Lady.Dylan

Journal d'une dilettante.

Dimanche 25 octobre 2009 à 22:45

Il y a des artistes qui font des chansons déprimantes, Vincent Delerm par exemple, c'est un peu leur spécialité (no offense pour les Delerm-fans, j'adore les chansons déprimantes). D'autres qui font des chansons drôles, comme Bénabar. Du moins, c'est ce que l'on pense souvent... Mais Bénabar a aussi fait, sans se départir de son humour, des chansons tristes.

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Celle qui m'a fait repenser à ça, c'est Triste compagne, parce que je chantais dans ma tête ce refrain tellement vrai : "ça ira mieux demain, ou du moins je l'espère parce que c'est déjà ce que je me suis dit hier".

La suivante, je crois que c'est avec celle-là que j'ai découvert Bénabar - c'est mon oncle qui me l'avait conseillé, elle ne passe pas souvent à la radio, comme les autres de cette playlist d'ailleurs. Qu'est-ce que tu voulais que je lui dise, une chanson... sur la réalité, peut-être. C'est terrible, la réalité.

Je suis de celles est triste, aussi, même si en fait la fille "finit" bien. "J'étais pas la jolie, moi j'étais sa copine", la tragédie de celles qui sont "faciles" au lieu d'être belles, mais à qui on ne pardonne pas.

Je rajoute en vrac La coquette, Monsieur René et Majorette, des petits portraits de personnages un peu pathétiques. Je les aime moins que les trois précédentes, mais je crois qu'elles méritent d'être citées au registre des chansons tristes de Bénabar.



 

(J'ai battu mon record de visiteurs hier... je m'interroge : la faute aux cheveux rouges ?)

Mercredi 9 septembre 2009 à 17:05

C'est la dernière mode - ou pas : les chanteuses qui étalent leurs doutes et clament leurs défauts. C'est humain au possible, ça nous change des images glamours, j'adore. Petit top 5 des imparfaites.

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Mademoiselle K, râleuse, chiante, colérique et... Jalouse. J'aurais aussi pu choisir Ça me vexe, ou beaucoup d'autres de ses chansons. Elle est un peu l'incarnation de la fille pas parfaite, et surtout pas douce, ça fait du bien.

Lynda Lemay, c'est un peu l'anti-héroïne, elle déteste les bébés, elle ne rêve surtout pas de mariage, elle a une chanson qui s'appelle J'ai frappé ma fille et elle est de manière générale un peu névrosée. Celle-ci, Au nom des frustrées, est un manifeste assez parlant.

Dans le genre névrosée, Mes problèmes de relations de Jeanne Cherhal n'est pas mal non plus. Je ne sais pas si c'est autobiographique, mais elle l'interprète très bien.

Plus douce mais terriblement représentative des vrais gens humains pas parfaits, Clarika et son Moi en mieux. Un peu à côté mais dans le même style, ses chansons We Are The Loosers et L'avant-dernier.

La moins imparfaite de nos imparfaites, c'est La Grande Sophie, mais elle fréquente néanmoins le Psy psy chanaliste et elle nous prévient : Je ne changerai jamais (j'aime bien la version acoustique).

Bonus track, une chanson d'Anne Sylvestre chantée par Vincent Delerm, Albin de la Simone et Jeanne Cherhal : Les gens qui doutent. Moi aussi, j'adore les gens qui doutent...



Vendredi 14 août 2009 à 23:18

Il y a des chansons qui sont à la fois tristes et entrainantes, qui serrent le cœur tout en le rendant léger. Des chansons qu'on écoute en voiture en roulant les vitres ouvertes et en se croyant dans un film, et qui font une petite pause dans le temps. Voilà ma sélection...


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Bob Dylan, évidemment. Je pensais à Song to Woody, qui est vraiment très belle, et pas très connue, et qui collait parfaitement à l'ambiance que je voulais pour cette playlist, mais ils l'ont retiré de Deezer - les enfoirés. Donc je vous ai mis Lay, Lady Lay qui est très chouette aussi, une douce ballade.

Hey There Delilah, je l'ai entendu pour la première fois en Irlande alors que je me sentais complètement seule et abandonnée, et elle m'a réchauffé le cœur. J'ai mis plusieurs mois avant de la retrouver et puis un jour elle est passée à la radio et, magie ! j'ai enfin pu la réécouter et savoir de qu'elle était de Plain White T's. (J'ai essayé de la faire au cours de chant mais elle est vraiment trop grave pour moi, c'est triste.)

