A première vue, je n'ai pas de sacré. Il parait que c'est une des problématiques (je ne dis pas problème pour ne pas insuffler de connotation négative) de notre société : la perte du sacré. Il y en a, pourtant ! Vous n'avez qu'à dire du mal de l'OM devant un des garçons de ma classe, vous allez voir (je ne suis pas en train de violer sauvagement la notion de sacré, notre prof nous a vraiment cité le foot).
J'en suis arrivée à la réflexion que chez moi, le sacré c'est la politique de gauche. Du coup, j'ai compris d'où venaient mes problèmes à débattre de politique. Critiquer la gauche devant moi, c'est comme dire à un croyant que Dieu n'existe pas (ou que c'est un gros bâtard). Sauf qu'un croyant est protégé par sa foi ; moi, j'ai perdu la mienne (quoique j'ai toujours une "sensibilité de gauche"). C'est très douloureux.
Le problème, c'est que je n'ai pas d'argumentation pour défendre certains aspects de la gauche. Pour certains points, je n'y crois pas moi-même. Donc il y a un conflit entre ma conscience (rationnel) et mon inconscient (irrationnel). Je déteste ça, plus exactement je ne le supporte pas (je pique des crises de nerfs quand je suis confrontée à ces situations).
Au fond, j'ai un problème avec toutes les formes de sacré parce que mon côté rationnel ne supporte pas l'intouchable, le dogmatique. Mais j'ai naturellement tendance à sacraliser pas mal de choses (le combat féministe). Conclusion : je ne suis pas d'accord avec moi-même.

Cette image n'a pas de réel rapport mais je suis tombée dessus en cherchant "sacré" (qui m'a ramené à "santa", d'accord). N'est-elle pas terrible ?















