Lady.Dylan

Journal d'une dilettante.

Lundi 2 janvier 2012 à 10:45

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Cédons à la tentation de prendre des résolutions, mais essayons de le faire intelligemment. Non aux exigences impossibles et à l'auto-flagellation... Cette année, ma liste sera saine et réalisable :

- Ne pas trop me mettre la pression. Super important, quand on a tendance à angoisser pour rien et à vouloir que tout soit parfait. Accepter l'erreur et l'imperfection.

- Travailler en cours. Continuer à le faire, vu que j'ai découvert le travail depuis le début de l'année. Essayer d'avoir de très bons résultats vu que je ne suis déjà pas dans une école très réputée. Cette résolution doit rester en harmonie avec la précédente.

- Ne pas faire de régime. Plein de filles pas grosses du tout prennent la résolution de maigrir. Je me suis trop abîmée avec ça. En 2012, je continue la Rééducation Alimentaire (méthode Zermati, je vous en parlerai un jour) et j'accepte d'avoir "trois kilos en trop" (que personne ne voit).

- Lire plus de journaux. Après tout, je suis en école de journalisme. Acheter régulièrement la presse que j'aime bien et dans laquelle je voudrais travailler (Causette, le Monde Diplomatique...). En plus évidemment de "l'information" dont je n'ai un peu rien à foutre mais que je dois connaître pour mes études (genre je dois lire La Provence).

- Etre plus ouverte (et vivable). Ne pas me braquer dès qu'on critique mes opinions politiques (et que je ne sais pas les défendre). Bouder moins, discuter plus. Remettre en question mes idées et comportements plutôt que "me remettre en question", expression culpabilisante et vide de sens.

- Développer mon style vestimentaire. Porter ce qui me plait, y compris si les gens considèrent que c'est trop farfelu ou trop habillé. J'aimerais bien porter des robes de soirée tous les jours, en fait, mais c'est compliqué en pratique.

Ce sera tout,et c'est déjà pas mal ! Tant pis si je me ronge toujours les ongles et que je rate mon permis (je vais essayer de l'avoir, hein !), on a dit de ne pas trop se mettre la pression.

Lundi 26 décembre 2011 à 19:19

 Comme tout le monde, un petit bilan de Noël. Très calme cette année, j'ai fait le réveillon avec les parents de mon fiancé – on était 4 – et le jour de Noël avec mes parents – on était 4. Bonus grand-mère de mon fiancé aujourd'hui – on était 5, record battu.

Pas de sapin chez moi, juste quelques décorations sur une plante verte (pardon, une orchidée actuellement sans fleur). Chez Sylvain j'ai exploité tous les espaces décorables puisqu'il n'y avait pas de sapin non plus (merci le chat). J'adore les décorations de Noël.

On a mangé beaucoup de foie gras et beaucoup de chapon, j'ai eu beaucoup de bijoux (surtout si on cumule avec mon anniversaire), un plateau pour petit-déjeuner au lit, une tirelire, un parfum (Now d'Azzaro) et surtout une robe Dig for Victory (une créatrice anglaise) commandée sur Etsy avec mes parents. J'en suis totalement amoureuse (ma robe de Betty Draper !) donc je voulais vous la montrer :

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Voilà, c'est déjà ma photo de profil Facebook mais j'ai tellement peu de photos de moi (et encore moins que je trouve potables) que je profite ! Vous avez ma coupe de cheveux (qui commence à dater) en bonus...

Samedi 17 décembre 2011 à 1:27

Etant enfin en vacances (les premières vacances depuis le début de l'année – qui était certes mi-octobre !), voici un petit bilan de ces derniers mois à l'école de journalisme.

J'ai eu mes partiels cette semaine (cinq matières en deux jours, quelle idée ! j'ai donc eu six heures d'examen en cadeau d'anniversaire), je pense m'en être plutôt bien sortie. Déception pour l'Histoire et panorama des médias, matière où j'étais la meilleure et que je n'ai pas si bien réussi – 2h pour une dissertation c'était court, même pour moi qui suis très laconique.

A part ça, j'ai beaucoup aimé l'Euroméditerranée (on s'attendait à une dissert, on a eu un truc en vingt lignes maxi – mon esprit de synthèse a poussé un grand rire machiavélique) où j'ai pu expliquer que la Méditerranée n'était pas prête d'être unie vu que les pays européens voulaient bien qu'ils se développent mais en gardant le contrôle (réflexion de mon cru).

La Déontologie et la Presse écrite sont passées tranquille, l'anglais de même – je crois que j'ai fini par avoir un niveau honorable (pour une française, c'est-à-dire toujours archi-nul) à force de regarder des séries en VOST.


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Oui, voilà, on dirait moi au moment de réviser mes partiels. Bon sang, on ne m'a jamais appris à "apprendre" quelque chose ! J'ai l'impression d'avoir une machine hyper-performante dans le cerveau et de ne pas en avoir le mode d'emploi.


Les autres matières étaient en contrôle continu. J'ai été assez déçue par la Culture Générale, d'une part parce que je n'ai pas de très bonnes notes (orgueil), d'autre part parce que ce prof que j'étais la seule à apprécier a fini par m'énerver pour les mêmes raisons que les autres l'ont détesté depuis le début (je ne sais pas si c'est très français ce que j'écris, il est tard) : il refuse d'expliquer et il nous prend pour des élèves de Science Po.