Lemon Tree, de Fool's Garden. Elle me rappelle le voyage en car, le retour du congrès de l'UNL à Paris. Il était 3h du matin, on chantait et là une fille super jolie avec des dreads blondes sur laquelle j'avais un peu flashé met cette magnifique chanson sur son portable. Je n'ai pas pu la chanter, je la connaissais à peine. En arrivant chez moi, je me suis jetée sur Deezer pour l'écouter.

The Sounds of Silence, de Simon & Garfunkel. Alors là une kassdédi à Persuasion qui l'a mis sur son blog il y a quelques jours, je ne l'avais pas entendue depuis longtemps et c'est vraiment une des chansons qui me touchent, avec quelque chose de profondément triste mais une touche d'espoir tout de même.

If You Want To Sing Out, Sing Out fait partie de la BO de Harold et Maud, par Cat Stevens. Le film est absolument magnifique, si vous ne l'avez pas vu foncez. Il est un peu dans l'ambiance dont je vous parle, profond et léger, triste mais empreint de joie (c'est l'histoire d'amour entre un jeune homme un peu dépressif et une vieille dame optimiste).

She's Leaving Home, une magnifique chanson des Beatles qui n'est malheureusement pas sur Deezer (ils n'ont aucun original des Beatles, c'est honteux...) donc je vous met une drôle de version symphonique et vous pouvez écouter "la vraie" dans la playlist de mon blog (cliquez sur "Musique" en haut du menu).



Mercredi 1er juillet 2009 à 23:43

Hier au Virgin, en allant chercher des livres pour l'anniversaire de ma mère, je suis tombée par hasard sur un concert de Superbus. C'était plutôt sympathique, la chanteuse est jolie, mais avouons-le : ça n'avait pas grand-chose de plus que de les entendre à la radio. En même temps, dans un concert, ce qui est bien c'est beaucoup l'ambiance, et dans un Virgin plein de vigiles elle était assez limitée ; je n'ai pas l'impression d'avoir vu un vrai concert. Cela m'a donc amené à me rapeller des quelques "vrais" que j'avais vu dans ma courte vie.

Mon premier concert - relativement sur le tard, en seconde - c'était Yelle, avec Camille et Marina. A l'époque, on n'avait pas encore inventé la tecktonik et on ne connaissait (et encore, grâce à son myspace) de Yelle que la chanson "Je veux te voir". Camille était emballée et son enthousiasme tellement communicatif que nous l'avions pris pour un grand tube féministe (je me moque un peu mais je l'aime bien cette chanson, elle est toujours sur mon lecteur mp3 - qui par ailleurs a le même contenu depuis 3 ans). En début de soirée, la salle passait des disques et on avait même eu peur de s'être trompées et qu'il n'y ait pas de concert. Ensuite, l'ambiance était agitée et agréable, malgré quelques "à poil !" intempestifs. Yelle était vraiment à fond, même si elle avait l'air crevée - d'ailleurs elle n'était pas venue au rappel.

L'été qui a suivi ma seconde a ajouté deux gros concerts à ma petite expérience : le village où nous étions en vacances, dans les Pyrénées, organisait plein de concerts gratuits. Il y a d'abord eu Jacques Higelin, avec Pierre Lapointe en première partie. Le second était parfaitement excentrique, poétique, aussi chouette que ce que je l'avais espéré puisque j'avais vu son nom dans les Inrockuptibles, associé à Mika et à Rufus Wainwright - dommage qu'il ne soit pas plus connu (il n'y a pas de belles chansons de lui sur Deezer, alors je ne vous en met pas). Pour Higelin, je ne connaissais que très peu et je me suis immédiatement demandé "est-ce que c'est bidon ou simplement génial ?". Ensuite, j'ai penché vers la deuxième option. Il était complètement allumé et le guitariste aussi, avec des airs de Slash des Guns&Roses (Laetitia a vu le même concert quelques semaines plus tard et elle y a pensé aussi). Seul regret : nous étions dans un amphithéâtre de verdure, vers le haut, avec les vieux, et il n'y avait pas beaucoup d'ambiance.

Dans la même semaine (il fallait bien l'occuper, j'étais loin d'Ecureuil et je me rongeais de savoir si nos préambules allaient déboucher sur une relation amoureuse, mais bref : je vous raconterai ça une autre fois) nous avions vu Louis Bertignac, le guitariste de Telephone. Nous étions à la terrasse d'un café, le concert était sur une place ; à côté de nous il y avait des jeunes qui commandaient des fontaines de bière. J'étais debout sur ma chaise pendant une bonne partie de la soirée, c'était super, il s'était mis à pleuvoir vers la fin mais d'une certaine manière ça ajoutait du charme.

