Lady.Dylan

Journal d'une dilettante.

Mercredi 27 février 2013 à 1:02

Je ne voulais pas dire "adieu"... ça parait un peu trop tragique. Il faut pourtant s'y résoudre : "au revoir" serait mensonger. Je quitte Cowblog pour voler de mes propres ailes sur mon petit hébergement perso avec mon Wordpress personnalisable à volonté. Ce n'est pas sans un petit pincement au cœur.

Je suis sur Cowblog depuis, waw... J'ai été sur Cowblog avant Cowblog en fait : à l'époque ça s'appelait "c0wb0ys". J'ai eu plusieurs blogs, plusieurs pseudos : je me souviens du "lapinlune" (j'avais 13 ans et avec mon design vieux rose les lecteurs croyaient que j'en avais 30) et de "Liz Ewilan" (mon pseudo pendant longtemps) mais il y en a peut-être eu d'autres - pendant longtemps j'ai eu du mal à garder un blog (un problème avec l'engagement, sans doute).

Cowblog était super cool parce qu'il était très personnalisable et qu'il y avait une petite communauté. Aujourd'hui comme le dit très bien JP Guedas on va surtout faire la "Team ex-Cowblog". Beaucoup sont partis à cause des bugs je crois, moi j'ai été frustrée d'être limitée dans mes extensions et alors que d'un autre côté je gérais 13ALactu sous Wordpress avec d'infinies possibilités.

Le Journal d'une dilettante grandit.
A vous, chers lecteurs (au nombre d'à peu près 30 par jour mais chers lecteurs tout de même), j'espère vous dire seulement au revoir et à bientôt.


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(Cliquez sur le chibi qui n'a rien à voir si ce n'est qu'il me représente pour accéder au nouveau blog.)

Mercredi 20 février 2013 à 1:31

Vous n'êtes pas sans savoir que ma liste à lire est longue comme un jour sans pain et que l'on me conseille en permanence de nouveaux livres. Pourtant lorsqu'on m'a conseillé Introduction aux études sur le genre, je me suis empressée de le commander... et j'ai eu raison. C'est un très bon moyen d'aborder ce domaine, clair et accessible sans être simpliste.

Pour ceux qui ne savent vraiment pas de quoi on parle : dès qu'on parle de genre on va parler de comment sont construits les sexes (homme/femme pas pénis/vagin hein) (enfin, pas principalement) et on postule (mais c'est un peu plus qu'une hypothèse en l'air) que c'est en grande partie du social. Les questions posées en quatrième de couverture sont très simples : "pourquoi offre-t-on des poupées aux filles et des voitures aux garçons ?" ; "pourquoi les femmes gagnent-elles moins que les hommes ?". Pour y répondre le manuel mobilise un peu toutes les disciplines, de la sociologie à l'histoire en passant par la science politique.

A propos de "genre" je vais vous donner la définition du livre puisqu'on rencontre souvent des problèmes terminologiques dans les discussions sur internet. On utilise souvent "genre" pour signifier une sorte de sexe social, mais selon le manuel ce sens est aujourd'hui dépassé, car ce que ce que l'on appelle "sexe" (et qu'on a tendance à opposer à "genre") serait déjà une construction sociale. Donc "sexe" suffirait (afin d'éviter les oppositions "sexe"/"genre" façon "nature"/"culture") et le "genre" serait plutôt le système qui construit deux sexes différents (et, par ailleurs, forcément inégaux). (Et évitez l'expression théorie du genre parce que ça.)


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Elise contente vient de recevoir son livre (en moins de 48h, chapeau la maison d'édition)

Ce manuel balaie plusieurs thématiques (toutes ? je n'ai pas l'expertise pour le dire) : après avoir présenté les concepts de sexe et de genre il parle de genre, sexualité et vie conjugale, puis de genre et socialisation (chez les enfants notamment), puis de genre et travail et de genre et politique avant de consacrer un chapitre aux intersections avec d'autres oppressions comme les rapports de classe et de race.

Au niveau de la forme évidemment tout est en parties et sous-parties comme la plupart des livres techniques, avec en plus des encadrés, des tableaux (le manuel est plutôt bien fourni en statistiques) et des définitions au fur et à mesure que les mots sont utilisés. Ouais, un manuel quoi. Mais si le mot "manuel" peut évoquer quelque chose d'ennuyeux, celui-ci est passionnant (bon, si on s'intéresse au sujet évidemment).

Ce livre est une merveilleuse réponse à beaucoup de questions, critiques etc. que l'on peut faire au mouvement féministe ou au concept de genre ; j'ai envie de le faire lire à tous les gens qui en parlent visiblement sans connaître. Il ne sera pas étonnant que j'essaie de le prêter à un peu tout mon entourage. Quant à moi... vous le devinez bien, avec la bibliographie de 20 pages j'ai toujours plus à faire !

