Cette troupe (et du coup le film) ont beaucoup fait parler d'eux parce que la plupart des performeuses sont grosses. En réalité ce qu'il faudrait surtout retenir c'est l'humour de leurs shows, leurs costumes extraordinaire, leur punch, leur aisance à se balader à poil et à caricaturer la féminité. Mine de rien il faut être sacrément sûr de soi pour faire du strip-tease, surtout burlesque, et c'est un beau modèle d'acceptation de soi et d'éclate.
Elles (et il – il y a un seul homme) viennent des Etats-Unis. La maîtresse de cérémonie, Kitten on the Keys, baragouine un peu de français mais pas trop (je crois que je comprenais mieux quand elle parlait en anglais). Elle a placé quelques blagues sur Marseille (les cache-tétons pastis sont un exemple du goût douteux de l'humour burlesque) et sur la France qui a perdu son triple A ("donc vous êtes maintenant AA... c'est la taille de mes seins !").

Kitten on the Keys
Kitten on the Keys chante (toujours des chansons assez salaces) et mine de rien, quand elle s'y met elle a une sacrée belle voix. Elle joue du piano, elle se déshabille un peu et elle demande au public de "faire beaucoup de brouit". La salle a vraiment joué le jeu sur ce coup-là, j'avais peur que l'ambiance sérieuse du théâtre incite au calme et au silence mais tout le monde a crié, sifflé, applaudi en rythme... Mine de rien, les réactions du public sont très importantes dans un spectacle burlesque.
Les numéros sont assez variés, bien que ce soit toujours du strip-tease (on dit "effeuillage"). L'une m'a particulièrement marquée : Julie Atlas Muz.. Elle a un numéro très drôle où une main (un accessoire d'Halloween qui ressemble à La Chose de la famille Addams) la déshabille, et un autre très poétique où elle rentre en entier dans un grand ballon de baudruche. Les autres ont des numéros sexys et punchys, avec pas mal de mise en scène mais un peu plus traditionnels.
Au final : voilà, c'est malin, j'ai à nouveau envie de faire de l'effeuillage burlesque. Sauf que ça ne se trouve pas trop à Marseille, que quand il y a des stages c'est cher et que... je ne me sens pas trop de faire l'hélicoptère avec mes seins. Hum, je pense que cette phrase était parfaite pour conclure un article aussi sobre et délicat, vous ne croyez pas ?

Mimi Le Meaux
(un nom assez rigolo avec un accent américain)
(La phrase du titre est de Mae West, parait-il que ça représente bien l'esprit burlesque... effectivement, c'est exactement ce type d'humour.)
(Absolument rien à voir mais S., si tu passe par là : j'ai eu ta lettre et je cherche le temps pour y répondre.)














