Lady.Dylan

Journal d'une dilettante.

Dimanche 25 décembre 2011 à 16:08

 Après avoir essayé d'y jouer (deux campagnes avortées par manque de disponibilité de toute la table), j'ai fini par lire (et donc potentiellement maîtriser) Sens Hexalogie, un jeu de rôle philosophique indépendant.

Les tomes (deux sortis pour l'instant) prennent la forme d'un texte écrit par un auteur mystérieux (Sens) et commenté par Romaric Briand. C'est une sorte d'hybride entre roman, essai, jeu de rôle, pièce de théâtre pour Sens Mort (le deuxième tome)... Une structure assez inclassable, et qui nécessite probablement beaucoup d'improvisation pour le maîtriser - quoi de plus normal pour un jeu qui traite de la liberté ?

Les thématiques, donc : l'opposition entre liberté et déterminisme est très présente puisque dans l'univers de Sens, un tyran a prouvé le déterminisme en découvrant des machines qui calculent tout ce qui se passe partout dans le monde grâce à l'équation cause -> conséquence (j'espère ne pas trop déformer le propos). Les PJs, eux, sont justement les seuls qui échappent à la connaissance de ces machines.

Chaque partie est également l'occasion de s'interroger sur une foule de sujets : vaut-il mieux une tyrannie paisible ou une résistance qui maintient un état de guerre ? qu'est-ce que vivre ? un homme qui tue pour nourrir sa famille est-il mauvais, et d'ailleurs qu'est-ce que le mal ? est-il bon de tout savoir (qu'est-ce que le "bon" ?) ?

Les livres sont truffés de référence philosophiques, et tournent en grande partie autour de la pensée de Wittgenstein (un supplément est paru pour l'expliquer, j'ai hâte de le lire), mais il n'est pas du tout besoin d'être philosophe pour lire Sens ou y jouer. Par contre, aimer se poser des questions est un gros plus.

Le système est sympa, quoique ses détails m'aient fait mal à la tête (de toutes façons il est très rare que je comprenne les règles de combat dans un jeu de rôle). La base : écrire vingt faits à propos de son personnage (et vingt faits à propos de soi, joueur). J'aime beaucoup cette idée, qui fait la part belle à la psychologie et à l'interprétation, et elle nous a d'ailleurs beaucoup inspiré pour Cabaret.

Pour terminer, je ne peux que vous renvoyer vers le blog de la Cellule (qui contient des podcasts intéressants sur le jeu de rôle en général), le site de Sens et la partie consacrée qui lui est consacrée sur le forum Silentdrift.


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Mardi 14 juin 2011 à 18:17

A la fin de la partie de Crimes j'étais totalement épuisée, j'avais l'impression que je n'arriverai jamais à tenir la soirée. J'ai pris un sandwich (je vous ai déjà dit combien les sandwichs d'Onyria étaient bons ?) et je me suis effondrée sur Sylvain avant de reprendre mes esprits et de retourner tenir le stand, où j'ai fini d'inscrire les gens pour les parties du soir.

Vers 21h j'ai mis mon corset, un chapeau melon que j'ai vite enlevé parce qu'il faisait trop chaud, et avec Sylvain nous avons réuni les joueurs de Cabaret. Dix personnes ! Et dire que le matin, je craignais de ne pas arriver à faire une table complète ! Nous nous les sommes donc répartis, et roulez jeunesse. J'ai été ravie de la partie, pour une fois les joueurs ont vraiment tenu compte de la psychologie de leurs personnages et le système, que nous venions de changer, a bien tourné.

Fin de la partie à trois heures du matin. Retour chez Sylvain. Coma. Café. Retour à la convention. Complètement morte, mais il allait bien falloir maîtriser la Brigade Chimérique (un jeu de super-héros dans les années 30, mais plus Sherlock Holmes que Superman). Et quand on est Maître du Jeu, pas question de s'endormir discrètement.

La salle de la Brigade Chimérique était pleine de mouches morte (je n'ai pas bien compris), mais la partie s'est encore une fois bien passée (le rapport entre les deux parties de cette phrase est flou, je sais). Beaucoup de palabres mais aussi beaucoup de roleplay, de mots discrètement échangés, des secrets révélés, un bateau saboté... Cinq PJs morts, certes, mais avec héroïsme.

 
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Illustration issue de La Brigade Chimérique

Nous avons fini au dernier moment (j'ai d'ailleurs dû accélérer la conclusion) et je me suis à nouveau effondrée juste avant la remise des prix. Je me mets abominablement la pression à chaque fois que je maîtrise (surtout en convention), en plus j'avais la préoccupation de Cabaret (qui n'a pas encore trouvé d'éditeur), pas assez dormi et pas mangé depuis un moment, donc j'étais très mal.

Retrouver Laetitia et Lucile m'a fait du bien, même si j'ai commencé à avoir mal au ventre de faim et de stress (je crois sincèrement que les classements sont mauvais pour ma santé mentale). Comme d'habitude on a beaucoup applaudi, certains joueurs ont fait des discours de remerciement émouvants et moi j'ai fini 7ème Maître du Jeu - une place en dessous du FIJC mais il y avait du beau monde devant. Et j'ai eu Shade, qui a l'air assez cool.

Cabaret va continuer à courir les conventions, et nous allons essayer de l'améliorer encore avant de le proposer à un éditeur. Pour Onyria, je serai sans doute de l'autre côté de la barrière l'an prochain, et j'espère que j'arriverai à prendre part à la réalisation d'une convention aussi chouette. A l'année prochaine !

Lundi 13 juin 2011 à 22:26

Troisième édition d'Il était une fois Onyria, deuxième participation pour ma part (oui, je suis une rôliste presque neuve). Deux jours, trois parties, quinze joueurs de fou (bon, un peu moins puisque j'en ai deux qui ont eu la malchance de tomber à ma table les deux jours). Huit heures de sommeil dans le week-end. Ça c'était pour les chiffres.