Samedi 16 février 2013 à 23:52

Quand j'ai vu les affiches de Lincoln (par Spielberg) j'ai pensé que ce serait l'un de ces nombreux films que j'aurais bien envie d'aller voir mais finalement non. Puis j'ai entendu que c'était à propos de l'abolition de l'esclavage et ça m'a intéressé davantage, puis enfin on m'a proposé une sortie cinéma (en ce moment je suis plus dans les livres, vous l'aurez remarqué, donc je n'aurais sans doute pas pris l'initiative). J'ai finalement découvert que c'était beaucoup un film politique, un genre que j'apprécie.

Lincoln est donc un film à propos du célèbre président des Etats-Unis, et précisément de son combat pour faire passer le 13ème amendement qui abolit l'esclavage dans tout le pays. Le dilemme : tout cela se passe pendant la guerre de Sécession et, si elle s'arrête et que le pays est réunifié, l'amendement sera jeté aux oubliettes car les députés anti-abolitionnistes reviendront en majorité à la chambre des représentants (et puis si on a plus l'excuse "abolir l'esclavage permettra d'arrêter la guerre", les gens ne seront plus très chauds).

Le personnage de Lincoln est extrêmement mis en valeur. Les Inrocks parlent de cabotinage ascétique, moi je pense au Docteur (mais je pense tout le temps au Docteur) à cause de cet air à la fois grave et malicieux, légèrement autiste. Il raconte des histoires tout le temps, des métaphores. Il a une espèce de délire de toute puissance aussi, mais ça passe bien. On nous montre légèrement ses faiblesses mais j'ai trouvé que c'était typiquement le héros à qui on pardonne tout parce qu'il est complètement héroïque (et très bon, très sincère) (quelque part je suis d'accord pour tout pardonner aux gens sincères...) (mais on me dit que je suis un Bisounours).
 

http://www.journaldunedilettante.fr/images/Vrac/Lincoln.jpg
Encore ai-je oublié de vous parler de la dégaine du personnage, qui ajoute beaucoup à son aura.

J'ai bien accroché (adoré le personnage) et en même temps ce culte de la personne me laisse une sensation bizarre - et je n'ai pas été la seule dans mon groupe d'amis. Elle participe de cette sorte de morale "la fin justifie les moyens" parce qu'on est totalement du côté du héros (il faut dire aussi que sa cause est très juste à nos yeux modernes), donc on a (ou juste "j'ai" ?) envie qu'il réussisse toutes les actions malhonnêtes qu'il entreprend. Même le fait qu'il veuille faire passer ce 13ème amendement, ça nous parait très juste mais il me semble que c'est un peu un empiétement de l'exécutif sur le législatif (en France on est habitués cela dit...).

Pas énormément à dire sur la réalisation, c'est assez grandiose mais on commence à être habitué sur tous ces grands films en costumes, belle musique, tout ça, rien à signaler d'extraordinaire. Précisons tout de même que pour un film de deux heures et demi, on n'a pas vu le temps passer. C'est du bon divertissement, plaisant à voir, qui donne plein d'émotions et qui pose quand même quelques questions (les gens plus cyniques que moi disent "oscarisable"). On a plusieurs niveaux d'intrigue qui se mêlent (avec notamment la vie familiale de Lincoln), ce qui donne du relief au film.

Actualité oblige, avec un pote qui a suivi le débat sur le mariage pour tous on n'a pas arrêté de faire des analogies (bien sûr Lincoln, c'est Taubira). Par contre au début on a été déstabilisés car Lincoln est républicain et ce sont les démocrates qui sont racistes, on était genre "mais, depuis quand c'est les républicains les gentils ?". Il y a aussi les radicaux que j'ai beaucoup aimé, c'est un peu l'extrême gauche (sauf que c'est pas la gauche, du coup, à l'époque), un peu idéalistes, qui sont pour la vraie égalité entre noirs et blancs mais qui ne peuvent pas vraiment l'avouer parce que ça dessert leur cause (le vieux dilemme réformiste/révolutionnaire). Thaddeus Stevens, leur leader, est un personnage génial.

En tous cas ça nous a tous donné envie de se renseigner davantage sur l'histoire politique américaine (notamment : quand est-ce que ce sont les démocrates qui sont devenus anti-racistes ?). Je vous conseille tout de même cette analyse du film que je ne cautionne pas forcément mais qui est intéressante (en fait je pense qu'ils ont raison de critiquer la place des noirs, par contre pour les radicaux je pense que c'est juste une vision réaliste). Sur ce je retourne à mon roman, je n'ai pas pu finir le challenge 1000 mots vu que je suis sortie hier soir mais je compte bien le terminer maintenant !