Ah, et il a dit a un élève de la classe qu'il avait du potentiel et qu'il fallait qu'il le voie pour lui donner des conseils. Et je suis super jalouse, voilà. Orgueil bis. Je ne supporte pas qu'on ne reconnaisse pas mon intelligence (c'est pas comme si c'était pas mon seul atout... mais c'est tellement plus valorisé d'être "débrouillard", ce que je ne suis pas).

J'ai failli faire un burn-out vers la fin du semestre tellement je me suis mis la pression. Et travailler une semaine sur une dissert pour avoir tout juste un 10, ça fait mal. Je crois qu'il faut que j'apprenne à gérer l'échec – avant cette année, ça faisait cinq ans que je m'y plongeais volontairement pour ne pas y tomber.

Vendredi 21 octobre 2011 à 22:06

 Je ne suis pas morte ! (Voyez : en journalisme on nous a appris à commencer par l'info la plus importante) (si vous me dîtes que ma survie n'est pas importante, je... je... je vous fais la gueule).

Je ne suis pas morte, donc, mais par contre j'ai (enfin) fait ma rentrée. Non que ce soit une petite mort, au contraire. Mais du coup, je suis très occupée. Et cela fait plusieurs jours que j'attends de pouvoir vous parler de mes cours. Le week-end est arrivé, et avec lui quelques heures pour souffler (pas trop, j'ai une dissertation à faire et je préférerais voir Sylvain que travailler, demain et après-demain). 

Au programme : histoire et panorama des médias, euro-méditerranée (en gros les enjeux qui tournent autour de la méditerranée), culture générale, décryptage de l'actualité / déontologie, "écrire pour être lu", anglais, "formaliser son projet professionnel", radio, technique rédactionnelle et initiation TV. Complet, efficace. Intéressant.


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On a quelques très bons profs, notamment deux qui enseignent à Science Po et qui sont merveilleusement intéressants (enfin, je suis la seule à adorer le prof de culture générale, mais c'est parce qu'il a un côté prof de philo exigeant - et il est écrivain, aussi). Dans l'ensemble les cours sont bien, même s'ils sont longs (deux heures sans pause, c'est physiologiquement impossible de rester concentré).

Je retrouve quelque chose que je n'avais plus ressenti depuis, euh... l'école primaire (comme sensation d'ensemble - ça m'était arrivé mais seulement pour certains cours) : l'exaltation scolaire, l'envie d'apprendre, l'impression d'avoir un cerveau et de m'en servir. J'ai même envie de faire mes devoirs (il faut dire, ce sont des devoirs d'écriture).

J'espère que cet enthousiasme ne retombera pas, et que je ne vais pas courir vers le burn-out. Je suis très occupée parce que j'ai le baby-sitting toutes les fins d'après-midi et le karaté deux soirs par semaine, et comme je veux réserver mes week-end (et une partie de mes mercredi) pour voir Sylvain et éventuellement des amis je suis serrée niveau devoirs. Mais ça me va.

Mardi 4 octobre 2011 à 18:15

J'avais tout préparé : carte d'identité, carnet de conduite accompagnée (avec des trajets écrits à la dernière minute parce que je ne pense jamais à le remplir), enveloppe MAX, vitamine C, bouquin pour attendre (précieux), bouteille d'eau (sauf qu'il n'y avait pas de toilettes donc je n'ai pas osé boire de tout l'après-midi), questions qu'on pouvait me poser, exercices de relaxation (quand ma mère a passé son permis, elle n'a jamais pu démarrer, le stress est de famille).

L'autre élève est passé avant moi, j'ai lu mon bouquin, c'était sans doute le passage le plus agréable de l'examen. Pug était prisonnier et se faisait torturer (un bonbon pour celui qui devine de quel livre il s'agit) (non, chéri, toi ça ne compte pas). Le candidat est revenu au bout de vingt minutes alors que ça aurait dû en prendre trente-cinq.

L'examinateur fait des papiers avec mon moniteur. J'attends qu'il ait fini pour m'installer et faire mes réglages. Dehors, des moniteurs se disputent en criant très fort parce qu'il y en a un qui a dit aux élèves de l'autre que l'examinatrice était une peau de vache, et les élèves ne veulent plus y aller. L'examinateur a fini de faire ses papiers, je fais mes réglages, on dirait que ça l'embête. Le moteur est déjà démarré, c'est moi qui aurait dû le faire.


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Je respire profondément (les gens qui criaient ont augmenté mon rythme cardiaque) et je pars. Je conduis, pas très bien. L'examinateur se plaint que, comme j'ai fait la conduite accompagnée, je devrais être à l'aise. On va sur une route que je ne connais pas. L'examinateur freine à l'entrée d'un virage où j'arrivais trop vite. Drame. Je continue à conduire en respirant profondément.

On rentre au centre, il ne me demande même pas de faire des manoeuvres. Il me pose les questions que j'ai tant révisé, je réponds. Juste. Je rejoins l'autre élève et réalise qu'on n'a pas non plus fait la portion d'autoroute. Comme j'ai fait une erreur éliminatoire, il n'a pas dû le juger utile. L'autre élève ne l'a pas réussi non plus.

On rentre à Marseille, le moniteur conduit, je suis sur la plage du passager. J'écris un sms à Sylvain. Je fais semblant de regarder le paysage pour qu'ils ne remarquent pas que je pleure. C'est tellement cliché, de cacher ses larmes.

Bref, j'ai passé raté mon permis. Quelques mois de galère en plus, des cours ou un baby-sitting qui devront sauter à nouveau. Abandonner les gens m'est désagréable, j'ai déjà été trop lâche pour toute une vie. Je pourrai peut-être me repasser pendant des vacances. Ce n'est qu'une question de temps. Mais j'ai si peur du temps qui passe...

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