Après avoir retrouvé beaucoup de monde vendredi pour la préparation (je suis VIP maintenant, je traîne avec les orgas... d'ailleurs il y a une foule de gens qui ont cru que j'étais orga et qui m'ont posé des questions auxquelles j'étais incapable de répondre) et installé le stand Cabaret (avec un buste sculpté par Laetitia, classe), j'étais hyper impatiente (bon, je le suis depuis plusieurs semaines).

Le samedi matin j'ai tenu le stand Cabaret (mais j'avais toujours peur de déranger les gens qui lisaient la plaquette de présentation), puis j'ai vu arriver mes deux jolies illustrations, Laetitia et Lucile (oui, elles étaient censées être illustratrices mais comme on n'a pas pu prendre leur dessins parce qu'on nous a demandé une qualité pro elles ont été de très belles illustrations vivantes avec leurs costumes cabaret) et très vite, les parties (ah, j'ai acheté Cats ! avant, et j'ai sauté sur l'auteur pour une dédicace dès son arrivée).


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L'affiche Cabaret, par un des illustrateurs d'Onyria (Orassius)

Le samedi je maîtrisais Crimes, un jeu mettant en scène des enquêtes fantastiques (mais un fantastique très psychologique, à la Maupassant) à la Belle Epoque. Je l'ai découvert l'année dernière avec un de ses auteurs et c'était la première fois que je le maîtrisais (à part les quelques parties en one to one avec Sylvain) alors que ç'a été le premier jeu que j'ai acheté (en même temps, c'était la première fois que je maîtrisais autre chose que Cabaret). J'étais assez déçue que les auteurs ne soient pas là pour me le dédicacer, d'ailleurs...

En arrivant à ma salle j'ai cru qu'elle était fermée donc j'ai dû appeler un orga, et en fait c'était des étudiants qui s'étaient enfermés pour réviser (alors que nous avions réservés les salles) et qu'il a suffi de taper à la porte pour qu'ils ouvrent ; ensuite, quand mes joueurs sont arrivés j'ai cru que je n'avais pas assez de personnages à leur distribuer (je les avais mal compté) et l'organisateur à qui j'ai dit ça a couru dans toutes la fac pour régler le (non) problème. Bref, j'ai fait mon BOULET.

A part ça la partie de Crimes s'est très bien passée, un de mes joueurs a appelé la police trois fois pendant la partie alors que nous jouions en 1890 (le téléphone a été inventé neuf ans plus tard... mais ça je m'en suis rendue compte à la fin) ce qui constitue un record indéniable. J'ai été un peu foireuse sur les règles mais je crois que dans l'ensemble je n'ai pas mal maîtrisé ; j'ai un peu regretté par contre de ne pas assez leur donner d'angoisse, ce qui est à moitié la faute du scénario qui centrait le fantastique/la folie sur un PNJ et à moitié de mon incapacité à l'adapter.

A suivre...

Mercredi 4 mai 2011 à 14:14

 ... enfin, un démiurge (en herbe) plus précisément. Comme vous l'avez peut-être remarqué *jette un oeil à sa courbe de visites qui frôle le zéro* j'ai été un peu absente ces dernières semaines. En fait, j'étais occupée à devenir le maître du monde - un monde que j'ai moi même créé (mais c'est un détail).

J'ai donc participé au concours des Démiurges en Herbe, organisé par ForgeSonges, et qui consiste à écrire un jeu de rôle en deux semaines top chrono. Cette année le thème était "tour(s) et geste(s)". 

Comme beaucoup, je suis partie sur la chanson de geste donc une ambiance assez épique, chevaleresque, et pour les tours j'ai imaginé des gratte-ciels, un truc légèrement futuriste. A la fin, on a donc des chevaliers avec des pistolets qui considèrent l'intelligence artificielle comme le summum de l'hérésie.

Pas le droit de le diffuser avant d'avoir les résultats - que j'attends impatiemment avec le stress qui me caractérise. Go La chanson des gratte-ciels, go !

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Allez, je vais essayer de vous écrire plus d'articles maintenant. Il faut que je fasse une review sur Maison Close (la série, pas terrible), Trigun (l'anime, que je suis en train de regarder et qui est cool) et tellement de films que je les ai oublié...

Jeudi 14 avril 2011 à 17:33

 Je fais du jeu de rôle (et il faudrait que je sois en paix avec ça, même si certains passent leur temps à me répéter que c'est un facteur d'échec ou un truc de gamins). Actuellement, la chose la plus constructive que je fasse de ma vie est même : créer un jeu de rôle.

J'avais envie de construire quelque chose avec Sylvain, inventer, créer. Depuis que je n'arrive plus à écrire, ça me manque. Et de ces deux dessins que j'avais fait, une danseuse de cabaret et une pin-up cyberpunk, il y a eu un drôle de mélange dans mon esprit. Un monde à la Blade Runner, une ambiance à la Moulin Rouge. 

Cabaret. C'était en décembre et nous avons beaucoup avancé, mine de rien. Créer à deux, encore plus quand on est en couple, est facile : les idées viennent en discutant. Et le système est si simple qu'il n'a pas demandé beaucoup d'élaboration, si bien qu'on a déjà pu le présenter au FIJC en février, quoiqu'il ne soit pas terminé.

Nous avons le soutien de l'association Onyria, qui nous donne des conseils et nous aide à le présenter. Jorune, qui en fait partie, va bientôt publier une interview de Sylvain et moi sur son blog. Et nous, on bosse sur un kit de démo en espérant être les plus prêts possibles pour la convention Onyria.

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