Mardi 12 février 2013 à 21:23

http://www.journaldunedilettante.fr/images/Vrac/BobDylan-copie-1.jpg
Ceci est une image de Bob Dylan qui était associée au tag "writer". En fait ça n'a à peu près rien à voir mais,
mince, c'est une image de Bob Dylan, qu'est-ce qu'il vous faut ?


Qu'est-ce que le challenge 1000 mots ? Ah, mes amis, vous ne stalkez pas suffisamment mon blog ! Enfin, vous avez de la chance, tout est expliqué ici. Comme cette édition s'étend du 1er au 15 février, il est largement temps de faire un bilan de mi-parcours.

Je suis tout à fait à l'heure et même légèrement en avance (j'essaie de prendre de l'avance car vendredi soir je suis chez une copine et je risque de ne pas pouvoir écrire) avec environ 11 300 mots pour dix jours (je ne compte pas aujourd'hui puisque j'écris tard le soir et que je n'ai pas encore commencé). Pas de problème de ce coté-là, donc, il y a eu un soir où je n'ai pas pu écrire car j'avais trop de travail mais j'ai réussi à le rattraper. J'ai aussi rattrapé les mots que j'avais écrit pendant mon NaNoWriMo et perdus dans le crash de mon OS (et parce que j'étais trop relâchée au niveau des sauvegardes), je n'ai jamais été aussi avancée dans mon roman en terme de quantité, c'est très très cool !

Je suis plus embêtée pour ce qui est de la qualité. Disons le tout net, j'ai l'impression d'écrire de la merde. J'ai l'impression d'écrire toujours la même chose, aussi, que ça manque d'imagination autant que de vraisemblance, que mon style est complètement nul... Heureusement que j'ai le challenge pour m'obliger à continuer. En plus j'ai commencé à lire (enfin, à écouter en livre audio) La Dame aux camélias, ce qui ne peut manquer de m'enfoncer à cause de la comparaison (mon Dieu que c'est beau... Ciel que j'écris mal !).

Un bilan en demi-teintes, donc. J'essaie de rester positive en me disant qu'un premier roman est rarement bon, mais qu'il faut m'accrocher puisqu'on n'écrit pas le deuxième roman (ni le cinquantième) avant le premier !

Samedi 9 février 2013 à 23:08

En ce moment toute ma classe lit Cinquante nuance de Grey (un titre dont la traduction me donne envie de tuer des chatons) mais comme je suis snob j'ai préféré lire The Picture of Dorian Gray (le rapport c'est le Grey/Gray) (c'était un jeu de mot). Je suis doublement snob en fait parce que je le lis en anglais - et même je l'écoute en anglais.

Je vous avais déjà dit que je m'étais mise à écouter des livres audio pour ne plus perdre mon temps dans le bus (SOS psychorigide du temps perdu). Sur le site où je les téléchargeais il y avait des commentaires de non-francophones qui disaient s'en servir pour apprendre le français et que c'était très bien du coup j'ai fait la même chose pour l'anglais. J'ai choisi celui-ci parce que je l'avais déjà lu, mais assez oublié pour avoir envie de le redécouvrir.

Dorian Gray, outre le roman le plus célèbre d'Oscar Wilde, est un homme extrêmement beau et - au début du roman - possédant toute la candeur de la jeunesse. Le peintre Basil Hallward s'éprend de lui et fait son portrait ; Dorian réalise que lui va vieillir tandis que le portrait gardera toujours sa beauté et fait le souhait que ce soit l'inverse. Vous devinez la suite.

Le roman offre une réflexion assez intéressante sur l'apparence et plus généralement le sens de la vie - même si l'écouter en anglais dans le bus n'aura sans doute pas été le mieux pour en saisir toutes les subtilités. A savoir que beaucoup des fameux aphorismes de Wilde (qui me fascinaient adolescente) viennent de là ; on peut en déduire qu'ils ne reflètent pas tous le fond de sa pensée (même si Lord Henry peut paraître un avatar de Wilde, son influence délétère me laisse songeuse).

Au niveau du style je ne me souviens plus très bien ce que ça donnait en français mais en VO c'est très poétique, lyrique même, plein de comparaisons florales et de subtilités (que je n'ai sans doute pas toutes saisies, l'audio, l'anglais, le bus, tout ça, mais assez pour être plongée dans cette ambiance très délicate).

Chose curieuse, j'étais à la bibliothèque aujourd'hui pour accompagner un enfant et au rayon jeunesse j'ai retrouvé la version que j'avais lu quand j'avais, je ne sais plus, 14 ou 15 ans ? *une demi-heure plus tard* Donc voilà c'était la séquence émotion (mais pas autant que quand j'ai retrouvé le premier tome de La Quête d'Ewilan), je l'ai pris en photo avec mon portable et... je n'ai pas réussi à transférer la photo sur mon ordinateur, donc à la place voici une belle photo d'Oscar Wilde. See you soon !


http://www.journaldunedilettante.fr/images/Vrac/OscarWilde.jpg
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