Ensuite, en vrac, quelques concerts gratuits : des petits groupes à la Fête de la Musique, évidemment, un petit festival à Paris l'été dernier et les gros concerts organisés par la ville de Marseille. L'année dernière j'avais notamment vu Cap Stern avec Ecureuil, un groupe breton très sympa. Il y avait quelques personnes de mon lycée, dont une fille de ma classe que je vénérais en secret. C'était très chaleureux, nous avions dansé des danses bretonnes en se tenant par le petit doigt. Et cette année la Fête Bleue dont je vous parlais il y a quelques jours, et je vais surveiller de près les concerts de cet été, parce que je les rate souvent. Enfin, je vais voir Indochine le 13 novembre prochain et ça risque d'être énorme par rapport à tout ce que j'ai fait jusque là.


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Dimanche 28 juin 2009 à 17:50

Hier c'était la Fête Bleue. J'avais beau être habillée en noir (je n'étais pas au courant qu'il fallait s'habiller en bleu pour montrer son immense fierté d'être marseillais, dans de tels moments je me sens très misanthrope et je me souviens être née en Avignon, ça m'arrange) je suis allée écouter Ecureuil jouer du violon devant la mairie et le soir nous sommes allés (en retard) au concert organisé par Planète Jeunes.

Nous sommes arrivés vers 21h30, au milieu du concert d'un groupe de reggae  dont je n'ai pas vu le nom et qui m'a fait penser à Sinsemilia. C'était sympathique musicalement, l'ambiance était sympa et les textes (quoiqu'un peu trop mâchouillés) gentiment engagés (devant la mairie UMP, toujours, ça m'a fait rire - mais même si ça pue la démagogie on ne peut pas leur reprocher cette preuve "d'ouverture"...). Non, la seule chose qui m'a dérangé - et c'est le cas de tous les groupes de ce genre - c'est le côté "petit rasta" (de la chanson de Monsieur Roux, je vous la met à la fin de ma playlist si vous ne la connaissez pas).


Petit rasta est un rebelle de canapé
Dans lequel il passe l’essentiel de ses journées

A écouter du reggae et à fumer, et à disserter sur la société

Je crois qu'ils s'en rendent comptent. Ce n'est pas de leur faute. C'est un peu inhérent au fait de chanter pour l'écologie, la solidarité et la légalisation du cannabis. Je disais ça à Ecureuil hier et il me disait "oui, c'est sûr, on ne peut pas changer le monde". Ce genre de constat (qui n'est pas de lui, d'habitude) me dégoûte tout autant. C'est en disant "on ne peut rien y faire" qu'effectivement on n'y fait rien. C'est trop facile. Même voter, c'est faire quelque chose. Je connais quelques personnes qui se moquent de la politique à partir de ce constat et ça m'énerve. Si à 18 ans on est désabusé à ce point, je nourris de grands espoirs pour la démocratie.

Enfin, laissons-là ces considérations philosophico-politiques sans fin (je critique, je critique, mais je n'ai pas encore créé l'ONG qui sauvera le monde) et parlons du deuxième groupe que nous avons vu. Là j'ai retenu le nom, il était écrit sur la batterie : c'était The Starliners. Musicalement sympathique, disons que ça vaut tous les groupes de la même veine. C'est d'ailleurs bien le problème : leur musique ressemble à tout ce qui se fait actuellement. Nos baby-rockers en tous genres pondent tous les mêmes accords, ont tous la même voix et évidemment la même dégaine. Copiée sur les groupes cultes, beaucoup et mal copiée. Calculée. Plastifiée. Ils voudraient tous faire du punk mais ils en ont oublié l'esprit.

Pour terminer sur les critiques (la soirée était néanmoins bonne, malgré tout ce que j'y ai trouvé à redire), il y a le principe même de la "culture jeune". Le présentateur était assez grotesque, avec un langage "jeune" exagéré, et quand l'adjointe au maire est montée sur la scène le saluer elle avait tellement envie d'avoir l'air proche des jeunes qu'elle était à la limite de dire "yo". A chaque fois qu'on veut s'adresser aux jeunes, on pense rap et langage sms. Sous couvert d'ouverture, il y a toujours du mépris. Une "culture jeune", déjà, c'est louche : ce serait une culture si peu valable qu'on l'abandonnerait en mûrissant. Une sous-culture, quoi. Et pitié, pitié... j'ai 17 ans et je ne parle pas sms. Je n'écoute pas de rap. Et par respect pour ceux qui en écoutent, ne considérons pas que c'est parce à cause de l'écervellement de leur âge.

 
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