en 2550, époque où la Terre est totalement ravagée (pluies acides et compagnie).

A savoir immédiatement : le visiteur du futur (on ne connaîtra jamais son nom) est un boulet. A savoir également : Raph (qui se fait martyriser par le visiteur, qui n'arrête pas de débarquer dans sa vie) est un boulet. Aucun personnage n'est vraiment fréquentable, en réalité. C'est parfois un peu lourd, mais c'est ce qui fait l'humour de la série.

La première saison était sympathique, bonne intrigue, quelques acteurs sympas (ah, j'ai oublié de préciser qu'il s'agit d'une web-série amateur - eux ils disent "indépendante" - donc forcément il y a aussi quelques acteurs qui n'ont rien à faire là) et, gros point fort, des personnages marrants.

La deuxième saison est comme la première, avec une intrigue plus chouette à mon goût et quelques progrès au niveau de la réalisation. J'ai regardé les quinze épisodes (assez courts, entre 3 et 28 minutes) en deux jours, donc c'est qu'il n'y a pas trop de sentiment de lassitude : bon point.

En résumé une série très loin d'être inoubliable, mais agréable à regarder quand on s'embête devant son PC. Elle est disponible en intégralité sur Dailymotion, ou tout simplement sur son site. Note finale : B.


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Samedi 16 juillet 2011 à 13:09

Je vais vous parler d'une série que je viens de dévorer - on peut bien utiliser ce terme quand on a regardé toute la saison en deux jours, non ? - une série qui a grimpé en un rien de temps dans mon top 3 en poussant sauvagement True Blood pour arriver à la seconde place, une série dont le niveau d'addictivité se situe juste derrière celui du chocolat : Game of Thrones.

Je n'étais pas sûre d'aimer, au demeurant : le médiéval-fantastique, ce n'est pas ma tasse de thé en jeu de rôle et ça fait longtemps que ça ne l'est plus en littérature. Les magiciens à tous les coins de rue ça me tape sur les nerfs, et les batailles épiques je m'en tamponne l'oreille. Les orcs, c'est folklorique mais je trouve ça un peu surfait.

Mais le miracle s'est opéré : Game of Thrones (en français "Le Trône de fer") est un entrelacs d'intrigues politiques et d'histoires personnelles, avec quelques combats et du sexe (un peu inutile dans certains cas, mais c'est toujours divertissant). J'ai aimé aussi la multitude des points de vue, qui rajoute un peu de suspens : quand la caméra passe sur un autre groupe de personnages, on a envie de savoir ce qui se passe pour ceux que l'on quitte.

Il faut savoir que Game of Thrones n'est pas du tout heroic-fantasy, je pense que ça joue dans mon goût pour cette série : le surnaturel reste discret, cantonné à des légendes, et ouvrant sur des milliers d'interrogation (ce que je trouve beaucoup plus intéressant qu'un univers où la magie est considérée comme normale).


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Un des intérêts principaux de la série, c'est surtout sa galerie de personnages savoureux : Tyrion Lannister, le nain mal-aimé par sa famille ultra-noble, qui compense sa faiblesse physique par un esprit acéré (et une ironie à toutes épreuves) ; Littlefinger, le conseiller du roi qui tient un bordel ; Arya Stark, la petite fille qui tire mieux à l'arc que son frère (mais qu'on essaie de cantonner à la broderie)... 

La musique est terrible, poignante, elle fait une bonne partie de l'ambiance (oh et regardez-moi ce générique, trop beau). Les décors sont magnifiques également, comme toute l'esthétique de la série en général. Et on apprécie les petites particularités de l'univers comme les saisons à géométrie variable.

Enfin, on appréciera que l'auteur ne prenne pas de gants avec ses personnages (pour ceux qui l'ont vu, pensez : épisode 9), ce qui permet de s'y attacher encore davantage. En résumé, une série très prenante dont j'attends la suite avec impatience (plus qu'un an à attendre, "lol").

Mardi 28 juin 2011 à 16:14

 J'ai quelques divinités dans le monde des séries. Russel T. Davis pour le scénario, Murray Gold pour la musique et surtout David Tennant (oh, le dixième Docteur...) - ils ont tous travaillé sur Doctor Who. Alors quand j'ai appris qu'une mini-série les avait réuni... Qui commence au XVIIIe siècle à Venise en plus... Casanova !

Trois épisodes d'une heure, un vieillard aux yeux pétillants (mais qui répète avec mélancolie que tous les gens qu'il a connu dans sa jeunesse sont morts) et un David Tennant dans un personnage qui ressemble assez à celui qu'il aura dans Doctor Who : un énergumène génial, très grave et très léger, sautillant mais dramatique. 

Toute l'histoire est sur ce même ton, alternant les moments de joie intense et de grande mélancolie - à mois que l'une ne soit toujours mêlée de l'autre, sans jamais verser dans le moyen. On y découvre que Casanova était profondément amoureux d'une femme et qu'il l'est resté toute sa vie, malgré sa propension naturelle à séduire et à intriguer.

Un scénario très romantique, donc, où les multiples conquêtes de Casanova sont presque passées sous silence après le premier épisode. Ce que j'ai trouvé un peu dommage, c'est que le dernier épisode soit très expéditif, comme si on avait essayé d'y faire rentrer trop de choses. Il aurait mérité d'être plus développé, plutôt que survolé par un Casanova devenu vieux.

L'esthétique de l'époque (que j'adore) est presque respectée, à quelques digressions punks près - je n'arrive pas à savoir si ça me dérange ou pas, en fait, mais heureusement ça reste limité. J'ai beaucoup aimé l'ambiance générale (la musique aussi, mais on a déjà parlé du compositeur).

Je l'ai vu en anglais non sous-titré, c'est la seule version que j'ai trouvé, et j'ai donc compris la moitié des dialogues. Ma prochaine mission est donc de le trouver en version sous-titrée, quitte à acheter le DVD sorti il y a peu en France. Mais hors de question de le prendre en VF, la voix de David Tennant est trop... graw !

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Dimanche 8 mai 2011 à 21:50

 J'ai perdu mon article sur Trigun à cause de ma connexion pourrie et le brouillon que Cowblog m'a enregistré est tout blanc. Je crois que je vais me tirer une balle.

Donc dans ce super article bien long je racontais que Trigun était une vieille anime ambiance western avec un héros pacifique qui faisait chier avec ses principes parce qu'en fait c'était un égoïste qui ne voulait pas avoir de sang sur les mains - et que le personnage de Wolfwood est vachement mieux.

Sinon c'est une anime drôle au début mais qui noircit au fur et à mesure pour devenir intéressante - parce que les principes de Vash, le héros, ouvrent beaucoup de questions existentielles. 

Sinon y a Milly et Meryl, qui travaillent dans une compagnie d'assurance et qui sont chargées de suivre Vash pour éviter qu'il casse trop de choses - parce que mine de rien le mec on l'appelle le typhon humanoïde et il a rasé une ville. Elles sont un peu niaises, toutes les deux - enfin, Milly est niaise-niaise et Meryl est niaise-bornée.

Pour conclure : Trigun c'est le bien, mangez-en. Et moi je vais aller faire autre chose que de réécrire des articles perdus dans les méandres de l'internet, screugneugneu.


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Vash et Wolfwood, les redoutables pistoleros (et ça se voit - ou pas)

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