Il y a quelques mois, cherchant un livre à lire, j'ai attrapé dans la bibliothèque de Sylvain le premier tome de
La Guerre de la Faille (Raymond E. Feist). On me l'avait conseillé il y a plusieurs années, mais j'étais sortie de ma période fantasy. J'y ai replongé la tête la première. Me voilà avec un article pour parler de
quatre tomes (trois à l'origine, mais le premier a été séparé en deux car il était trop long) ; je ferais bien de commencer tout de suite.
La Guerre de la Faille prend place dans les
Chroniques de Krondor, qui compte plusieurs sagas - je les lirai probablement à l'occasion, quand j'aurai envie de retrouver cet environnement. L'histoire se déroule dans un univers
médiéval-fantastique assez classique, si ce n'est qu'il existe plusieurs mondes et que deux d'entre eux (Midkemia et Kelewan) sont reliés par une faille.
Dans le premier tome,
Pug l'apprenti, on rencontre de nombreux personnages possédant chacun leur histoire et leurs intrigues ; c'est un aspect très développé (dans toute la trilogie, mais en particulier au début) et que j'ai beaucoup apprécié. L'évolution des
personnages au fil des tomes est énorme, vraiment énorme. Quand on se retourne pour regarder le chemin qu'ils ont parcouru, ça donne presque le vertige.
La trilogie est très complète : histoires d'amour, intrigues politiques, guerres, exploration d'autres mondes (et descriptions assez psychédéliques, notamment dans le dernier tome
Ténèbres sur Séthanon - c'était presque trop "délirant" à mon goût quand Pug voyage entre les univers)... Je me suis même surprise à apprécier les récits de bataille, qui ne me passionnent pas de manière générale.
Feist a un
style très agréable, sans trop de fioritures mais juste assez pour retranscrire une ambiance vivante. Certains passages sont drôles, bien que cela ne paraisse que rarement leur intention première ; sans doute est-ce dû à des personnages caustiques (oui, Arutha, je pense à toi). Enfin, il y a un bel équilibre entre les moments joyeux et les scènes de tension ou de drame.
On peut reprocher à cette trilogie d'être un peu
cliché (les héros moins que rien qui deviennent des puissants, les batailles gagnées au dernier moment, la magie qui marche "tant que tu crois en toi") mais malgré ce défaut - qui est assez gros mais probablement le seul - je mets bien un
A à La Guerre de la Faille, mention "retrouvailles avec la fantasy".