
Vêtues de chemises en dentelle et de guirlandes de fleurs, ou tout simplement dévêtues lorsqu'Hamilton (ce sont ses propres mots) "fut enfin prêt à affronter "la" jeune fille". Dans les années 1970 toutes les adolescentes avaient ses photos en poster mais aujourd'hui, ce nabokovien aurait eu davantage de problèmes, car il aime la nymphette, le pré-pubère, le sein naissant : ses modèles ne doivent pas être nombreuses à dépasser les seize ans.
D'ailleurs, s'il est anglais, il vit actuellement en France car l'Amérique du Nord et le Royaume-Uni voient son travail d'un plus mauvais œil - les librairies qui distribuaient ses livres ont déjà été attaquées par des conservateurs. Son dernier livre, en 2007, a été refusé aux Etats-Unis et même la maison d'édition française La Martinière a limité le tirage à 8 000 exemplaires.

De la douceur, des images légères comme des rêves. Plus que le thème, qui se porte déjà à la rêverie (longs cheveux vaguement blonds sur dentelles et paysages déserts), c'est le style qui est décisif. On peut distinguer deux types (sans toutefois rompre l'ensemble, car on reste dans le même univers) : la photo en noir et blanc et la photo couleur.
La photo en noir et blanc est souvent la plus naturelle, la plus nette et la plus fraîche - quoiqu'elle subisse parfois le même traitement que la photo couleur. Celle-ci ressemble en général à un tableau tant elle est douce, floutée - et il n'y avait pas encore les logiciels de retouche, qui ramènent souvent la photographie à la peinture digitale.
Photographie, peinture ? Mais la photographie, c'est de la peinture que l'on fait avec de la lumière... L'oeil travaille plus que la main, c'est tout.





















